Liberté, j’écris ton nom !

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Image en CC0 sur Pixabay

Le formateur, l’enseignant sont des professionnels très jaloux de leur liberté pédagogique. Ils sont comparés parfois à des professions libérales alors qu’ils n’en ont ni le statut ni le salaire.

Dans l’activité professionnelle touchant au numérique, cette liberté peut être écornée par le fait de l’utilisation d’outils imposés par l’organisme de formation. (plateforme par exemple)

Quand je suis arrivé en 2010 dans mon université, on m’a fourni une adresse de courriel en univ-fcomte.fr et on m’a indiqué que les cours se situaient sur une plateforme Moodle à cette adresse : www.moodle.univ-fcomte.fr. Il est aisé de comprendre qu’une institution, un organisme de formation se dotent d’espaces en ligne sur lesquels les intervenants sont tenus d’exercer leurs activités d’enseignement et de formation.

Le formateur et l’enseignant peuvent néanmoins cultiver une identité numérique indépendante. ils vont peut-être changer d’employeur, muter d’un poste à un autre, se mettre à leur compte, …

Aussi, pour quelques euros par mois, est-il aisé de se doter de son propre espace numérique de travail en s’offrant les services d’un prestataire en ligne. Pour la somme de deux euros mensuels, je dispose d’un nom de domaine, d’une plateforme Moodle et d’un blogue WordPress :

Ces deux espaces sont mes outils du quotidien, comme un cahier Clairefontaine 48 pages à reliure piquée, 2 rabats,  couverture polypro, dimension 17*22 !

Devant la montée de la modalité hybride de la formation, cette identité numérique construite et personnelle semble être l’apanage privilégié du formateur et de l’enseignant lambdas.

Jacques Cartier

www.jacques-cartier.frwww.espace-formation.euwww.espace-formation.bizwww.espace-formation.org

Rem : espace-formation.eu cible sur un Moodle 1.9, espace-formation.biz sur un Moodle 2.8.

Petit roman d’un formateur occasionnel. (Fiction – Page 4)

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Paternité Certains droits réservés par india7network

L’expérience avec les collègues au niveau national (voir page 3) me pousse à utiliser un espace en ligne. Mais mon organisme actuel n’en possède pas. J’ai regardé les espaces gratuits en ligne, il y en a pléthore. Je ne sais pas pourquoi mais je ne suis pas convaincu par cette solution : chez qui, quelle sécurité, hébergement à l’étranger avec peu ou pas de recours en cas de souci, … Et puis, gratuité, faut-il que je m’attende à être relancé en permanence pour passer à un outil payant ? Bref, je doute…

Après ces réflexions qui m’ont pris une bonne semaine, j’ai opté pour l’achat d’un nom de domaine chez un prestataire de l’Internet. Mon nom est jacques-cartier.fr. Mon site est à cette adresse : www.jacques-cartier.fr . Ça fait chic !

À ce nom de domaine qui me coûte royalement environ 1 euro par mois, j’ai adjoint des services : un site, un blogue et un espace disque pour stocker mes fichiers.

Pour environ 7 euros par mois, je suis chez moi, propriétaire de mon espace Internet. Je me sens tout ébaubi par cette nouvelle identité !

Quelle souplesse de pouvoir déposer mes fichiers en ligne. J’utilise un logiciel gratuit de FPT (File Transfer Protocol) qui me permet de glisser mes fichiers comme sur mon disque dur ou une clé usb. Je crée les dossiers dont j’ai besoin, j’y glisse les fichiers ad hoc.

Lors d’une formation, j’indique l’adresse à laquelle les apprenants peuvent télécharger les ressources utiles. Pour vous donner un exemple, voici le lien vers les articles de mon petit roman : http://www.jacques-cartier.fr/roman/ .

En ce qui concerne le blogue, là aussi je me sens indépendant. Avant, j’étais hébergé chez un prestataire gratuit. Je me suis aperçu que je cohabitais avec des billets très XXXL si vous voyez ce que je veux dire (je ne parle pas de taille de vêtement). Et puis, chaque article était truffé de publicités. Je vous donne l’adresse de mon blogue, si ça vous dit : www.jacques-cartier.fr/blogue .

Je me sens libre pour travailler sereinement de tout endroit connecté à Internet. Je ne sais pas s’il faut que j’en parle au responsable de l’organisme qui m’emploie. Des fois qu’il m’oppose un véto ! D’un autre côté, je ne suis pas un freelance, donc j’ai des comptes à rendre à mon employeur. Bon, je prends le risque, au moins pour un certain temps, d’utiliser mon nom de domaine…

Jack, formateur occasionnel.

A suivre …

© 2015 J. CARTIER

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Par Jacques Cartier – www.jacques-cartier.fr www.espace-formation.eu

Identité sur la toile

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Image en Creative Commons sur Flickr : http://www.flickr.com/photos/fredcavazza/276533601/

En formation à distance les apprenants prennent conscience de leur identité numérique. Ils se connectent sur des plates-formes avec des identifiants, ils créent parfois un blogue pour gérer leur journal de bord, … On  pourrait profiter de ces moments pour inciter les personnes à « aller jusqu’au bout » de leur empreinte sur la toile en les invitant à se munir d’un nom de domaine personnel.

Les avantages sont nombreux :

  • Je m’appelle par exemple luc-martin.fr : je suis ainsi reconnu sur le réseau par ce nom ;
  • Mon prestataire peut me fournir des services : un site, un blogue par exemple. Je suis vraiment propriétaire de mes informations, des données que je peux sauvegarder ;
  • Je suis indépendant de toute publicité qui pollue les pages des blogues gratuits par exemple.

Tout ceci pour quelques euros par moi …

Gérer son identité sur Internet devient, selon moi, de plus en plus important. Les personnes sur Facebook sont-elles conscientes des informations qu’elles rendent visibles ? Sont-elles au courant de ce que l’hébergeur fait des ces données ? Que deviennent ces données si l’on souhaite supprimer  son compte ? Et quid de la publicité qui envahit les pages de « son » facebook ?