Classe virtuelle, présence distance

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Une formation au Certificat Informatique et Internet niveau 2 Enseignant / Formateur que j’anime a commencé hier. Vous me direz qu’il n’y pas de quoi publier un message sur ce blogue !

Si, car la modalité était particulière : 9 personnes dans une salle avec moi et 3 personnes à distance à Paris, Amiens et Troyes.

Nous étions ainsi connectés en classe virtuelle de 9 h à 17 h avec les pauses café bien entendu et la pause de midi.
Nous avons utilisé la classe virtuelle VIA (www.classilio.com) qui a parfaitement fonctionné.

Cette modalité hybride offre des opportunités intéressantes. J’en cite quelques-unes :

– l’organisme de formation peut monter un dispositif incluant des personnes qui ne sont pas de sa sphère géographique. (territoire national, à l’étranger)

– des personnes lointaines peuvent participer en direct aux moments de regroupements sans avoir à financer des déplacements et hébergements coûteux.

Pour le formateur, c’est un « exercice de style » assez particulier car il faut veiller à une sorte d’osmose entre les personnes présentes et celles en ligne. Utilisation des webcams, des prises de parole, …

Le point de vigilance, c’est la qualité de la connexion. Il faut, en amont, s’assurer que le lieu ou l’on se trouve dispose d’un débit suffisant et de qualité.

Si ce genre de formation en ligne vous intéresse, je mets en place des formations sur ma classe virtuelle : espaceformation.classilio.com/jacques_cartier

Bien à Vous,

Jacques Cartier – www.jacques-cartier.fr icon_multimedia

Le tout distant, une vue de l’esprit ?

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By Einar Faanes – Own work, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=620293

Les organismes de formation que je rencontre ces temps-ci souhaitent inclure une dose de distant dans leurs curricula de formation. L’hybride (mélangeant présence et distance) semble devenir un passage obligé.

Faut-il alors avoir peur du tout distant ?

Un collègue évoquait récemment son impossibilité de monter une formation car les apprenants sont issus d’une île lointaine et ne peuvent se rendre une fois par mois en métropole pour des raisons de coût. Dans ce cas de figure, pourquoi ne pas pousser le bouchon plus loin et se lancer en tout distant ?

Les moyens de communication synchrones (comme la classe virtuelle) fonctionnent aujourd’hui de façon très satisfaisante du fait de l’augmentation significative des débits proposés pour la connexion Internet.

La plateforme de formation  asynchrone garde touts sa pertinence pour déposer les contenus, échanger sur des forums, remettre des travaux individuels et collectifs.

Quelques grammes de bon sens, un choix judicieux d’outils pour préparer et déguster, un gros zeste de scénarisation, une pincée d’audace, un accompagnement aux petits oignons, des apprenants gourmands, une équipe en appétit et les choses deviennent possibles !

Jacques Cartier

www.jacques-cartier.frwww.espace-formation.eu www.espace-formation.bizwww.espace-formation.org

Evolution du concept de formation à distance

Image en Creative Commons sur flickr.com
En Creative Commons sur flickr.com – Cliquer sur l’image

http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/2.0/deed.fr

A l’origine il s’agissait d’utiliser la formation à distance pour travailler avec des publics distants géographiquement des lieux de formation. Aujourd’hui on s’aperçoit que cette façon de voir les choses a évolué et que la formation a distance est aussi utilisée en présence. Les apprenants, par exemple, sont réunis chaque semaine dans un lieu donné et une partie des travaux et des échanges réalisés le sont via des outils du distant.

On ne cherche ainsi pas à pallier le souci de l’absence physique mais plutôt d’améliorer la qualité de la formation au-travers de plus d’échanges et de souplesse. Une formation présentielle devient ainsi hybride.

Je travaille ainsi avec des élèves de collège que je vois une fois par semaine en présence. Ils disposent d’une plate-forme collaborative (www.technoenligne.fr) sur laquelle ils bénificient chacune et chacun d’un espace personnel pour publier leurs travaux et échanger avec moi dans un premier temps.

En fonction des travaux réalisés (travail personnel, travail de groupe) l’accès à l’espace d’un élève peut être ouvert à d’autres qui participent à une production commune. Les échanges (forum, dépôt de documents) sont ainsi facilités. Un espace ouvert sur Internet permet de présenter les travaux réalisés sur la toile. Et rien n’empêche d’ouvrir l’espace à une classe distante dans le cadre d’un échange international …

« Il s’agit avant tout en introduisant ces différentes formes de flexibilité d’optimaliser la distance transactionnelle (1)  en manipulant la distance physique afin de tirer parti des outils cognitifs mis en oeuvre pour assurer la mise à distance de certains aspects de la formation. Ainsi, selon cette conception, on peut très bien introduire des activités à distance dans un cours qui réunit physiquement les étudiants chaque semaine pour élargir et diversifier les possibilités d’échanges entre les apprenants ainsi qu’avec le tuteur. »(2) – Page 205 

(1) Sur la notion de distance transactionnelle, voir l’article d’Annie Jézégou sur les archives ouvertes Edutice : http://edutice.archives-ouvertes.fr/docs/00/19/31/47/PDF/Jezegou_AREF_07.pdf

(2) Depover, C, Karsenti, T, Komis, V, (2009), Enseigner avec les technologies, Québec : Presses de l’Université du Québec.

Réflexion de rentrée

Photo Jacques Cartier
Photo Jacques Cartier

Les vacances sont un moment de voyage. On traverse la France dans la journée ou en deux jours si l’on préfère prendre son temps par des chemins vagabonds. Alors on passe par un grand nombre de villages, bourgs et villes.

En faisant un périple aller retour vers la Bretagne, j’ai été interrogé par le nombre de bâtiments liés à l’enseignement. Le nombre d’écoles, de collèges, de lycées, d’institutions éducatives publiques et privées est impressionnant. Un réseau dense de bâtiments couvre tout le territoire.

Cet investissement public et privé est considérable, nécessaire, utile dans un pays attaché à la formation initiale et continue. Mais, à l’heure des réseaux, cette forme d’enseignement en présence pourrait facilement s’adjoindre un enseignement à distance qui viendrait compléter, enrichir, parfois remplacer la présence.

Ce changement de paradigme est techniquement possible avec l’implantation du haut débit qui se généralise. Ce qui manque à l’appel, c’est plutôt le fait de mener une réflexion élargie sur la façon de gérer le distant au quotidien, de changer son fusil d’épaule, de trouver les fils conducteurs qui permettraient le changement.

« … les solutions classiques, concentrées, de l’ère de l’accumulation – très grandes bibliothèques, construction de campus… – atteignent désormais des prix inaccessibles aux communautés démocratiques et ne se perpétuent que dans des environnements ou richissimes ou pharaoniques, alors que les solutions de la distribution n’atteignent jamais le dixième de ces coûts. Nous avons donc les moyens, techniques et financiers, de subvenir aux besoins de formation prioritaires. »

Michel Serres
Cet article ouvre le hors-série du Monde de l’Education, « Apprendre à Distance », sorti en septembre 1998, sous la direction de Michel Serres et Michel Authier.

Pandémie et foad

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Des consignes sont données aux établissements scolaires pour maintenir un lien pédagogique dans le cas d’une pandémie grippale.

Le texte officiel du ministère pour ce plan de prévention : http://www.education.gouv.fr/cid23214/menn0800945c.html

Extrait du paragraphe I.7.2 Continuité pédagogique dans l’enseignement scolaire :

« […] il conviendra que les établissements organisent des permanences pédagogiques renforcées. Ce jour là, comme les autres jours de la semaine, la communication avec les élèves se fera par téléphone ou par internet, notamment en utilisant les espaces numériques de travail, lorsqu’ils existent. (mis en gras par mes soins) On veillera à ce que les élèves puissent échanger avec un professeur de chaque discipline afin d’obtenir, s’il en exprime le besoin, des éclaircissements sur les émissions diffusées, des conseils pour mener des travaux personnels complémentaires, des recommandations pour l’audition des émissions à venir… Le maintien de ce lien entre élèves et enseignants d’un même établissement est indispensable à l’efficacité du plan local de continuité. »

Certains établissements ont déjà installé des sites en ligne pour maintenir le contact avec les élèves en plus du plan qui sera mis en place avec le CNDP (Centre National de Documentation Pédagogique) et le CNED (Centre National d’Enseignement à Distance).

L’Inspecteur d’Académie du Tarn a fait parvenir une circulaire aux établissements qui contient ce paragraphe :

« Ainsi que je vous l’ai déjà indiqué, le lien pédagogique entre les élèves et les enseignants sera maintenu par une organisation au niveau national.

Des émissions de nature pédagogique devraient être diffusées par le ministère de l’éducation nationale au moyen de voies hertziennes. Un projet de convention est actuellement à l’étude avec les grandes chaînes publiques de radio et de télévision.

Ces émissions proviendraient pour l’essentiel des fonds des grands opérateurs comme le CNDP et le CNED.

A votre niveau, il vous est recommandé de rechercher des actions qui complèteraient l’offre nationale en prenant appui sur des réseaux existants (internet, téléphone…), pour favoriser le maintien d’échanges entre les professeurs et les élèves. (mis en gras par mes soins)

Ce lien pédagogique aura pour but de maintenir le goût des études, d’assurer une forme d’entretien scolaire et d’éviter l’ennui aux élèves. Cette offre ne saurait être considérée comme une poursuite des programmes scolaires et ne pourra être prise en compte dans la suite de scolarité des élèves. »

Cette situation d’urgence médicale pousse à se poser la question du lien pédagogique entretenu avec les élèves. L’arrivée de l’ENT (Environnement Numérique de Travail) va créer un lien permanent entre les personnes de la communauté éducative. Donnons quelques exemples : l’élève aura accès à ses travaux, le professeur pourra déposer ses préparations et remplir le cahier de textes de la classe depuis son domicile, les parents auront accès aux informations concernant la scolarité de leurs enfants.

On va ainsi introduire de la formation à distance « sans le savoir », sans connaître même l’acronyme « foad ». Le distant sera présent dans les usages.

C‘est peut-être l’avenir de la formation à distance que de perdre son nom !

Des distances

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Photo Jacques Cartier – Plage de Saint Cast le Guildo

Lorsque l’on évoque le concept de formation à distance, n’oublie t-on pas que la distance est à facettes multiples ?

Citons Michel Serres qui évoque les distances :

« Des distances

Reprenons, encore, l’Histoire : l’enseignement à distance date de la nuit des temps, je veux dire du début de la pédagogie, puisque ce dernier mot signifie la conduite de l’enfant pendant un déplacement. Ce voyage suppose plusieurs écarts que le guide aide à combler. Toute l’histoire de la paideia, depuis son origine grecque, relate la réduction progressive de telles distances. Que voici : géographiques, spatiales, physiques… elles se mesurent en stades ou en kilomètres, quand nous habitons loin des écoles, des bibliothèques ou des laboratoires, bref des sources concentrées du savoir ; financières si nous vivons pauvres, indigents ou misérables ; linguistiques, si nous ne parlons pas le dialecte convenu entre savants ou celui des hommes de culture ; culturelles, si notre ethnologie reste étrangère au savoir canonisé ; sociales, selon notre classe ; temporelles, si la source de la connaissance a jailli en des temps oubliés ; pathétiques, car le savoir fait toujours peur, y compris et peut-être surtout aux experts… Ces distances nous séparent toutes de la connaissance. »

Michel Serres, Hors-série du Monde de l’Éducation, « Apprendre à distance », septembre 1998

 

Franchir la distance

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Lorsque vous lisez un ouvrage, un article, vous avez parfois l’impression que l’auteur(e) a su trouver les mots pour faire passer son message.

Chaque paragraphe vous apporte un apprentissage !

Vous aurez, nous le pensons, la même impression que nous en lisant l’article très fouillé de Lucie Audet à l’adresse :

http://www.refad.ca/nouveau/guide_formateurs_FAD/guide_formateurs_FAD.html

Bonne lecture !