Technologie, technologies, technologies !

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Il m’est arrivé lors d’animations de formations de rencontrer des formateurs qui boudaient le fait d’utiliser la plateforme de formation de leur organisme de formation. Certains, rares, refusaient même toute utilisation et préféraient manipuler leurs outils.

Il me semble qu’il est bien vain de ne pas jouer le jeu. L’organisme a fait un choix à un moment donné. Cela n’empêche pas de le remettre en cause, mais on ne passe pas d’une plateforme à une autre en cliquant des doigts.

Et puis, la plupart des outils se ressemblent, qu’ils soient asynchrones ou synchrones. Ils font tous à peu près les mêmes choses. Nous avons bien sûr les uns les autres des préférences, mais cela reste à la marge.

Dans mon cas, mes débuts avec Moodle étaient hésitants, dubitatifs. C’est en utilisant réellement la plateforme que j’ai fini par l’apprécier.

En fait, l’élément fondamental reste le projet pédagogique que vous menez. Il n’y a pas d’outil parfait.

Jacques Cartier
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Liberté, j’écris ton nom !

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Le formateur, l’enseignant sont des professionnels très jaloux de leur liberté pédagogique. Ils sont comparés parfois à des professions libérales alors qu’ils n’en ont ni le statut ni le salaire.

Dans l’activité professionnelle touchant au numérique, cette liberté peut être écornée par le fait de l’utilisation d’outils imposés par l’organisme de formation. (plateforme par exemple)

Quand je suis arrivé en 2010 dans mon université, on m’a fourni une adresse de courriel en univ-fcomte.fr et on m’a indiqué que les cours se situaient sur une plateforme Moodle à cette adresse : www.moodle.univ-fcomte.fr. Il est aisé de comprendre qu’une institution, un organisme de formation se dotent d’espaces en ligne sur lesquels les intervenants sont tenus d’exercer leurs activités d’enseignement et de formation.

Le formateur et l’enseignant peuvent néanmoins cultiver une identité numérique indépendante. ils vont peut-être changer d’employeur, muter d’un poste à un autre, se mettre à leur compte, …

Aussi, pour quelques euros par mois, est-il aisé de se doter de son propre espace numérique de travail en s’offrant les services d’un prestataire en ligne. Pour la somme de deux euros mensuels, je dispose d’un nom de domaine, d’une plateforme Moodle et d’un blogue WordPress :

Ces deux espaces sont mes outils du quotidien, comme un cahier Clairefontaine 48 pages à reliure piquée, 2 rabats,  couverture polypro, dimension 17*22 !

Devant la montée de la modalité hybride de la formation, cette identité numérique construite et personnelle semble être l’apanage privilégié du formateur et de l’enseignant lambdas.

Jacques Cartier

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Rem : espace-formation.eu cible sur un Moodle 1.9, espace-formation.biz sur un Moodle 2.8.

Frilosité, quand tu nous tiens !

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Estavayer le lac (canton de Fribourg – Suisse) par grand froid
Par Seb65 (Travail personnel) [CC BY-SA 3.0], via Wikimedia Commons

Mes missions m’amènent à rencontrer des organismes de formations divers et variés, des formatrices et formateurs de différents horizons.
Bien souvent, je perçois une frilosité à entrer dans une dynamique de formation à distance. Certes, l’idée est évoquée, étudiée, discutée. Mais le passage à l’acte est retardé, comme si on ne savait pas très bien par quel bout prendre le problème.

J’ai l’impression que les personnes focalisent beaucoup sur l’outil plateforme en se disant qu’elles ne seront pas capable de le gérer. L’organisme dispose fréquemment de la plateforme Moodle qui semble être une usine à gaz pour les futurs utilisateurs.

Je leur montre alors l’outil « étiquette » de cette plateforme qui permet de faire plein de choses dans un contexte de bureautique. En intégrant par exemple un lien vers un site, une vidéo, une image, …

Et je dédramatise aussi en indiquant que les savoirs du formateur pour un contenu présentiel se retrouvent en ligne : objectifs, pré-requis, évaluation, …

Ainsi, lors d’une formation, je pense qu’il faut rapidement mettre les personnes dans le bain, en leur donnant dans un cours Moodle par exemple le statut d’enseignant qui autorise la création et publication de contenus.

Et très vite, tout le monde se sent à l’aise, la glace est brisée, la frilosité fait place à un début d’engagement.

Jacques Cartier
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Petit roman d’un formateur occasionnel. (Fiction – Page 26)

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Le formateur est appelé à opérer dans un contexte de modalité hybride, distance / présence. Il se trouve ainsi affublé d’une identité numérique (d’identités numériques ?) du fait qu’il doit communiquer avec ses apprenants en utilisant de nombreux outils.

Si on prend le courriel par exemple. C’est un outil du quotidien qui est entré dans la vie de tout le monde. Le formateur doit-il utiliser une adresse spécifique fournie par son organisme de formation, une adresse créée par lui-même dédiée à la formation, son adresse personnelle ? Il a un choix à faire qui définit déjà sa capacité à gérer ses identités numériques.

L’adresse privée n’est pas à conseiller, car les messages liés à la formation vont envahir la sphère personnelle. Le choix d’avoir une adresse institutionnelle (fournie par l’organisme de tutelle) semble la meilleure solution. Attention, néanmoins, à l’utiliser dans le respect de la charte d’utilisation. Les messages personnels sont à éviter même si leur utilisation est autorisée sous réserve d’écrire « Message personnel » dans l’objet du message. Il vaut mieux préférer son webmail à soi pour inviter des copains à une virée moto samedi prochain ! Notre formateur doit ainsi gérer des adresses de courriel différentes ayant chacune un objectif particulier dans un contexte spécifique.

Si le formateur souhaite utiliser un blogue avec ses apprenants, quel prestataire choisir, quels rôles donner aux apprenants sur le blogue ? Ils peuvent être contributeurs par exemple (terme propre au logiciel WordPress). Cela signifie qu’ils écrivent des articles qui sont validés in fine par le formateur pour apparaitre en ligne pour tous les internautes. Le formateur vérifie la teneur des propos et l’usage légal des ressources proposées (textes, images, sons, vidéos, …). Responsable de la création du blogue, il est un journaliste à part entière responsable des contenus et des commentaires.

Le réseau social est un vecteur de communication privilégié. Le formateur doit-il être présent sur Facebook par exemple ? Là encore, avec quelle « casquette », privée ou professionnelle ? Les apprenants doivent-ils visualiser les écrits, les photos, lire les contributions des amis du formateur, … ?

Utilise-t-il un compte Facebook dédié à la formation sur lequel il invite ses apprenants à venir réaliser des activités liées à la formation ? Comment gérer ce compte, le sécuriser pour en limiter l’accès à la communauté d’apprentissage concernée ?

Sur une plateforme de formation, l’environnement est plus bordé. Les personnes ne peuvent entrer dans l’espace que par un identifiant et un mot de passe. Il n’empêche que notre formateur y joue un rôle de communicant. Ses propos se doivent d’être mesurés dans les forums par exemple. Si un message s’adresse à une personne particulière, il privilégiera le courriel. Et puis, il a un rôle de modération des messages des apprenants…

On voit, à travers ces quelques exemples, que le formateur gère plusieurs identités numériques, mais aussi, en quelque sorte, celles de ses apprenants, surtout si ceux-ci n’ont pas encore une idée bien stable de cette problématique.

Jack, formateur occasionnel.

À suivre …

Lien vers les pages du petit roman : http://jacques-cartier.fr/roman/

© 2015 J. CARTIER

Petit roman d’un formateur occasionnel. (Fiction – Page 15)

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Lorsque l’on travaille dans une institution éducative, un organisme de formation, il est incontournable d’utiliser les outils numériques fournis par l’employeur et, notamment, la plateforme de formation.

J’observe des comportements surprenants de la part de formateurs ou d’enseignants qui rechignent à utiliser la plateforme mise à leur disposition. Parfois, la raison mise en avant repose simplement sur une impression : « Je n’aime pas cette plateforme ! ». Il n’y a pas d’argumentation précise sur le pourquoi, c’est comme ça !

Lors d’une formation que j’animais, un groupe de personnes animatrices Tice a presque refusé catégoriquement de travailler sur la plateforme dédiée à la formation suivie (plateforme institutionnelle nationale). J’ai réussi néanmoins à convaincre ce petit groupe de justesse de bien vouloir quand même jouer le jeu ! C’était un peu quitte ou double.

Quelques années auparavant dans un autre contexte, des personnes rechignaient à utiliser un espace collaboratif car il était programmé par une entreprise américaine…

J’ai eu parfois, soyons juste, ce type de réaction. Mais peu à peu, j’ai essayé de comprendre cette mauvaise grâce. Je me suis aperçu qu’il faut pratiquer une plateforme, c’est-à-dire qu’il faut bâtir une formation et la mener en réel. Souvent, l’outil révèle pas à pas ses qualités. Au détour des séances pédagogiques préparées et animées, on découvre des fonctionnalités intéressantes que l’on ne peut pas imaginer à la première connexion.

J’ai vécu cette expérience avec Moodle. Au départ, je trouvais le logiciel peu convivial, compliqué, avec des menus partout, … Et puis, en l’utilisant avec des centaines d’étudiants dans mon université, j’en ai perçu petit à petit toutes ses qualités. Certes, il a fallu tester, se renseigner à droite à gauche, fréquenter les forums, regarder des vidéos sur les procédures possibles. Bref, c’est un peu le passage obligé pour toute utilisation d’un outil informatique.

Je me suis créé un cours intitulé « Bac à sable » dans lequel je me livre à des tas de tests. C’est un peu le laboratoire de Géo Trouvetout, truffé d’outils, de fioles, de tubes à essai ! Je préfère tester à cet endroit que dans un vrai cours sur lequel travaillent des centaines d’étudiants.

Il est ainsi aisé, avec l’expérience, de passer d’une plateforme à une autre. La logique d’utilisation de l’outil vous apparaît très vite, d’autant plus vite que vos aprioris et petits blocages psychologiques vous ont quitté pour de bon.

Et puis, il y a l’utilisation d’un logiciel auteur qui me permet d’implanter mes cours sur toute plateforme qui autorise l’utilisation du Scorm (1). J’ai pu faire le test pratique avec Moodle, Dokeos, Claroline. Je suis venu avec mes fichiers dans les universités de Blida, Constantine, Oran, Annaba, Mostaganem. J’ai déposé mes cours en quelques instants sur les plateformes de ces universités. La prochaine page sera consacrée à l’utilisation d’un logiciel auteur.

Jack, formateur occasionnel.

À suivre …

(1) Sharable Content Object Reference Model (SCORM) est une spécification de codage permettant de créer des objets pédagogiques structurés. Visant à répondre à des exigences d’accessibilité, d’adaptabilité, de durabilité, d’interopérabilité et de réutilisabilité, les normes du modèle informatique SCORM cherchent à faciliter les échanges entre plates-formes de formation en ligne en maîtrisant l’agrégation de contenu, l’environnement d’exécution et la navigation Internet.

Source Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Sharable_Content_Object_Reference_Model

Lien vers les pages du petit roman : http://jacques-cartier.fr/roman/

© 2015 J. CARTIER

Petit roman d’un formateur occasionnel. (Fiction – Page 10)

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Technoenligne.fr, suite ! – www.technoenligne.fr

L’activité pédagogique sur le site collaboratif (voir page 9) a connu des heures difficiles au niveau technique.

J’ai été confronté à un parc informatique très déséquilibré : des machines récentes, fiables, rapides et d’autres (la moitié) obsolètes. Avec encore 512 Mo de mémoire vive pour les puristes !

Les adolescents ne sont pas des modèles de patience et si le fichier ne se dépose pas assez vite sur la plateforme, ils fustigent rapidement la terre entière. Surtout si leur ordinateur plante au moment de la gestion du fichier.

Et puis, il y avait un souci de débit. Celui-ci touchait souvent le niveau zéro octet à certains moments de la journée.

Heureusement, avec l’aide d’un service d’assistance du rectorat, les choses se sont améliorées pas à pas.

A un moment donné, quinze jours après le lancement de mon espace collaboratif, j’ai songé à suspendre ou annuler ce projet. Je craignais que les soucis machines et qualité du débit ne mettent en péril mon initiative pédagogique et qu’elle soit complètement contre–productive. J’ai eu chaud !

Si l’on utilise au quotidien le numérique dans l’action pédagogique, il est ainsi impératif que les conditions techniques et matérielles soient au rendez-vous. D’où la nécessité pour le formateur, l’enseignant, de bien faire un état des lieux technique pour se lancer dans de bonnes conditions.

L’informatique pédagogique dans un établissement (de la maternelle à l’université) est le fruit d’une organisation complexe qui concerne de nombreux acteurs. Si la politique des équipements et de la connexion est bien menée, c’est un bon point pour la réussite des initiatives pédagogiques des enseignants.

On pourrait faire un parallèle avec le tableau à craie : si le tableau est propre, si les craies de différentes couleurs sont à disposition dans une boîte, s’il y a une éponge dans un seau, l’enseignant pourra écrire au tableau de façon lisible.

Quand je suis arrivé comme enseignant dans mon université (2010), j’ai trouvé des salles très bien équipées, un espace numérique de travail performant, un débit inespéré, un service d’assistance au top !

Jack, formateur occasionnel.

A suivre …

Lien vers les pages du petit roman : http://jacques-cartier.fr/roman/

© 2015 J. CARTIER

Utiliser la Toile comme plateforme de formation ?

Les plateformes institutionnelles ne répondent pas toujours aux besoins d’une formation. Nombreux sont les enseignants et étudiants qui « migrent » vers des outils de la toile comme Google +.

Consultant indépendant, j’utilise de plus en plus ces outils qui me donnent une grande liberté d’action.

En ce moment, je prépare une formation avec ces outils. J’ai crée des comptes spécifiques dont je donnerai les identifiants et mots de passe aux apprenants le jour de la formation en présence. Pour que les travaux restent internes à mon groupe d’apprenants, j’ai créé une communauté privée.

Bien entendu, avant de lancer quinze personnes sur ce type d’outil, il est essentiel de faire de nombreux tests !

J’utilise alors deux ordinateurs, le second me permettant de visualiser ce que l’apprenant voit de mes actions, notamment lors de l’activité hangout.

J’ai enregistré un hangout qui montre la façon dont je teste tout cela :

Le nombre d’heures de travail est assez conséquent pour se mettre en main ce genre d’interface. On pourrait même dire de « plateforme ».

Jacques Cartier
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Plateforme, je t’aime un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout !

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Paternité Certains droits réservés par zigazou76

Lors des animations de formations, les réactions des personnes qui sont « animatrices tice » dans leur département quant à l’utilisation de Moodle par exemple sont parfois très surprenantes.

Une sorte de « refus » d’utilisation se fait jour à partir d’arguments ergonomiques. Procédures de mise à disposition d’un fichier qui semble antédiluvienne, insertion d’un lien hypertexte peu automatique, manipulations qui semblent complexes.

Je m’efforce de mettre en garde ces utilisateurs quant à leur première impression après quelques dizaines de minutes d’utilisation.

Comme tout logiciel, une période plus ou moins longue est nécessaire pour se mettre en main les outils utiles.

Mais ce serait réducteur de s’arrêter simplement à ces quelques procédures. Il me semble essentiel de se « coltiner » avec une vraie formation car c’est seulement à cette occasion que l’on va découvrir les réelles possibilités de la plateforme. On va se surprendre à inventer des solutions, des ergonomies, des chemins de traverses insoupçonnés ?

Les arguments des personnes sont néanmoins très recevables car l’ergonomie d’une plateforme est perfectible. Elle peut avoir un train (ou plusieurs) de retard quant aux possibilités des outils de l’Internet d’aujourd’hui. Elle peut ainsi donner l’impression de vétusté.

Un peu de patience, de la pratique sont ainsi nécessaires pour se faire une réelle idée.

Et puis, souvent, vous êtes tenu d’utiliser l’interface que votre organisme de tutelle ou votre entreprise vous impose… Il faut faire avec !

Jacques Cartier
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Liberté pédagogique en ligne

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De nombreuses institutions de formation et d’éducation utilisent la plateforme Moodle pour la mise en ligne de leurs activités en contexte hybride.

Il est très confortable de se doter personnellement d’une plateforme de ce type pour déposer ses cours. Les avantages sont nombreux, nous pouvons en citer quelques-uns :

– accès à la plateforme comme administrateur : ce type d’accès n’est pas possible sur une plateforme institutionnelle, on le comprend aisément ;

– création de cours à volonté, tests multiples sans risquer un souci qui concernerait la communauté Moodle de votre établissement par exemple ;

– autonomie si les activités que l’on mène se font dans différents contextes, dans différentes organisations.

Le fait de posséder un nom de domaine et un espace chez un hébergeur autorise l’installation de la plateforme Moodle.

Lien vers cette plateforme : http://www.jacques-cartier.fr/plateforme/moodle.

Vous trouverez des cours en accès anonyme en Creative Commons Paternité, Pas d’utilisation commerciale, Partage à l’identique.

D’autres cours sont accessibles par une clé car ils servent à des formations.

Jacques Cartier
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