Numérique, numérique, est-ce que j’ai une gueule de numérique !

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PaternitéPartage selon les Conditions Initiales Certains droits réservés par luc legay

Être formateur aujourd’hui, est-ce possible sans être un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout numérique ?

Un peu ? Les formateurs sont numériques sans le savoir. Ils utilisent pratiquement tous le diaporama pour présenter des idées à l’écran.

« Vous nous faites un PowerPoint ! », « Vous nous le laissez comme trace de votre intervention. »

Le diaporama est un logiciel qui fait appel à des habilités de manipulation de fichiers (textes, images, sons, vidéos), une aisance d’utilisation du vidéoprojecteur.

Beaucoup ? Certainement oui, car la tendance est très marquée à l’utilisation de modalités hybrides, incluant présence et distance, asynchrone et synchrone. L’employabilité du formateur est de plus en plus soumise à ses capacités à jouer sur les deux tableaux présence / distance.

Passionnément ? C’est toujours un peu risqué car le numérique risque de prendre le dessus sur les habilités du formateur : sa capacité à communiquer, à animer les groupes, à accompagner. Mais le mythe de la technologie éducative remplaçant l’intervenant a toujours des adeptes.

A la folie ? On court le risque de ne pas être employé pour animer une formation dans ce cas !

Pas du tout ? Cela semble un peu décalé par rapport à l’évolution des solutions offertes par le numérique dans les tâches quotidiennes. Ne serait-ce que stocker les fichiers utilisés lors d’animations de formations. Ils peuvent être mis en ligne et directement utilisables par les apprenants. Souplesse vers le zéro papier…

*

Ne faut-il pas parler d’une « identité numérique » du formateur, de sa capacité à utiliser le numérique à bon escient ?

On pourrait faire une sorte de portrait du formateur numérique en allant du plus simple au plus complexe :

  • Habilité à utiliser la messagerie électronique dans le respect de la nétiquette. Messages bien écrits, réponses faites sous 48 h au maximum, empathie permanente dans l’accompagnement des apprentissages, respect des personnes apprenantes, … ;
  • Production de documents numériques soignés dans le respect du droit d’auteur (traitement de texte, diaporama, carte conceptuelle, …) mis à disposition des apprenants ;
  • Utilisation d’une plateforme de formation sur laquelle les contenus sont déposés par une équipe de production. Le formateur les utilise en apportant son savoir-faire ;
  • Utilisation d’une plateforme de formation sur laquelle le formateur crée les contenus et les activités à partir des outils fournis par la plateforme. Il devient à ce moment-là un producteur de contenus ;
  • Utilisation d’un logiciel auteur : le formateur est équipé de ce type de logiciel pour produire les contenus de A à Z, incluant du texte, des images, du son, de la vidéo.

L’identité numérique du formateur s’enrichit au cours du temps. Elle peut aussi se traduire dans l’achat d’un nom de domaine (prénom-nom.fr par exemple), la création d’un site, l’utilisation d’une plateforme personnelle hébergée chez un prestataire de services, de réseaux sociaux professionnels, …

Passer le gué vers le numérique

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https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:TREC-gu%C3%A9_ABP.JPG

Dans ma pratique quotidienne de consultant spécialisé dans l’utilisation du numérique en formations initiale et continue, j’observe que parfois, des organismes de formation voudraient que leur pôle de formateurs passe du tout présentiel à l’hybride (présence / distance) comme ça d’un « simple clic ».

C’est aller vite en besogne et ne pas prendre le temps de la réflexion sur les spécificités de l’introduction du numérique dans la pratique des formateurs. Je perçois un changement important à opérer dans la professionnalité des acteurs.

On pourrait établir trois catégories de changements :

  1. Les aspects techniques

L’hybridité induit l’utilisation d’outils de communication. Par exemple la classe virtuelle qui prend de plus en plus de place dans les dispositifs du fait de son ubiquité. Mais préparer / animer une classe virtuelle est un exercice de style qui ne tolère pas l’approximation. Créer la classe, préparer les contenus, inviter les participants, animer les échanges, …

Et puis les aléas techniques qui peuvent polluer la qualité de la rencontre. Le formateur doit avoir un peu de « bouteille » pour bien mener les choses.

2. Les aspects pédagogiques

Ce n’est pas l’outil qui fait les contenus et qui remplace le rôle pédagogique du formateur. Celui-ci doit se questionner sur la façon dont la classe virtuelle s’inscrit dans le curriculum de formation. Elle vient après un présentiel, après un travail sur un forum à thème. Elle prépare le futur présentiel, les activités individuelles et/ou collaboratives que les participants vont vivre, …

Le formateur doit ainsi inventer de nouvelles façons de travailler car il n’a pas les apprenants « sous la main » en salle 245 de 9 h à 17 h. Le formateur devient un « formateur chercheur » qui ré-invente des pans entiers de sa pédagogie.

En ce qui me concerne, le numérique a transformé mon métier d’enseignant. J’étais certainement dans un contexte de routines (1) bien établies en salle de cours. Sur ma plateforme, il m’a fallu écrire les objectifs de la formation, les consignes de travail à réaliser, imaginer les activités à distance, …

3. L’identité numérique

Le formateur numérique travaille en ligne, parfois entièrement à distance. Il se construit une identité numérique spécifique. Par exemple, il s’achète un nom de domaine qui qualifie son statut sur le Toile, il fait attention à ne pas mélanger en ligne vie privée et vie professionnelle, il se préoccupe de l’utilisation légale des ressources qu’il met à la disposition de ses apprenants.

Ce dernier point est très sensible car la plupart des personnes que je rencontre dans mes stages ne se préoccupent pas (du tout) de la légalité des contenus glanés ça et là sur Internet. Ce n’est pas une critique bas de gamme que je fais là. Je crois que les personnes pensent que le Toile est un lieu commun partagé en toute liberté. Combien de formateurs scannent des pages d’ouvrages, intègrent des images trouvées sur des sites, publient des morceaux choisis sans citer la source, …

J’essaie de les sensibiliser sur ce sujet en leur mettant à disposition un parcours de formation que j’ai écrit sur l’utilisation des licences Creative Commons : http://jacques-cartier.fr/utiliser_ressources_legalite/parcours/

Bien à Vous,

Jacques Cartier – www.jacques-cartier.frwww.espace-formation.euwww.espace-formation.biz

  1. Le mot routine n’est pas péjoratif, je l’emploie au sens de procédures bien rodées que l’on répète au quotidien.

Enquêtes de terrain

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Actuellement, j’anime une formation qui prépare des enseignants et des formateurs à l’obtention du C2i2e (1).

Chaque participant réalise une enquête de terrain à propos de son environnement numérique de travail professionnel.

Je trouve ces enquêtes très intéressantes, car elles montrent bien que le numérique n’intègre pas aussi facilement les pratiques pédagogiques. Les soucis matériels y sont pour quelque chose, mais aussi les usages qui parfois peinent à s’installer. La politique de l’établissement dans lequel la personne officie est porteuse ou non. Si la volonté est là de développer le numérique, alors tout est possible. Sinon, un certain marasme s’installe.

Si leur institution n’offre que peu de services numériques, les collègues n’hésitent pas à utiliser la toile pour pouvoir travailler et les outils de leurs étudiants (smartphone) durant les cours. Ils inventent ainsi des façons d’utiliser le numérique qui font évoluer leur pratique.

Jacques Cartier – www.jacques-cartier.frwww.espace-formation.eu

(1) Certificat Informatique et Internet de l’Enseignement supérieur niveau 2 Enseignant (et formateur).

Les impacts du numérique en formation

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Les impacts du numérique en formation

Les pratiques des organismes de formation et le développement des formations multimodales

MARDI 29 novembre 2016 – Canopé de Reims

Mon intervention est intitulée : « En tant qu’organisme de formation, comment saisir l’opportunité du numérique ?« 

Le programme : http://foad.cr-champagne-ardenne.fr/uploads/PDF/20161129_programme_journee_foad.pdf

En tant que formateur, comment saisir l’opportunité du numérique ?

 Je vous propose un parcours de formation / réflexion sur le thème de l’opportunité pour le formateur lambda de se saisir de l’utilisation du numérique dans sa pratique au quotidien.
Le formateur aujourd’hui, peut-il se passer du numérique ? L’organisme qui l’emploie fait souvent le forcing pour « l’inviter » à entrer dans cette pratique. Parfois en le caressant dans le sens du poil, parfois en le mettant au pied du mur.
Mais est-ce aussi simple ? J’ai écrit ce parcours de formation réflexion pour mener une réflexion sur les tenants et aboutissants du cheminement nécessaire à ce qui est certainement une transformation profonde des pratiques.

Petit roman d’un formateur occasionnel. (Fiction – Page 37)

Récemment, il m’a été demandé de produire un parcours de formation concernant l’utilisation avancée du logiciel de traitement de texte Word intitulé « Word Perfectionnement ».

Pour réaliser une tâche de ce type, se pose au producteur du parcours la question de sélectionner ce qu’il est important de connaitre pour un utilisateur qui doit devenir expert de cette application. Il est tellement aisé de se perdre dans toutes les possibilités multiples et variées proposées par ce programme !

En fait, je suis confronté à un vieux problème pédagogique qui n’est pas lié seulement à l’utilisation du numérique ! Que faut-il apprendre et pourquoi ?

Les connaissances ont tellement évolué ces dernières années avec l’arrivée de la Toile que le travail, peut-être essentiel de l’enseignant et du formateur, résiderait dans le choix des apprentissages pertinents. Mais la notion de pertinence n’est pas la même pour tout le monde : certains pensent qu’il faut connaitre les numéros de départements français sur le bout du doigt, d’autres se gaussent de ce savoir qualifié de désuet. Certains pensent qu’il faut continuer à écrire à la main, d’autres estiment que l’écriture se fait au clavier…

Dans le domaine du numérique, divers référentiels en France sont nés dès les années 2000 comme le B2i élève par exemple. Ce référentiel a été retouché en 2011, actualisé en fonction de l’évolution des technologies mais aussi (et surtout ?) du fait d’une tendance à s’attacher plus à l’utilisation citoyenne du numérique. Les compétences numériques font maintenant partie de la compétence 4 du socle commun de compétences à l’école primaire.

· Voir : http://cache.media.eduscol.education.fr/file/Certification_B2i/82/6/Referentiel_B2i_ecole_decembre_2011_202826.pdf

Ce travail d’élagage des savoirs n’est pas toujours aisé pour le formateur et l’enseignant. C’est pourquoi je pense que les référentiels de compétences sont un bon outil qui permet à la communauté éducative au sens large du terme (de la maternelle à l’université et tout au long de la vie) de s’entendre sur l’essentiel et de na pas s’opposer dans des querelles sans fin sur l’opportunité ou la non-opportunité de tel ou tel apprentissage.

Mais le numérique, malgré les référentiels présents (B2i école, collège, lycée – B2i adultes, C2i niveau 1, C2i2e, …), suscite toujours des débats. Faut-il apprendre le numérique, par le numérique, à quelle dose, quels prérequis, quel niveau en sortie du cursus, … ?

Les débats sont souvent encore un peu tendus. Mais, quelque part, n’est-ce pas le lot inévitable de l’apprentissage des savoirs. Ils ne seront jamais réellement stabilisés et seront toujours sources de controverses.

Peut-il en être autrement ?

Je vais bientôt me rendre dans un collège pour rencontrer des collègues qui gèrent le B2i dans leur établissement. Je suis curieux de savoir comment ils s’y prennent pour valider les compétences de leurs élèves de la sixième à la troisième.

Où en sont les élèves dans leur utilisation personnelle du numérique, que leur apporte le B2i ? Et pour les collègues, quid de leurs méthodes pédagogiques pour valider les compétences ? Est-ce que le numérique influe leur pratique pédagogique au quotidien ?

Une belle rencontre en perspective !

Jack, formateur occasionnel.

À suivre …

Lien vers les pages du petit roman : http://jacques-cartier.fr/roman/

© 2015 J. CARTIER

Petit roman d’un formateur occasionnel. (Fiction – Page 27)

boy-110762_1920Image en domaine public

J’aime bien fureter sur la Toile à la recherche de rapports concernant les usages du numérique en pédagogie. J’apprends plein de choses sur ce qui se passe ici ou là, dans mon pays et à l’étranger. Une personne, une équipe a mené une enquête, une recherche à partir d’un éventail large d’utilisateurs et rédige ensuite un document très souvent fructueux.

Ce matin, par un lien posté sur Tweeter, j’ai eu accès à un rapport de l’Inspection Générale intitulé « L’utilisation pédagogique des dotations en numérique (équipements et ressources) dans les écoles » publié en juillet 2015 (rapport 2015-070) et téléchargeable à cette adresse :

Lien : http://www.education.gouv.fr/cid95549/rapport-sur-l-utilisation-pedagogique-des-dotations-en-numerique-equipements-et-ressources-dans-les-ecoles-igen.html

En page 5, on est tout de suite dans le bain à la lecture de ce paragraphe :

« Un premier constat s’impose : celui de la faible utilisation des outils numériques dans le quotidien des classes en 2015. La première cause de cette situation est évidemment d’ordre matériel. Dans beaucoup d’écoles, les équipements sont insuffisants et souvent vétustes. Elles disposent, en moyenne, d’un ordinateur récent pour 17 élèves en élémentaire et d’un pour 55 élèves en maternelle. De plus, la répartition de ces équipements est très hétérogène. »

C’est un peu une douche froide qui laisse pantois sur les possibilités que les enseignants du 1er degré ont d’inclure le numérique dans leurs pratiques au quotidien. D’autant plus que le rapport évoque le fait que les enseignants sont très utilisateurs du numérique dans leurs usages personnels pour les préparations de cours, la tenue de leur journal de classe, les évaluations des élèves, l’utilisation du vidéo projecteur, la recherche de ressources sur Internet, …

« Si la présence du numérique est faible dans la classe, les professeurs des écoles sont des utilisateurs du numérique dans leur pratique professionnelle hors de la classe : ils cherchent leur documentation sur Internet, ils organisent, planifient et préparent leur enseignement sur leur ordinateur. Ils gèrent et évaluent leurs élèves en ayant recours à des outils numériques. »

Si la pratique personnelle est aussi développée, il est raisonnable de penser que le pas à franchir pour une plus grande utilisation en classe est accessible. Oui, mais avec aussi peu d’ordinateurs ?

On pourrait rester bloqué sur ces premiers éléments et noircir le tableau. Heureusement, le rapport cite de nombreux exemples d’activités réalisées en classe faisant appel à une utilisation judicieuse du numérique.

Les personnes qui ont rédigé le rapport font six préconisations :

« – faire du numérique une réelle priorité pédagogique ;

garantir sur tout le territoire un équipement de base dans toutes les écoles ;

renforcer le pilotage à tous les niveaux ;

mobiliser les moyens de formation en conciliant l’exigence d’une impulsion forte et la nécessité de réponses différenciées ;

offrir à chaque école un espace numérique de travail répondant aux besoins des maîtres et des élèves ;

donner accès à un ensemble de ressources ouvert et coopératif. »

Je commente le point qui concerne la formation continue : elle se fait, depuis 2013, en partie à distance au-travers du dispositif national M@gistère (https://magistere.education.fr/). Le fait que la formation soit hybride devrait aider les collègues à intensifier l’utilisation du numérique dans leurs classes. Ce point est très lié aussi au fait d’avoir accès à des ressources en ligne de qualité.

Jack, formateur occasionnel.

À suivre …

Lien vers les pages du petit roman : http://jacques-cartier.fr/roman/

© 2015 J. CARTIER

Petit roman d’un formateur occasionnel. (Fiction – Page 25)

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Paternité Certains droits réservés par www.audio-luci-store.it

« En tant que formateur, comment saisir l’opportunité du numérique ? »

C’est le thème que l’on me demande de traiter pour un organisme de formation à Montpellier. (Début octobre 2015).

Je me pose la question de la façon d’évoquer ce vaste sujet en une heure et demie sans laisser les personnes présentes sur leur faim à l’issue de mon intervention. Il me semble ainsi pertinent de leur mettre à disposition un parcours de formation qu’elles pourront réutiliser à leur rythme après cette journée de formation, si les contenus leur semblent pertinents.

Lors du présentiel, je fais une introduction aux notions qui semblent incontournables, je m’appuie sur le parcours que je mets à disposition.

Le public est composé de formateurs occasionnels. Des personnes qui, en fait, interviennent quelques heures ou dizaines d’heures par an comme formatrices. Ce n’est pas leur métier, ce n’est pas non plus leur tasse de thé. Elles sont un peu électrons libres, employées de façon épisodique par l’organisme de formation.

L’organisme, lui, se tourne de plus en plus vers l’utilisation de l’hybride dans ses actions de formations. Il souhaite que les occasionnels introduisent pas à pas du distant dans leurs pratiques. Tout le monde semble un peu gêné aux entournures pour se lancer dans cette nouvelle aventure. Comment former les occasionnels, que leur demander, quel pourcentage de formation mettre à distance ? Les formateurs, eux, se demandent ce que l’on va exiger d’eux, quid des compétences numériques à posséder ? Certains évoquent le fait qu’ils ne sont pas spécialement utilisateurs des technologies.

Il leur est dit qu’il faut changer leur pratique, que le frontal n’est plus de mise, qu’il faut partir des besoins des personnes, qu’il faut leur mettre à disposition en ligne des ressources, …

C’est beaucoup de choses pour un seul homme, comme ça, à chaud. C’est un peu déstabilisant pour le formateur lambda qui n’avait pas eu de journée de formation depuis longtemps ! Le changement proposé est double, car il concerne à la fois la pédagogie et l’utilisation du numérique.

Mais le projet est intéressant pour tout le monde, me semble-t-il. Pour l’organisme de formation qui repense la formation de ses formateurs en faisant évoluer les pratiques vers l’hybride, pour les formateurs qui ont à re-questionner leurs pratiques pour les faire évoluer en introduisant du numérique et de la distance.

Lien vers le parcours mis à disposition : http://www.jacques-cartier.fr/intervention_montpellier/

Ce parcours, comme souvent pour mes productions, est écrit à l’aide du logiciel auteur Exelearning et exporté en site web.

Il est régi par la licence Creative Commons: Licence d’attribution en partage identique et non commercial 4.0.

Jack, formateur occasionnel.

À suivre …

Lien vers les pages du petit roman : http://jacques-cartier.fr/roman/

© 2015 J. CARTIER

Petit roman d’un formateur occasionnel. (Fiction – Page 17)

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Paternité Certains droits réservés par Sjoerd Lammers street photography

Plusieurs fois par an, à grands renforts de publications super médiatisées, on réinterroge l’utilisation du numérique dans l’enseignement et dans l’apprentissage. Et on met en cause son utilisation en affirmant, statistiques à l’appui, qu’il n’est pas très pertinent pour les apprentissages.

Certes, interroger le numérique est essentiel, mais comme il faudrait à intervalles réguliers questionner la craie blanche ou de couleur, le tableau noir ou vert, le feutre à tableau blanc.

Comme si ces outils anciens en âge étaient reconnus une bonne fois pour toute, donc plus questionnables.

Je me souviens d’une formation en ligne regroupant 400 personnes (1600 personnes sur 4 ans) que nous avions mise en place un collègue et moi pour un organisme de formation continue. Nous étions souvent interrogés par notre hiérarchie de façon assez rude sur la façon dont se déroulait le dispositif. À un tel point que, un peu irrité, j’ai demandé à nos « enquêteurs » s’ils interrogeaient de la même façon la formation en présentiel que cet organisme utilisait majoritairement comme modalité.

Que se passait-il dans les salles de formation ? Quid des activités proposées ? Quel devenir des fiches d’évaluation remplies à chaud à la fin de la formation ?

Un matin, la personne responsable de notre organisme m’a demandé de lui imprimer le listing des 400 stagiaires (noms, prénoms, adresses de courriel), comme si nous avions triché sur la réalité de cette formation pratiquement entièrement réalisée et tutorée en ligne.

Ce n’est pas le numérique seulement qu’il faut interroger, c’est l’ensemble d’un dispositif, c’est l’acte d’enseigner et d’apprendre. Le numérique est un outil faisant partie intégrante de la problématique. Il est un peu vain de toujours vouloir justifier son utilisation…

Ou alors, s’il faut le faire (encore), eh bien vous pouvez remplir ce questionnaire anonyme et en consulter les réponses :

· Questionnaire : http://tinyurl.com/nl8mp2k

· Réponses : http://tinyurl.com/ojsfpaw

Les usages sont là, omniprésents. Ils sont vivaces aussi en pédagogie, mais c’est quand même un peu compliqué à mettre en place, alors laissons le temps au temps.

Le numérique a investi la sphère citoyenne et rapidement la sphère de l’école (de la maternelle à l’université) comme aucune technologie ne l’avait fait auparavant.

Jack, formateur occasionnel.

À suivre …

Lien vers les pages du petit roman : http://jacques-cartier.fr/roman/

© 2015 J. CARTIER

Utiliser le numérique à l’école, navigation hauturière !

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Paternité Certains droits réservés par Domaine de Drogant

Je lis ici et là en ce moment des commentaires sur la pertinence ou non d’utiliser le numérique à l’école (école au sens large de la maternelle à l’université).

L’image jointe montre un voilier qui remonte au près (près du vent).

Il faut au barreur de « Ivre de liberté » (image sur flickr : https://www.flickr.com/photos/domainededrogant/14085599897/sizes/z/ ) immatriculé à Concarneau (CC : ne pas confondre avec Creative Commons !) beaucoup de savoir faire pour mener ainsi son voilier.

Il en va de même avec le numérique à l’école. Du temps, de la patience, des milles à parcourir, des grains à essuyer, des risques !

Laissons le temps aux formateurs, aux enseignants, de trouver les routes « maritimes » à suivre pour inclure le numérique dans leurs pratiques au quotidien !

Il y a plusieurs types de gréements, mon voilier (Pen Guen : http://www.jacques-cartier.fr/skellig/pen_guen.JPG) est un gréement sloop houari, mes voiles sont de couleurs tan. Peut-être avez-vous un gréement de cotre, de cat-boat ou de tartane ! Cela ne vous empêche pas de naviguer !

Jacques Cartier

www.jacques-cartier.frwww.espace-formation.eu

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