Classe virtuelle, présence distance

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Une formation au Certificat Informatique et Internet niveau 2 Enseignant / Formateur que j’anime a commencé hier. Vous me direz qu’il n’y pas de quoi publier un message sur ce blogue !

Si, car la modalité était particulière : 9 personnes dans une salle avec moi et 3 personnes à distance à Paris, Amiens et Troyes.

Nous étions ainsi connectés en classe virtuelle de 9 h à 17 h avec les pauses café bien entendu et la pause de midi.
Nous avons utilisé la classe virtuelle VIA (www.classilio.com) qui a parfaitement fonctionné.

Cette modalité hybride offre des opportunités intéressantes. J’en cite quelques-unes :

– l’organisme de formation peut monter un dispositif incluant des personnes qui ne sont pas de sa sphère géographique. (territoire national, à l’étranger)

– des personnes lointaines peuvent participer en direct aux moments de regroupements sans avoir à financer des déplacements et hébergements coûteux.

Pour le formateur, c’est un « exercice de style » assez particulier car il faut veiller à une sorte d’osmose entre les personnes présentes et celles en ligne. Utilisation des webcams, des prises de parole, …

Le point de vigilance, c’est la qualité de la connexion. Il faut, en amont, s’assurer que le lieu ou l’on se trouve dispose d’un débit suffisant et de qualité.

Si ce genre de formation en ligne vous intéresse, je mets en place des formations sur ma classe virtuelle : espaceformation.classilio.com/jacques_cartier

Bien à Vous,

Jacques Cartier – www.jacques-cartier.fr icon_multimedia

Evolution du concept de formation à distance

Image en Creative Commons sur flickr.com
En Creative Commons sur flickr.com – Cliquer sur l’image

http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/2.0/deed.fr

A l’origine il s’agissait d’utiliser la formation à distance pour travailler avec des publics distants géographiquement des lieux de formation. Aujourd’hui on s’aperçoit que cette façon de voir les choses a évolué et que la formation a distance est aussi utilisée en présence. Les apprenants, par exemple, sont réunis chaque semaine dans un lieu donné et une partie des travaux et des échanges réalisés le sont via des outils du distant.

On ne cherche ainsi pas à pallier le souci de l’absence physique mais plutôt d’améliorer la qualité de la formation au-travers de plus d’échanges et de souplesse. Une formation présentielle devient ainsi hybride.

Je travaille ainsi avec des élèves de collège que je vois une fois par semaine en présence. Ils disposent d’une plate-forme collaborative (www.technoenligne.fr) sur laquelle ils bénificient chacune et chacun d’un espace personnel pour publier leurs travaux et échanger avec moi dans un premier temps.

En fonction des travaux réalisés (travail personnel, travail de groupe) l’accès à l’espace d’un élève peut être ouvert à d’autres qui participent à une production commune. Les échanges (forum, dépôt de documents) sont ainsi facilités. Un espace ouvert sur Internet permet de présenter les travaux réalisés sur la toile. Et rien n’empêche d’ouvrir l’espace à une classe distante dans le cadre d’un échange international …

« Il s’agit avant tout en introduisant ces différentes formes de flexibilité d’optimaliser la distance transactionnelle (1)  en manipulant la distance physique afin de tirer parti des outils cognitifs mis en oeuvre pour assurer la mise à distance de certains aspects de la formation. Ainsi, selon cette conception, on peut très bien introduire des activités à distance dans un cours qui réunit physiquement les étudiants chaque semaine pour élargir et diversifier les possibilités d’échanges entre les apprenants ainsi qu’avec le tuteur. »(2) – Page 205 

(1) Sur la notion de distance transactionnelle, voir l’article d’Annie Jézégou sur les archives ouvertes Edutice : http://edutice.archives-ouvertes.fr/docs/00/19/31/47/PDF/Jezegou_AREF_07.pdf

(2) Depover, C, Karsenti, T, Komis, V, (2009), Enseigner avec les technologies, Québec : Presses de l’Université du Québec.

Réflexion de rentrée

Photo Jacques Cartier
Photo Jacques Cartier

Les vacances sont un moment de voyage. On traverse la France dans la journée ou en deux jours si l’on préfère prendre son temps par des chemins vagabonds. Alors on passe par un grand nombre de villages, bourgs et villes.

En faisant un périple aller retour vers la Bretagne, j’ai été interrogé par le nombre de bâtiments liés à l’enseignement. Le nombre d’écoles, de collèges, de lycées, d’institutions éducatives publiques et privées est impressionnant. Un réseau dense de bâtiments couvre tout le territoire.

Cet investissement public et privé est considérable, nécessaire, utile dans un pays attaché à la formation initiale et continue. Mais, à l’heure des réseaux, cette forme d’enseignement en présence pourrait facilement s’adjoindre un enseignement à distance qui viendrait compléter, enrichir, parfois remplacer la présence.

Ce changement de paradigme est techniquement possible avec l’implantation du haut débit qui se généralise. Ce qui manque à l’appel, c’est plutôt le fait de mener une réflexion élargie sur la façon de gérer le distant au quotidien, de changer son fusil d’épaule, de trouver les fils conducteurs qui permettraient le changement.

« … les solutions classiques, concentrées, de l’ère de l’accumulation – très grandes bibliothèques, construction de campus… – atteignent désormais des prix inaccessibles aux communautés démocratiques et ne se perpétuent que dans des environnements ou richissimes ou pharaoniques, alors que les solutions de la distribution n’atteignent jamais le dixième de ces coûts. Nous avons donc les moyens, techniques et financiers, de subvenir aux besoins de formation prioritaires. »

Michel Serres
Cet article ouvre le hors-série du Monde de l’Education, « Apprendre à Distance », sorti en septembre 1998, sous la direction de Michel Serres et Michel Authier.