Conte pour un formateur occasionnel – Scène 22

Copie d’écran du diaporama

Notre formateur préféré (!) vient d’animer un webinaire sur le thème du tutorat à distance pour « Les rendez-vous du Carif Espace Compétences« .

>> Carif : Centre de ressources régional sur l’orientation, la formation et l’emploi en Provence-Alpes-Côte d’Azur.

2017-10-04 06_57_09-Espace Compétences

http://www.espace-competences.org/

L’enregistrement est à cette adresse : https://tinyurl.com/ya5uh8va

Bon visionnement !

À suivre !

Jacques Cartier – www.jacques-cartier.frwww.espace-formation.eu

Conte pour un formateur occasionnel – Scène 21

J’avoue que je me tourne le ciboulot pour construire les situations pédagogiques qui se feront à distance. Que vont faire les personnes en ligne sur la plateforme de formation ? Il faut que je scénarise les activités qui se dérouleront en asynchrone par exemple sur un forum.

En fait, je me prends au jeu d’imaginer tout cela. C’est comme faire un puzzle qui combine présence / distance pour arriver à finaliser les apprentissages.

Il y a un côté challenge comme lors d’un triathlon ! Je ne suis pas un fortiche en natation, mais j’arrive quand même à surnager. En course à pied je ne suis pas mauvais : j’ai de l’endurance. Il m’en faudra pour amener mes apprenants au bout du chemin. Pour le vélo, ma fois je suis un peu bricoleur pour maintenir ma bicyclette en état, je ferai de même avec les outils de la plateforme mis à ma disposition. Et puis je filerai un coup de main à mes stagiaires pour les dépanner dans la manipulation de leurs ordinateurs et des outils de communication utilisés.

Source en CC0 : https://pixabay.com/fr/amis-trust-amiti%C3%A9-ensemble-1015312/

Oui, il va falloir que je communique durant ces périodes à distance. Téléphone, forum, classe virtuelle, … Je vais ainsi jouer le rôle de tuteur. J’ai travaillé la question en lisant des billets sur le blog de T@d initié par Jacques Rodet.

J’y pense, notre formateur (Jacques) a aussi travaillé la question et m’a donné un lien vers un diaporama sonorisé qu’il a réalisé : http://jacques-cartier.fr/role_tuteur/ . Il le met à disposition en licence Creative Commons.

Je n’ai pas l’impression que mon organisme de formation considère le tutorat comme une « vraie » activité de formation. Les premiers échanges me laissent à penser que ce temps de travail n’est pas vraiment pris en considération et pas spécialement rémunéré !

Il va falloir que je défende mon « bifteck » en m’appuyant par exemple sur les textes du  Décret n° 2014-935 du 20 août 2014 relatif aux formations ouvertes ou à distance : https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000029387809&categorieLien=id

À suivre !

Jacques Cartier – www.jacques-cartier.frwww.espace-formation.eu

Conte pour un formateur occasionnel – Scène 20

 

En fait, je suis un saltimbanque !

Définition du mot sur Wikipédia :

« Un saltimbanque est un artiste du spectacle de rue ( spectacle vivant). Il fait toutes sortes de tours et joue de l’étonnement pour amuser le public dans les foires. Les troupes d’artistes se produisaient de ville en ville sous l’Ancien Régime. Les prestations étaient diverses, du montreur d’ours aux dramaturges itinérants qui allaient donner à la littérature française ses lettres de noblesse. »

https://fr.wikipedia.org/wiki/Saltimbanque

J’ai le sentiment de jouer ce rôle dans mon quotidien de formateur occasionnel. Je fais des tours pour captiver mes apprenants, le pitre pour donner du piment à une situation pédagogique. Le clown, un peu, faut pas trop exagérer…

Je suis nomade et vais de ville en ville pour animer mes formations. Je fais un peu de spectacle de rue en faisant participer mon public, pour qu’il s’investisse dans sa propre formation. Je ne forme pas les gens, ce sont eux qui se forment.

Oui, je ne parle pas en alexandrins comme un comédien de la tragédie classique, mais je soigne mon langage en l’adaptant à mon public. Imaginez que je présente les contenus de la formation en alexandrins et que personne ne le remarque. Je pense à Gérard Depardieu dans le film « Cyrano de Bergerac » de Jean-Paul Rappeneau !

Je fais du spectacle vivant car je joue sur des registres d’expression artistiques comme le théâtre, les arts du cirque, les arts de la rue, les arts de la marionnette, …

Je vous donne un exemple : lorsque j’ai le sentiment que l’attention de mon groupe chute, je chante la chanson « Ainsi font, font, font » en bougeant mes mains au-dessus de ma tête comme si je tenais des marionnettes. Je vous assure que vous ramenez le public à sa tâche !

Certes, cela ne plaît pas à tout le monde. Une personne est restée une fois dans la salle pour s’adresser à moi en privé. Elle m’a dit avoir été choquée par ma prestation du « Ainsi font, font, font ». Je me suis dit alors que la liberté pédagogique du formateur est ténue. Peut-être du fait que des personnes ont une représentation très normée de son rôle : la personne qui sait, qui va m’enseigner.

J’ai envie d’assumer ce rôle d’artiste que le formateur peut endosser. Ne pas se prendre trop au sérieux tout en étant très vigilant pour que les apprentissages se fassent. Un peu « fou du roi », mais pas si fou car le fou du roi est souvent son conseiller.

Et la danse ? Je vous sens tendus tout d’un coup. Le voilà qui va danser au milieu de la salle de formation. Bon d’accord, peut-être pas jusque-là. Quoique, j’ai le sentiment parfois quand je présente une notion avec un diaporama de faire des pas de deux avec une cavalière imaginaire pour capter l’attention de mon auditoire. Notre formateur (Jacques) nous a dit qu’il se baladait dans l’amphithéâtre de son université avec un micro-cravate. Je le vois bien faire des sauts de cabri dans les allées de la salle devant ses étudiants un peu surpris !

C’est vrai qu’il est un peu cabotin le Jacques ! Ça me plaît bien !

À suivre !

Jacques Cartier – www.jacques-cartier.frwww.espace-formation.eu