Conte pour un formateur occasionnel – Scène 11

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Source : https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Fichier:BloomsCognitiveDomainFR.svg

Suite à notre classe virtuelle, je m’interroge sur la modalité de formation à distance.

Dans notre groupe en présence, des personnes viennent de villes éloignées. Elles voyagent, prennent une chambre d’hôtel, doivent prendre leurs repas dans des restaurants. Tout cela prend du temps et coûte une somme non négligeable.

Et si une partie de la formation se faisait à distance ? En fonction des contenus, on pourrait imaginer par exemple cinquante pour cent en présence et autant à distance. Il y a des contenus qui doivent bien se prêter à la distance : des documents à lire par exemple, des « savoirs savants » à acquérir. Mais pourquoi pas aussi, des activités collaboratives avec production de documents à présenter lors du prochain présentiel.

Je commence à percevoir que l’on peut « jouer » sur cette modalité hybride et inventer un curriculum de formation spécifique. Pour le formateur, cela doit être un challenge intéressant d’imaginer un tel montage pédagogique.

Peut-être que pour un formateur aguerri à la présence, le distant est un moment particulier de questionnement sur sa pratique. Ça doit lui donner un nouveau souffle, un regain d’intérêt pour son métier. Comme pour tout métier, la routine peut s’installer.

J’ai eu récemment à présenter mon entreprise devant un public de jeunes impétrants. On m’avait fourni un diaporama un peu lourd et compliqué. J’ai présenté les diapos imposées et ai eu le sentiment que le groupe s’endormait. Et si j’avais eu l’occasion de faire parvenir à ces personnes un diaporama (ou autre support) en amont par courriel avec un petit questionnement, une demande de synthèse simple à réaliser. Le public ne serait pas arrivé le matin de la formation blanc comme neige sans rien savoir de ce que nous allions traiter. Voilà un apport du distant qui me semble très accessible à mettre en place.

Je me rends compte qu’il est important que j’améliore mes connaissances en pédagogie. Je suis tombé en fouinant sur la toile sur cette vidéo publiée par Sophie Turpaud sur le thème des méthodes pédagogiques : https://www.youtube.com/watch?v=TVR83yX01_w . (Voir son blogue : http://sophieturpaud.com/)

Je ne peux pas rester sur mes intuitions. J’ai besoin d’affiner ce qu’est un objectif pédagogique par exemple. Sophie évoque la taxonomie de Bloom. Au départ j’ai trouvé cela un peu pompeux. Mais, plus j’ai avancé dans le visionnement de la vidéo et plus je me suis dit que je ne pourrais pas faire l’économie de ces apprentissages théoriques. En plus Sophie explique cela très clairement.

La partie de la vidéo concernant les méthodes pédagogiques m’a super intéressé. Sophie évoque :

– La méthode affirmative ou expositive

– La méthode interrogative

– La méthode démonstrative

– La méthode active

Je commence à intégrer l’idée que mon rôle de formateur occasionnel va bousculer un peu ma vie. Et si je reprenais des études ? …

À suivre !

Jacques Cartier – www.jacques-cartier.frwww.espace-formation.eu

Conte pour un formateur occasionnel – Scène 10

Via eCollaboration - Salle privée de Jacques Cartier
Source : copie d’écran par Jacques Cartier

Avant le prochain regroupement en présence, la formation se continue à distance. C’est une modalité que je vais découvrir. Nous avons une consigne de travail à réaliser durant cette période. Notre production individuelle sera déposée sur le plateforme une semaine avant le regroupement en salle. Durant cette période distante, notre formateur est à notre disposition pour nous accompagner par téléphone et/ou en classe virtuelle à cette adresse : http://espaceformation.classilio.com/jacques_cartier .

Nous avons fait un test de cet outil en salle. Ça a l’air assez facile à utiliser. Un peu comme Skype. Il me tarde de voir comment le formateur s’y prend pour animer une réunion en ligne !

Mon employeur me donne deux heures par semaine sur mon temps de travail pour participer à cette tâche. J’apprécie ce geste car, si faire de la formation à distance c’est prendre en totalité sur son temps libre, ça va rechigner dans les rangs.

J’ai quand même perçu que certains collègues pensent dur comme fer que la formation ça se fait en présence. Ces outils en ligne vont tuer la communication…

Je ne partage pas cet avis aussi tranché. Je suis en attente de voir comment tout cela va s’organiser. J’ai un apriori favorable. Suis-je addict au numérique sans le savoir ?

Avec les autres participants, on se téléphone, on se fait un Skype pour s’épauler. On ne le dit pas à notre formateur ! J’ai l’impression qu’il n’est pas dupe et que ces relations font partie de ses objectifs cachés. Il ne dit pas tout le bougre !

Je bosse au boulot et à la maison. C’est sympa de se mettre sur ma terrasse en Wi-Fi et de chercher des documents sur la Toile. Je collationne un ensemble de textes, de liens pour préparer ma synthèse que je déposerai en fin de semaine sur la plateforme.

J’ai envoyé un courriel à Jacques pour éclaircir un point particulier de la consigne. Il a été très réactif et super clair dans sa réponse. Je me dis qu’il faut qu’il soit super dispo pour assurer un tel suivi. Est-il rétribué pour faire ce job ?

Notre formateur prévoit une réunion en ligne pour que nous affinions nos productions avant dépôt. Il nous a fait parvenir un sondage en ligne pour que nous donnions nos disponibilités.

Quinze minutes avant l’heure, je me connecte pour vérifier que tout fonctionne. Un menu à cliquer lance une analyse de votre réseau et de votre matériel micro et webcam. Tout fonctionne !

Me voilà dans la classe virtuelle. Jérémie, Lucie et Jacques sont déjà là. Nous nous saluons en affichant nos webcams. Les autres arrivent cahin-caha et nous commençons pile à l’heure.

Nous évoquons les travaux en cours et Jacques nous donne des conseils sur la méthode, sur les aspects techniques pour le dépôt. Il encourage celles et ceux qui peinent un peu avec des mots positifs. Je me dis que le formateur en ligne doit faire preuve de diplomatie, de psychologie, … Ce n’est pas trop mon fort au quotidien. Il va falloir que je prenne sur moi.

La classe virtuelle se termine. Tout a bien fonctionné au niveau technique à part le micro de Lucien qui avait tendance à faire des crachouillis. Jacques nous indique qu’elle est enregistrée. Nous pourrons la réécouter à souhait ainsi que les personnes absentes car indisponibles.

Mes gamins m’ont entendu bosser en ligne. Ils semblent se dire que leur papa prend du galon !

À suivre !

Jacques Cartier – www.jacques-cartier.frwww.espace-formation.eu

Conte pour un formateur occasionnel – Scène 9

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Source : http://freeforcommercialuse.net/portfolio/blank-paper-notebook-desk/

Je vois bien que notre formateur est branché par le numérique. Il a un ordinateur portable sur le bureau, un smartphone qui lui sert de connexion à Internet. Tous ses contenus sont sur sa machine et en ligne.

Mais il ne semble pas être un inconditionnel. Vous voyez ce que je veux dire, la personne qui pense qu’il n’y a pas de salut sans le numérique dans l’acte d’enseigner et d’apprendre. Comme si l’ordi était un outil magique qui diffuse le savoir dans votre cerveau. La théorie des vases communicants !

Certes le Jacques (notre formateur) est très présent sur la Toile. Mais vu le boulot qu’il fait, je ne vois pas comment il pourrait en être autrement.

Lors d’une pose, je l’ai interrogé sur sa présence sur le réseau professionnel LinkedIn. (Il a 5200 contacts !). Il m’a simplement répondu que c’est un lieu privilégié de contacts professionnels et une façon efficace de trouver des missions pédagogiques à assurer. N’oublions pas qu’il est consultant et vis de ses prestations.

Un collègue l’a questionné sur « la classe inversée ». J’ai bien aimé sa réponse tout en nuance. Commodité de ressources mises en ligne, travail en amont des participants, retravailler les choses en présence, …

Mais Jacques relativise. C’est une technique pédagogique, à utiliser en fonction des apprenants, du type de formation. Elle ne date pas d’aujourd’hui alors qu’en ce moment on fait passer la classe inversée pour une révolution pédagogique.

J’ai appris que notre formateur avait été instituteur à vingt ans dans une classe à tous les cours. Il a été membre d’un mouvement pédagogique « L’école moderne » qui militait en faveur de la pédagogie Freinet.

C’est peut-être pour cela qu’il n’est pas sectaire et utilise des méthodes pédagogiques diversifiées sans médire de la pédagogie traditionnelle que certains caricaturent. Il nous dit que la méthode expositive garde toute sa pertinence. C’est le formateur qui choisit ce qui, selon lui, marchera le mieux à l’instant T.

Quand même, tout cette panoplie numérique qu’il utilise me séduit. Il a tout sous la main pour lui et ses apprenants. Il peut se dissocier des contenus car tout est en place et s’attacher ainsi à l’animation de la formation. Et puis, cette souplesse de modifications d’une ressource : changement de lien, modification apportée à une carte conceptuelle, à un parcours publié en ligne, …

J’ai remarqué que, lorsque notre formateur a fourni un ordinateur portable à chaque personne du groupe, personne n’a semblé perturbé. Comme si cet outil était un appendice ordinaire du travail du quotidien. D’ailleurs, des stagiaires avaient déposé une tablette devant eux dès le début de la formation. C’est un outil professionnel sur lequel sont stockées toutes les documentations techniques concernant leur métier. Avant, ils traînaient un petit chariot avec les documentations papier !

À suivre !

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Conte pour un formateur occasionnel – Scène 8

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Source en CC0 : https://pixabay.com/fr/pr%C3%A9sentation-entra%C3%AEneur-tuteur-407291/

Notre formateur suit une trame qui lui est imposée par l’organisme qui l’emploie. On lui demande notamment d’évoquer les situations délicates que l’on est susceptible, en tant que formateur, de rencontrer un jour ou l’autre.

Certains d’entre nous sont déjà des formateurs occasionnels, certains permanents. Ils évoquent chacun à leur tour quelques moments difficiles qu’ils ont traversés.

–  La présence d’une personne envahissante qui monopolise la parole en racontant un peu sa vie ;

–  Le stagiaire qui conteste tout, remet continuellement son entreprise en cause ;

– La personne qui manipule son smartphone ostensiblement et à intervalles réguliers ;

– Le groupe difficile à dynamiser : longs silences malgré les relances du formateur, peu d’entrain pour réaliser les activités ;

– Les pauses qui s’allongent, les personnes qui arrivent en retard après la pause, …

–  …

Nous réfléchissons ensemble pour trouver des parades à ces difficultés. Notre formateur nous propose de visualiser une vidéo qui met en scène un jeune enseignant débutant et sa classe de troisième : http://www.dailymotion.com/video/x142q9d .

La vidéo déclenche un débat intéressant dans la salle. Que se passe-t-il dans cette salle de cours, pourquoi ce chahut qui dure ? Et six mois plus tard, quels sont les changements intervenus ?

Mes collègues avancent des raisons, proposent des solutions. Chacun prend conscience que beaucoup de choses se jouent dès la préparation de la séquence pédagogique : l’organisation de la salle, la disposition des tables et chaises, le soin apporté au contenu et à la façon de le pédagogiser.

Les participants font preuve de beaucoup de bons sens. Les échanges sont nombreux. On perçoit des représentations différentes quant à l’acte d’enseigner et d’apprendre. Notre formateur pilote le débat, distribue la prise de parole, reformule si besoin, …

Il introduit comme cela pas à pas des notions théoriques. Par exemple les différentes méthodes pédagogiques. Ces apports passent bien car nous sommes toutes et tous dans le vif du sujet.

Remarque : bravo à ce jeune enseignant qui a accepté d’être filmé dans sa salle. Un groupe de professeurs l’accompagnait et lui prodiguait des conseils lors de la visualisation des vidéos. Il n’empêche, il faut oser se prêter au jeu !

Si on vous sollicitait pour être filmé dans votre salle, vous seriez d’accord ?

Le métier est un peu solitaire. Il serait intéressant de travailler parfois en doublette avec une collègue ou un collègue de confiance pour avoir un retour constructif de sa propre action.

À suivre !

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Conte pour un formateur occasionnel – Scène 7

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Source en CC Paternité, partage à l’identique : https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Magic_Lantern.jpg

J’ai travaillé à la maison sur le parcours mis à disposition par notre formateur concernant le droit d’utilisation de ressources : http://jacques-cartier.fr/utiliser_ressources_legalite/parcours/

Je suis étonné de voir que le moteur de recherche Google permet la recherche de documents en licences CC (Creative Commons). Lien du parcours de Jacques qui explique cela : http://jacques-cartier.fr/utiliser_ressources_legalite/parcours/des_cc_sur_google.html

C’est drôlement pratique pour obtenir rapidement des résultats filtrés par types de licences.

Et puis, il existe un moteur de recherches initié par l’association Creative Commons : https://search.creativecommons.org/?lang=fr

Testez ces deux solutions, vous serez surpris de la simplicité de la démarche.

Cette thématique m’a piqué au vif. J’ai eu envie d’aller plus loin et j’ai trouvé un document traitant du droit d’auteur mis à disposition des enseignants et des formateurs : http://www.sup-numerique.gouv.fr/cid117483/guide-du-droit-d-auteur.html

La première lecture pourra vous sembler un peu ardue. A la seconde, vous serez déjà plus à l’aise pour intégrer les notions principales concernant, le droit moral, le droit patrimonial, … Vous prendrez connaissance de « l’exception pédagogique » qui facilite un peu le travail.

Je me sens plus à l’aise maintenant pour mieux utiliser les ressources que je trouve en ligne. Je cite systématiquement ma source, indique le type de licence d’utilisation, … Un vrai pro !

Et puis, je me dis que moi aussi je me mets à produire des documents. Quid de la licence à appliquer à ceux-ci ? En Copyright, en licence Creative Commons et laquelle ?

J’aime la photographie numérique et ai envie de publier mes photos sur flickr.com. J’ai vu que notre formateur publie les siennes sur ce site www.flickr.com/photos/jacques_cartier/ sous licence Creative Commons.

Aujourd’hui, je me sens moins « tarte » dans l’utilisation de la Toile. Une formation, une rencontre d’un formateur « branché », des échanges avec des collègues futurs formateurs et hop !

À suivre !

Jacques Cartier – www.jacques-cartier.frwww.espace-formation.eu