Petit roman d’un formateur occasionnel. (Fiction – Page 30)

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La page 29 est consacrée à des morceaux choisis rédigés par une apprenante concernant le travail collaboratif. Cette nouvelle page me permet de faire quelques commentaires et de vous inviter à lire un article plus élaboré écrit par Thierry Chanier et moi-même sur les objectifs de cette formation intitulée « INTI ».

Nous avons mis en place cette formation en veillant à créer des groupes à publics mélangés : des étudiants du master foad et des enseignants de l’organisme de formation de l’académie où je travaillais. C’était un peu risqué, car des communautés d’origines différentes peuvent ne pas trouver de terrain d’entente suffisant pour mener à bien une tâche commune. Nous comptions sur la présence du tuteur pour créer une dynamique de fusion.

Comme cette formation se déroulait entièrement à distance, le synchrone a été beaucoup utilisé pour que chaque groupe apprenne à se connaître, se fédère, organise son projet et le publie. Cela sous l’animation au plus près d’un tuteur dédié. À cette époque (2005/2006), la technologie synchrone n’était pas exempte de soucis techniques. Néanmoins, les groupes ont réussi à trouver les solutions pour pallier ces problèmes.

Il est intéressant de noter que les participants sont passés par différents types de tâches : individuelles, coopératives et collaboratives. Les enseignants présents ont indiqué que, dans leur pratique au quotidien, le travail est surtout individuel. Ils ont apprécié le travail en collaboration qui leur ouvrait des perspectives dans leur établissement d’origine, avec leurs collègues mais aussi leurs élèves.

Le rôle du tuteur est mis en avant à maintes reprises par tous les groupes concernés par la formation. Sa présence semble essentielle à la bonne entente dans le groupe, à la gestion du projet. Il est gardien du temps, du respect des objectifs, de la qualité des échanges.

Le fait que chaque groupe présente un projet finalisé en fin de formation contribue fortement à la vie de cette petite communauté d’apprentissage. L’apprenante évoque une « œuvre commune » réalisée par son groupe. Elle en est même très fière. Elle emploie cette expression : « Le résultat était beau à voir ».

Ce que nous avons appelé « Retour réflexif » semble avoir séduit cette personne. Elle termine la formation en ayant « réfléchi sur », ce qui lui donne des idées nouvelles pour assumer ses responsabilités professionnelles. Elle anime un collectif de formateurs avec lequel elle va introduire l’utilisation de travail collaboratif.

Pour Thierry Chanier et moi, cette formation a été l’occasion de publier un article dans le Revue Internationale en Pédagogie Universitaire en 2006. En lisant ce document, vous pourrez mieux percevoir les intentions qui ont été les nôtres en mettant sur pied cette formation.

« Saisissant l’occasion offerte par de récentes politiques éducatives qui orientent la formation des enseignants vers le travail collectif en réseaux, nous abordons ici la délicate question de l’association entre pratique réflexive et participation à des communautés de pratique en ligne. Motivés par le développement professionnel de l’enseignant, nous montrons l’intérêt de concevoir des formations qui ont pour enjeux d’être un terreau favorisant l’émergence de communautés de pratique en ligne et d’ouvrir les praticiens à de nouvelles postures pédagogiques. »

Adresse de l’article pour le télécharger : http://www.ritpu.org/IMG/pdf/cartier.pdf

Adresse de la Revue Internationale en Pédagogie Universitaire : http://www.ritpu.org/

Jack, formateur occasionnel.

À suivre …

Lien vers les pages du petit roman : http://jacques-cartier.fr/roman/

© 2015 J. CARTIER

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