Conte pour un formateur occasionnel – Scène 28

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 « Dérapé ! La grand-voile et le génois sont bordés pas à pas au winch. Le voilier quitte le mouillage bâbord amures, au près bon plein. Nous reprenons du hale-bas de bôme, choquons un peu de grand-voile et nous voilà faisant route au 180. Le vent est établi à force 3 ce qui nous donne facilement un 6 nœuds. Les écoutes sont lovées dans le cockpit, les pare-battages rangés. Nous lofons un peu pour faire route sur un amer qui va nous permettre de faire du homing. Nous pourrons alors abattre en grand, peut-être en empannant, si le vent et la mer le permettent. J’apprécie ce nouveau bateau sans bastaques, virements et empannages sont plus simples à manier. Il est ardent, le barreur est vigilant pour ne faire finir bout au vent… »

Je suis un passionné de voile. Ce paragraphe est parlant pour moi et me rappelle de nombreuses situations vécues en croisières à la voile et sur mon voilier actuel « Pen Guen ». Mais, vous n’êtes pas marin, vous avez d’autres passions. Ce paragraphe est certainement « du chinois » pour vous. Il y a un nombre important de mots que vous ne connaissez pas !

En va-t-il de même avec l’utilisation du numérique dans la pratique du formateur ? Je fais un test :

« Tu te connectes avec Firefox de préférence. Si tu es dans l’établissement de formation Untel, vérifie tes réglages car il y a un proxy et je ne suis pas sûr qu’il soit en DHCP. Leur plateforme est Moodle en version 3.1. Tu devrais avoir le statut « enseignant » dans le cours. C’est conseillé de déposer les fichiers en .ODT, .DOCX et .PDF.Si tu scénarises un peu plus avant, la plateforme accepte le format SCORM 1.2. Ce sera simple pour toi de déposer l’archive .ZIP. L’accès à tes parcours sera parfois lent car la bande passante n’est pas terrible. Les apprenants ont tous un login et un password (connexion SSL) fourni par l’ENT de la maison… »

Pour que le formateur entre dans une dynamique de l’utilisation du numérique, quelles sont les compétences de départ nécessaires ?

Doit-il être un utilisateur quotidien de son ordinateur ? Utiliser la messagerie, naviguer sur la Toile, gérer son compte en banque, acheter en ligne, communiquer en synchrone. Doit-il être compétent dans l’utilisation de logiciels, comme une suite bureautique par exemple ?

On peut parler de « Littératie numérique ». Pour fouiller cette notion complexe, je vous renvoie sur le site canadien « HabiloMédias » (Le centre canadien d’éducation aux médias et de littératie numérique) à l’adresse suivante :

Bien à Vous,

À suivre !

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Conte pour un formateur occasionnel – Scène 27

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Source en CC0 sur https://pixabay.com/fr/smartphone-prise-de-vue-mobile-570511

Les usages du smartphone se développent à la vitesse grand V. Il suffit de lire le baromètre du numérique pour voir cette évolution (révolution ?) : https://www.arcep.fr/uploads/tx_gspublication/barometre_du_numerique-2017-271117.pdf

Je m’aperçois que mon utilisation quotidienne de cet outil prend de plus en plus le dessus sur l’utilisation de mon ordinateur portable. Comme Vous, je consulte mes courriels, la météo car j’habite à 900 m d’altitude et la neige arrive, la presse, … Lorsque je vais dans mon sous-sol, la fonction lampe me rend bien des services. La boussole aussi parfois lors de mes randonnées, …

Bref, la liste est longue !

J’utilise comme formateur consultant plusieurs plateformes de formation. Elles sont programmées pour un affichage smartphone. Je peux ainsi consulter facilement les contenus des cours, écrire un message dans un forum, …

Malgré tous ces usages qui traversent toute la société, on voit poindre (à nouveau) l’interdiction de ce mini-ordinateur à l’école. Mais pourquoi ?

J’ai eu, comme professeur de collège, à intervenir une fois avec un jeune élève de quatrième qui écrivait un SMS en cachant son appareil sous sa table de classe. Je lui ai demandé de finir son message et de ranger son téléphone.

Interrogeons-nous quelques instants sur les utilisations pédagogiques de cet outil que pratiquement tous les élèves ont en main :

– Prendre des photos que l’on inclut dans une présentation faite devant le groupe classe ;

– Insérer des vidéos sur la façon d’utiliser en sécurité la perceuse de l’atelier ;

– Enregistrer des commentaires réflexifs en audio suite à une recherche faite sur Internet ;

– Visualiser le contenu du cours déposé sur l’espace numérique de travail depuis son domicile (ou ailleurs) et interagir dans un forum à thème ;

–  …

J’arrête là ce listing incomplet des possibles pour dire qu’il serait dommage de se passer d’un tel moyen de parfaire ses propres apprentissages.

Quelques consignes simples suffisent à gérer les usages :

– Mettre son appareil en mode vibreur ;

– Répondre à un message durant le temps de récréation ;

–  Apprendre à respecter, avec l’aide de ses professeurs, le droit à l’image ;

– …

Ce sont des apprentissages qui font partie des référentiels nationaux du B2i (Brevet Informatique et Internet école, collège, lycée) et aussi du C2i (Certificat Informatique et Internet) au niveau de la licence à l’université.

Ne faut-il pas vivre avec son temps ?

Bien à Vous,

À suivre !

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Conte pour un formateur occasionnel – Scène 26

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Source en CC0 : https://pixabay.com/fr/dactylographie-travail-690856/

Sous-titre : « Formation entièrement à distance, vue de l’esprit ? »

Bonjour à Vous,

Je souhaite vous faire part d’une réflexion à propos du montage d’une formation entièrement à distance concernant l’utilisation du traitement de texte.

Document à télécharger : traitement_texte_ce_meconnu.pdf (en Copyright)

Préambule

J’observe dans mes animations pédagogiques, en France et ailleurs, que la quasi-totalité des personnes utilise le traitement de texte comme une machine à écrire.

Presque personne n’utilise les automatismes propres à ce logiciel qui « traite de l’information ». Combien ai-je rencontré de jeunes doctorants ou docteurs qui ont tapé leur thèse « à la main » sans que, par exemple, la table des matières ne se génère automatiquement !

Au lieu que le mémoire ou la thèse soit un moment privilégié de la fin d’un cursus d’études, que la rédaction du rapport d’activité soit un moment d’expertise pour la (le) secrétaire dans une entreprise, cette époque se transforme parfois en véritable calvaire.

Principe de la modalité ouverte et à distance

Le stage en salle (15 personnes, 15 ordinateurs, un formateur volontaire mais un peu dépassé par les demandes d’aide) ne semble pas répondre aux besoins. Je pense qu’il faut individualiser, travailler sur les documents de la personne en l’accompagnant au plus près.

Le tout distance est ainsi la modalité qui semble la plus pertinente :

– Ouverture permanente au dispositif ;

– Choix d’un quota d’heures d’accompagnement modulable en fonction des besoins ;

– Individualisation du parcours, travail sur les documents gérés par la personne au quotidien ;

– Pas de déplacement ni d’hébergement ;

– Clientèle non limitée à un territoire géographique réduit. (Public francophone ou non)

On peut imaginer écrire le parcours en anglais (ou autres langues) pour augmenter le nombre possible de personnes intéressées.

Réflexion sur le rôle du formateur accompagnateur

– Il met à disposition des contenus qu’il a conçus et qui sont les éléments théoriques fondamentaux ;

Ces ressources restent sa propriété ou sont cédées à l’organisme de formation qui les place sur sa plateforme.

– Il accompagne chaque apprenant (avec ses outils de communication et/ou ceux de l’organisme de formation) sur une durée déterminée et sur la base d’un quota d’heures acheté à l’organisme de formation.

L’organisme finance uniquement l’accompagnement du formateur, s’occupe de la gestion des inscriptions et des aspects financiers.

Exemple de formation possible

J’ai produit un parcours sur Word que je vous place en lien dans lequel la vidéo prend une grande place pour aider l’apprenant à comprendre les notions essentielles.

Ce parcours est sous CopyRight.

Remarque : je suis en train de finaliser un parcours du même type « Document long et complexe avec Word » et un autre d’initiation à Excel.

Je reste à votre disposition pour évoquer la mise en place éventuelle par vos services, votre centre de formation, votre université, votre école, …, d’un parcours de ce type.

Bien à Vous,

À suivre !

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Conte pour un formateur occasionnel – Scène 25

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En lisant des ouvrages, en surfant sur la toile, en rencontrant des formateurs et des responsables d’organismes de formation, je relève que la modalité hybride en formation a le vent en poupe.

Introduire ainsi du distant nécessite un peu de réflexion, une bonne dose de travail, bref un peu de formation !

Mais comment former un grand nombre de formateurs à cette modalité ? Difficile de monter des stages présentiels par groupes de 12 personnes, combien de temps cela va prendre ? Quels coûts induits ?

Et puis former les personnes à l’hybridité, ne faut-il pas le faire en hybride ? Ou en tout distance si les personnes sont très éloignées ou empêchées.

Je réfléchis ainsi à un dispositif de formation à l’hybridité qui soit souple, ouvert en permanence, dans lequel on puisse s’inscrire en choisissant un nombre d’heures de participation, un « pack » accompagnement de 5 heures ou dix heures (ou plus si affinité), une possibilité d’intégrer une communauté d’apprentissage de formateurs venant de divers horizons, …

J’ai fait une simulation en écrivant un parcours document de travail que vous trouverez à cette adresse : http://jacques-cartier.fr/parcours_hybride/ .

Si cette idée vous intéresse, n’hésitez pas à me contacter pour échanger et/ou mettre en pratique ce projet.

À suivre !

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Conte pour un formateur occasionnel – Scène 24

mots

Paternité Certains droits réservés par mathias_poujol_rost

Mon formateur préféré (Jacques Cartier) nous a fait un exposé débat / dialogue sur la notion d’identité numérique.

J’avoue, qu’auparavant, je ne m’étais pas trop posé la question de mon identité numérique. J’avais des inquiétudes diffuses sur les traces que je laissais sur la Toile comme tout le monde. J’y pensais un moment et puis j’oubliais…

« J’y pense et puis j’oublie, c’est la vie, c’est la vie » : je pense à la chanson de Jacques Dutronc « Et moi , et moi et moi » de 1966 : https://www.youtube.com/watch?v=FIzLbXz5Au4

Cet exposé est venu me requestionner sur le fond des choses. Notre formateur nous a laissé son diaporama sous forme de vidéo sur YouTube à cette adresse : https://youtu.be/mMKS0X0YNZM.

J’aime bien cette idée d’identités multiples en fonction de ce que je pratique sur la Toile.  A des moments je suis vraiment moi-même ; à d’autres j’apparais sous la forme d’un avatar ou d’un pseudo.

Et puis cette notion d’extimité. Intéressant comme concept par rapport à l’intimité. Il faudrait peut-être former nos adolescents à cette notion. Ils sont en première ligne lorsqu’ils créent leur Facebook et commencent à publier des posts.

Savent-ils qu’ils sont des journalistes à part entière sur leur blogue ? Et qu’ils sont responsables des commentaires publiés par les internautes ?

Mais, le mieux, c’est d’écouter le Jacques ! Je vois qu’il utilise de plus en plus sa chaîne YouTube !

Motivé notre Jacques !

À suivre !

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Conte pour un formateur occasionnel – Scène 23

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Source : image en CC0 sur https://pixabay.com/fr/labyrinthe-probl%C3%A8me-perplexit%C3%A9-257509/

« Si j’avais su, j’aurais pas venu ! » (1)

Vous avez en mémoire cette phrase du petit Gibus, héros de « La guerre des boutons » de Louis Pergaud publié en 1912.

Figurez-vous que j’ai animé une formation et que « si j’avais su, j’aurais pas venu ! » !

Je m’explique, rassurez-vous !

Il s’agissait de présenter à un groupe de formateurs le fait que la formation continue dans leur institution allait prochainement passer en hybride, mélange de présence et de distance.

Des réactions plus ou moins vives ont commencé à fuser :

–         « La formation, c’est en présence » ;

–         « On doit être avec les personnes dans une salle » ;

–         « Notre mission, c’est un contact direct (physique) avec les collègues » ;

–         « Tu nous la joues à Bisounours » ;

–         …

Bon, il a fallu argumenter patiemment pour que le public réticent daigne ne serait-ce que se poser des questions.

Au fil de la formation de deux jours, les difficultés ont persisté :

–         À propos du droit d’auteur : « Ils n’ont qu’à pas mettre des images sur Internet s’ils ne veulent ne pas qu’on les utilise » ;

–         Et Toi, on te voit partout sur Internet !

–         …

Bref, vous imaginez comme j’ai été sur le grill pendant quarante-huit heures !

Mais bon, ce stage s’est déroulé il y a déjà environ sept ans. Depuis, les réactions ne sont plus les mêmes.

Les personnes, aujourd’hui, évoquent le fait que « il faut vivre avec son temps », « c’est dans l’ordre des choses », « il faut faire avec », …

Le numérique a tellement envahi les sphères professionnelle et privée que personne ne rechigne maintenant à utiliser le numérique en formations initiale et continue.

J’ai encore remarqué cette semaine en animant un stage que rares sont les personnes en blocage total avec l’utilisation des technologies numériques.

J’ai noté même souvent une grande dextérité à chercher, fouiner, tester, trouver d’autres portes d’entrées. Comme si la Toile conférait à chacune et chacun une sorte de philosophie du labyrinthe.

Comme si, naufragés d’un navire à voile du dix-huitième siècle, ces marins du web étaient capables de construire un radeau, de se situer avec les étoiles, d’organiser la vie à bord de ce navire de fortune.

Et si la Toile « boostait » l’intelligence !

(1)   Mon correcteur d’orthographe / grammaire voit rouge.

À suivre !

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Conte pour un formateur occasionnel – Scène 16

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Source en CC Paternité Partage à l’identique : https://www.flickr.com/photos/cblue98/7870958612/sizes/m/

L’organisme de formation de mon entreprise vient de publier le nouveau catalogue des formations pour l’année à venir.

Je ne suis pas très étonné de voir que plusieurs formations ont trait à l’utilisation du numérique dans l’action pédagogique du formateur. Une amie, rencontrée récemment et qui bosse dans un organisme de formation, m’a confié que les appels d’offres auxquels elle répond stipulent, pour la plupart, que la formation sera en modalité hybride. Pour les béotiens, cela signifie que cinquante pour cent (50 %) du dispositif peut se dérouler à distance.

C’est vrai que cela change la donne car, quid des activités à mener à distance ? Que fait le formateur, que font les apprenants. J’ai besoin d’y voir plus clair.

Je me suis inscrit à une formation qui vise à utiliser une plateforme de formation. Mes gamins au lycée et au collège utilisent Moodle (1). Je les vois bosser sur cet espace numérique de travail. L’enseignant dépose son cours, les élèves ont ainsi les contenus accessibles depuis la maison. Mais je m’aperçois aussi que mes gosses échangent dans cet espace avec leurs professeurs et leurs camarades de classe dans des forums à thème. Ils ont des travaux à réaliser en classe et à la maison seuls ou en groupe, qu’ils déposent sur Moodle.

Mes enfants ont même un espace disque qui leur est réservé sur lesquels ils peuvent déposer leurs fichiers personnels.

Tout cela est régi par une charte que mes enfants (et leurs parents) ont signé en début d’année. Ils font ça bien dans leurs établissements scolaires.

Je me rends compte que le rôle du prof s’en trouve profondément modifié. Je ne parle pas de l’aspect technique (certes, il faut apprendre à manipuler la bête) mais bien de la nouvelle pédagogie que l’enseignant doit mettre en place.

S’il n’y avait que du téléchargement de fichier, on ne pourrait pas parler d’innovation. C’est dans la communication enseignant/élève(s), élève/élève, que je vois la nouveauté. L’enseignant n’est pas qu’un distributeur de savoirs, il est un assistant de l’apprendre à apprendre.

J’espère que je vais être pris au stage « Utiliser une plateforme de formation ». J’ai vu sur la Toile que l’on peut télécharger le logiciel (c’est un logiciel libre) qui gère la plateforme Moodle et l’installer sur son ordinateur en mode hors ligne. Je vais faire cette installation pour découvrir l’outil.

De plus, j’ai remarqué que cette plateforme est utilisée dans le monde entier par une grande communauté d’utilisateurs qui échangent en permanence. Il suffit de taper sa question dans un moteur de recherche (par exemple : créer un compte utilisateur sur la plateforme) pour tomber directement sur un forum traitant de ce sujet.

En furetant, j’ai trouvé des vidéos super bien faites par un organisme qui s’intitule « Iut en ligne ». Je vous indique le lien : http://public.iutenligne.net/informatique/logiciels/moodle/formation-moodle/

2017-08-31 14_35_29-100 Tuto Iut en ligne

Je crois que toutes ces ressources vont me permettre de vite avancer dans l’apprentissage de l’outil mais aussi dans la création de situations pédagogiques en ligne.

Je viens de voir qu’il existe entre trois et quatre cents plateformes ! Au diable l’avarice !

À suivre !

  • Le mot « Moodle » est l’abréviation de Modular Object-Oriented Dynamic Learning Environment : « Environnement orienté objet d’apprentissage dynamique modulaire ».
    Source Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Moodle

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Conte pour un formateur occasionnel – Scène 14

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Source en CC Paternité Partage à l’identique sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Paphos_Amphitheatre.JPG#filelinks

Bon ça y est ! J’ai reçu une convocation pour animer ma première formation sur une journée.

Pour ne pas que mes stagiaires arrivent le matin en ne sachant pas trop ce qu’ils viennent faire là, j’ai décidé de leur envoyer un courriel une dizaine de jours avant la formation.

Je leur indique ainsi le programme, les horaires, et les invite à travailler sur un premier document que je leur fais parvenir en pièce-jointe.

J’espère ainsi éviter au maximum ce que j’ai souvent vécu en tant que formé, l’arrivée de personnes qui disent au formateur :

« Bonjour monsieur ! J’ai reçu dans mon casier au boulot une convocation pour venir à votre formation. Je ne sais pas quel est son contenu. »

C’est ce qu’on appelle un public désigné. La personne est tenue de participer à la formation. Ce qui explique que, parfois, elle vienne « à reculons ».

Ce public n’est pas facile à gérer. Le formateur essaye tant bien que mal de briser la glace. J’en ai vu se démener comme de beaux diables, d’autres abandonner très vite la partie devant des personnes mutiques. À de rares occasions heureusement, des personnes très limites au niveau politesse.

Et puis, quid des fiches d’évaluation rendues en fin de stage par ce public particulier ? Le mécontentement (endémique) de ces personnes peut se diriger contre le formateur !

J’espère que je n’aurai pas ce type de public ! Je monte assez vite au créneau ! Il va falloir que je me domine un maximum…

J’ai préparé des documents avec mon traitement de texte et mon logiciel de présentation. Pour éviter de rester sur de l’expositif uniquement, certains documents que je propose sont incomplets. Quelques paragraphes et quelques diapos sont à compléter, à modifier par mon public.

En fait, je me rends compte que les outils bureautiques autorisent une participation active des stagiaires. Par exemple, le formateur présente cinq diapositives, les commente avec les personnes. Puis il fournit le fichier et les personnes doivent ajouter trois à quatre diapos en suivant la consigne donnée. On projette les documents finalisés (sur la base du volontariat ?) pour réaliser une synthèse.

Pas bête comme idée (soufflée par le Jacques pour être honnête) ! Je commence à mieux percevoir la façon dont je peux varier les activités que je propose pour maintenir l’attention.

Oui, c’est plus facile de rester campé sur de l’expositif. Notre formateur (Jacques) nous disait que les cours les plus faciles qu’il ait réalisés dans sa carrière, c’était en amphithéâtre devant deux cents étudiants. Exposé à l’aide d’un diaporama, micro-cravate, et hop !

On possède bien son sujet, on est un peu au théâtre. L’acteur déclame son texte, le public écoute (ou fait semblant). Fastoche !

Mais, nous disait-il, après quelques cours, il était perplexe quant à la portée de ce type de prestation. Il a imaginé des solutions pour faire participer ses étudiants qui venaient par petits groupes sur la scène présenter le fruit d’un travail préparé entre deux cours. Beaucoup ont joué le jeu. Et le Jacques de s’asseoir dans l’amphi à côté des étudiants surpris…

Si c’était un lendemain de fête étudiante, il sortait certains de leur sommeil encore un peu alcoolisé !

À suivre !

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Conte pour un formateur occasionnel – Scène 13

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Source en CC 0 : http://www.publicdomainpictures.net/view-image.php?image=166290&picture=&jazyk=FR

Quand je parle à la pose avec mes collègues, tous (filles et garçons) utilisent le traitement de texte et le diaporama dans leur pratique de formateur occasionnel.

Quand on évoque avec notre formateur le temps que l’on passe à fabriquer nos documents (chronophage !) lors de la conception de notre formation, il nous donne une info qui nous scotche !

En quelques minutes, il nous montre que le traitement de texte et le diaporama comportent des automatismes qui améliorent considérablement la rapidité avec laquelle il est possible de réaliser un document un peu sophistiqué. Il parle des styles pour le traitement de texte Word et du masque pour le diaporama PowerPoint.

Remarque en passant : il évoque aussi le logiciel libre « LibreOffice » que peu d’entre nous connaissent.

Il nous donne un lien vers une vidéo d’explication sur la notion de style : https://youtu.be/Rndjd6sFhQU

C’est un peu déroutant tellement cela semble simple à mettre en place. Jacques nous dit que cet apprentissage s’est rarement réalisé car on est passé de la machine à écrire au traitement de texte sans faire le pas du numérique.

Il nous dit que sa mère était secrétaire. Un jour, on lui a déposé un ordinateur sur son bureau et on lui a enlevé sa machine à écrire.

Elle a tapé ses nouveaux documents directement sur son clavier sans passer par la case formation aux spécificités d’un document électronique.

Une vidéo circule sur la toile à ce propos : https://youtu.be/BNy0yQlmFtc

Pour le diaporama, tous mes collègues modifient leurs diapos une par une. Par exemple, il faut changer de police de caractères. Et de sélectionner les zones une par une à la souris, et j’en loupe et je galère !

Jacques nous montre l’utilisation du « Masque des diapositives » qui permet (comme les styles de Word) de changer instantanément le look des diapos.

Il en parle dans une vidéo dont il nous a donné le lien pour la visionner tranquillement à la maison : https://youtu.be/CJ2w6oycxTM

J’enrage un peu d’avoir passé des heures à bricoler mes documents alors que quelques clics suffisent !

Tiens, mes gosses ont souvent des diaporamas à faire pour l’école. Je vais leur en boucher un coin ! Papa, génie de la bureautique !

À suivre !

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Conte pour un formateur occasionnel – Scène 12

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Source en CC0 : https://pixabay.com/fr/personnes-groupe-enfants-2127510/

Je viens de faire mon galop d’essai avec un groupe de jeunes qui bossent pendant les vacances dans mon entreprise. J’avais à leur présenter la boîte dans les grandes lignes sur deux heures.

J’ai passé un sacré temps à la maison pour préparer mon intervention. Mon organisme de formation m’avait fourni un diaporama que j’ai vite trouvé trop lourd et compliqué. Avec plein de schémas sur les aspects organisationnels de différentes branches de l’entreprise.

J’ai pris sur moi d’opérer un tri des diapositives, d’en mettre même certaines de côté.

J’ai essayé de me mettre à la place de ce jeune public que l’on me confiait. J’ai dix ans de plus qu’eux. Je me sens un peu en décalage, Question de génération X, Y, Z ?

J’ai eu un peu à faire le « gendarme » notamment pour gérer le temps de la pause-café. Si je n’étais pas intervenu comme le gardien du temps, je crois qu’on y serait encore devant la machine à café !

Un ou deux m’ont un peu agacé avec leurs smartphones. A pianoter pour envoyer des sms, je suppose. Je vais devoir demander à mes futurs stagiaires de mettre leurs portables en vibreur et d’envoyer leurs messages pendant la pause…

Je m’aperçois vite que je dois donner la parole à telle ou telle personne, sinon il y plusieurs discussions qui s’engagent.

J’étais loin de penser que j’avais tout cela à gérer. Je m’étais focalisé sur les contenus à faire passer et je vois qu’il y a bien d’autres choses à dominer.

Heureusement que j’avais répété la projection de mon diaporama avec ma copine. Elle m’a donné des conseils précieux :

– Tu parles un peu vite ;

– Attention aux « euh » ;

– On ne t’entend pas bien ;

– Tu tournes le dos au public et lis tes diapos ;

– Tu bouges à des moments comme un zombie, c’est épuisant ;

– …

C’est bien d’être conseillé par quelqu’un qui vous observe et vous conseille avec bienveillance. Est-ce que mes stagiaires auront cette ouverture ?

Surtout que je vais former des pairs. On se connaît, on est collègues. D’ici que certains me disent « Comment t’es arrivé à jouer le rôle de formateur ? ». Comment devrai-je prendre cela ? Comme de la curiosité, de l’agressivité, …

Notre formateur a connu ce genre de remarques. Au bout d’un certain temps, face à de telles insinuations, il disait que c’était une « promotion canapé ». Un peu risqué comme attitude !

Un de mes stagiaires me demande de partir plus tôt, car il a un rendez-vous important. J’accepte ?

Ce soir, après mon intervention devant ces jeunes saisonniers, j’ai un peu mal à la tête. Ils m’ont vidé !

Demain est un autre jour !

À suivre !

Jacques Cartier – www.jacques-cartier.frwww.espace-formation.eu