Conte pour un formateur occasionnel – Scène 4

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Source : image en CC0 sur https://pixabay.com/fr/ordinateur-toile-cahier-l-internet-502249/

Notre formateur évoque le zéro papier. L’organisme qui l’emploie souhaite que toutes les ressources de la formation soient sous forme numérisée. Pas très compliqué, car la ressource officielle est un diaporama !

Oui mais notre « coach » a ajouté des éléments à ce diaporama. Des consignes de travail, des liens vers un texte à étudier, une vidéo à consulter, … Il dispose personnellement d’une plateforme de formation. Il nous a créé un compte à chacun avec un identifiant et un mot de passe. Il nous laisse cet accès courir pendant six mois après notre présentiel. Chacun pourra consulter les contenus depuis son domicile ou de tout poste relié à Internet.

Le groupe demande des explications, car personne ne semble très féru dans l’utilisation de la « toile ». Et lui de nous expliquer qu’il est hébergé par un prestataire de service qui, moyennant deux euros par mois (TTC !) lui donne un accès permanent à une plateforme de formation et à un blogue. Je vous donne les adresses si cela vous intéresse :

–  www.espace-formation.eu pour la plateforme ;

–  www.espace-formation.org pour le blogue.

Rem : un nom de domaine (je ne connaissais pas ce terme) est compris dans l’abonnement.

Je ne mets pas longtemps à me dire qu’il y a là pour un formateur, même occasionnel, un plus extraordinaire. Quel que soit l’endroit où je fais ma formation, j’ai accès à mes ressources ainsi que mes apprenants. Je peux les faire travailler sur cet espace : s’exprimer dans un forum, déposer des contenus fabriqués pendant la formation mais aussi durant l’intersession, contacter le formateur, un stagiaire, un groupe de stagiaire, …Oups !

Jacques, c’est le prénom de notre formateur, dispose également d’un site : www.jacques-cartier.fr .

Il nous indique que cette présence sur l’Internet est pour lui un moyen incontournable pour se faire connaître et décocher des missions, car il est autoentrepreneur. Il est également très présent sur les réseaux sociaux LinkendIn, Facebook et Twitter.

Moi qui croyais que les réseaux sociaux ne concernaient que des discussions sans grand intérêt, je commence à revoir ma copie. Une fois rentré à la maison, je vais m’essayer à tout ça. Je demanderai à ma fille et mon fils de me conseiller, mes ados un peu (!) branchés par ces technologies.

Jacques lance une nouvelle activité. Il distribue un ordinateur portable à chacun connecté en Wifi et équipé d’un casque audio. Il nous donne nos accès à sa plateforme et indique l’activité à réaliser par groupes de deux. Nous devons visionner une vidéo et à partir des consignes, déposer notre ressenti dans un forum dédié à cette activité…

Je sens que je vais apprendre des choses ce matin. Je montrerai à mes gamins, ils me trouveront certainement un peu moins tarte avec mon smartphone quand je vais leur montrer que j’accède à ma formation depuis mon téléphone !

À suivre !

Jacques Cartier – www.jacques-cartier.frwww.espace-formation.eu

Conte pour un formateur occasionnel – Scène 3

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Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Did%C3%B3_Pollitxinella-MAE-O26323.jpg

À la fin de sa présentation (PowerPoint), le formateur nous fait réfléchir au fait que nous ne pourrions pas utiliser uniquement ce mode de présentation dans nos futures animations de formations. Les personnes présentes s’accordent pour dire que cela devient vite ennuyeux. Elles citent même des exemples vécus de diaporamas subis en tant que formés pendant des heures contenant une foultitude d’informations. Dans les rangs, çà commençait un peu à se dissiper, à discuter, regarder ses sms. Attention perdue assurée !

Le formateur évoque que, lors d’une intervention d’un formateur extérieur (lui était formé, il avait alors cinquante ans), le groupe s’est mis à fabriquer des fusées en papier. La salle s’est transformée en Cap Canaveral !

Ou comment perdre la face en cinq minutes !

Oui, mais alors, que faire ? Mettre les stagiaires en activités, leur proposer des choses à réaliser seuls ou en groupes ?

À ce moment nous nous mettons par groupes de deux et avons pour « mission » d’imaginer un petit catalogue d’activités possibles à proposer à nos brebis. Nous cogitons vingt minutes et venons présenter en cinq minutes à tout le groupe le fruit de nos recherches.

Intéressant d’observer que les personnes se prennent prises au jeu. Les présentations sont variées, autant au niveau du contenu que de la forme. Certains ont beaucoup d’humour, d’autres sont plus placides mais tout aussi passionnants.

Certaines personnes restent en retrait lors de ce « show ». On sent que, pour certains, prendre la parole est un exercice de style difficile. D’ailleurs, à la fin de cette activité, le formateur donne quelques conseils sur la façon de se tenir devant le public, de poser sa voix, de gérer son stress. Il évoque le fait que, même après plus de quarante ans de pratique, le stress le guette parfois au coin du bois.

Il parle de cela en faisant un peu le pitre devant nous et en forçant le trait. Bouger trop rapidement d’un bout à l’autre de la salle, parler trop fort ou de façon inaudible, disparaitre derrière l’écran de son ordinateur, gesticuler ou au contraire se figer, …

À un moment, pour reprendre l’attention du groupe, il se met à chanter :

« Ainsi font, font, font,

Les petites marionnettes,

Ainsi font, font, font,

Trois p’tits tours et puis s’en vont. »

Et tout le monde de le regarder un peu interloqué. Il a repris en main le groupe !

Il a un côté marrant l’ancien, euh ! pardon, notre formateur !

Je ne sais pas si je vais oser chanter dans ma salle de formation, en plus je chante comme une casserole…

À suivre !

Jacques Cartier – www.jacques-cartier.frwww.espace-formation.eu

Conte pour un formateur occasionnel – Scène 1

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Source en CC0 : https://pixabay.com/fr/formation-d%C3%A9veloppement-d-affaires-396524/

Je travaille dans une grande entreprise et mon chef de service me sollicite pour former des jeunes qui arrivent dans le métier. Il me dit que je connais bien le boulot et que je saurai faire passer le message à ce nouveau public.

Moi, je ne suis pas très à l’aise pour accepter cette proposition. Déjà, j’ai un peu de mal à parler devant un public. J’ai le trac, ma voix s’étouffe, j’ai vite la bouche sèche et la boule au ventre. Il faut que je demande à mon chef si une formation spécifique me sera donnée pour assurer cette tâche.

Il me dit que je n’ai pas de souci à me faire car les contenus sont déjà prêts. C’est le service formation qui les a écrits. J’ai commencé à les consulter. Certes, la plupart me semblent bien faits, mais d’autres sont un peu compliqués, confus. Il va falloir que j’adapte ces derniers sinon mon public ne va rien comprendre.

Oui, mais comment je vais faire ? On m’a fourni un ordinateur portable et je dois faire des « PowerPoint ». Je ne suis pas un cador en informatique et n’ai jamais fait de diaporama. Heureusement, un copain qui bosse dans le commerce m’a dit qu’il me donnerait les rudiments pour m’y mettre.

Et puis, j’ose à peine le dire, mais je ne suis pas un crack de l’orthographe. C’était ma bête noire à l’école. Heureusement ma compagne, elle, écrit avec facilité et sans fautes. Elle va corriger mes écrits… Oui, mais j’aurai aussi à écrire sur un tableau blanc devant mes stagiaires !

Dès que je construis une diapositive, je me pose plein de questions. Quoi dire en priorité, comment organiser mes contenus ? Est-ce que je suis bien logique dans ce que j’écris ? Les personnes vont-elles comprendre facilement ce que je projetterai ? Et puis, je ne vais pas projeter des diapos pendant deux jours ! Je fais quoi le reste du temps ?

Bref, aujourd’hui, je flippe !

A suivre !

Jacques Cartier – www.jacques-cartier.frwww.espace-formation.eu