Je blogue tranquille

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Beaucoup d’élèves se lancent dans la création d’un blog et c’est tout à leur honneur.

Comme beaucoup de jeunes et de moins jeunes ils ne sont pas toujours au courant de leurs droits et devoirs quant à la gestion de leur site d’écriture.

Savent-ils qu’ils sont responsables des commentaires qui sont publiés en réponses à leurs billets ?

Le Forum des droits sur l’Internet a publié un dossier intitulé « Je blogue tranquille » à mettre entre toutes les mains !

http://www.foruminternet.org/publications/lire.phtml?id=948

Dispositif « Enseigner pour le futur »

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L’Académie de Besançon est partie prenante du dispositif initié par le Ministère et la Société Intel. Une formation est inscrite au Plan Académique de Formation 2006-2007.

« L’objectif principal du déploiement de EF2-fr est d’intégrer les TICE dans les pratiques professionnelles des enseignants et le développement du travail collaboratif, en équipe et en réseau dans la perspective du B2i et des C2i.

Les enseignants peuvent :

– se former en ligne,

– échanger des expériences concrètes de travail (mise en réseau, travail collaboratif),

– produire en équipe des séquences pédagogiques qui seront mises en oeuvre en classe, analysées et évaluées.

EF2-fr propose une approche constructiviste de développement des compétences à travers des « parcours de formation » basés sur la production collaborative de séquences pédagogiques et s’appuyant sur différentes ressources. Cette approche est mise en oeuvre sur une plate-forme de travail à distance offrant divers outils et ressources. Les dispositifs de formation (académiques) s’appuyant sur EF2-fr proposeront des « parcours de formation » : ils articuleront activités en présence et travail collaboratif à distance… »

Rapport de faisabilité du projet page 13

Adresse de la plate-forme : http://fr.intel-lehren.de/

Un changement de paradigme

Penser la formation ouverte et à distance nécessite de se questionner sur l’acte d’apprendre. Il ne suffit pas de mettre des ressources à disposition en téléchargement. Il y a changement de paradigme comme l’indique Monique Linard.

« On ne conduit pas une voiture de Formule Un comme un vélomoteur, ni une usine nucléaire comme une boulangerie de village. On ne peut pas non plus éduquer et former une génération née dans l’univers des TIC comme une génération qui ne l’a connu que peu ou pas du tout.

L’actualité des thèmes de l’autoformation et de l’autonomie est un révélateur puissant. Ainsi que le remarque Albéro (2000, pp. 259-260), l’autoformation sort de son statut institutionnel marginal. Elle devient un champ exemplaire de recherche et de pratiques parce que le choix fondamental entre paradigme de l’instruction et paradigme de l’apprentissage a été fait et assumé dans ses conséquences. Ce choix oblige à dépasser la coupure rationaliste entre transmission objective et assimilation subjective des connaissances.

« Il incite à prendre en compte, de façon conjonctive et non plus juxtaposée les diverses perspectives qui conditionnent le développement d’une formation autonome : la perspective existentielle des personnes, celle socio-normative des institutions et celle, propre à l’ingénierie, des dispositifs techniques. Une telle imbrication implique bien un changement de paradigme. »

Autoformation, éthique et technologies : enjeux et paradoxes de l’autonomie – contribution publiée dans : Albéro B. (sous la dir. de), Autoformation et enseignement supérieur, Hermès/Lavoisier, pp. 241-263.

On ne peut pas aborder la problématique du distant par « le petit bout de la lorgnette », il est nécessaire d’avoir une vision beaucoup large dans une triple dimension : psychologique, pédagogique et sociale. (Philippe Carré, L’autoformation, 2002)

Ouvrage conseillé

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Un ouvrage qui ne passe pas inaperçu  » La révolte du pronetariat » de Joël de Rosnay.

Joël de Rosnay : Le phénomène des blogs a contribué à inonder le Net d’informations de qualité très diverse mais souvent originale. La création de contenus par les pronétaires gagne progressivement du terrain. Après la musique et les films, les nouveaux domaines conquis sont l’édition presse comme le montrent l’avènement et le succès des journaux en ligne rédigés par des « bloggeurs » ou des non journalistes. Un des premiers « journaux citoyens » européen, AgoraVox, à été lancé en France en juin 2005 par la société Cybion spécialisée dans la recherche d’information sur Internet. Dix mois après son lancement, le journal compte plus de 2 600 rédacteurs réguliers et accueille près de 480 000 visiteurs par mois.

L’auteur sur la toile : www.derosnay.comwww.pronetaire.com

Le principe de servuction appliqué à la foad

Préparer une formation ouverte et à distance est un travail conséquent. Dès le lancement de la formation tout doit être prêt pour accueillir les apprenants.

Mais cette préparation tient-elle suffisamment compte du principal intéressé, l’apprenant est-il au centre du dispositif ?

Ne doit-on pas appliquer le principe de “servuction” ?

Servuction : ce néologisme, proposé par Eiglier et Langeard, est le résultat de la contraction des termes SERVice et prodUCTION. Il marque la nécessité d’envisager la production de service avec des démarches spécifiques à celles de la production de biens.

« La servuction de l’entreprise de service : c’est l’organisation systématique et cohérente de tous les éléments physiques et humains de l’interface client-entreprise nécessaires à la réalisation d’une prestation de qualité dont les caractéristiques et les niveaux de qualité ont été déterminés. »

(P. Eilgier, E. Langeard)

http://www.cyber.uhp-nancy.fr/demos/MSL-DEM/premcha/premsec.html

C. Bissey et J.L Moreau voient quatre étapes :

Catherine Bissey, Jean-Luc Moreau – TIC et NET – PUF Éducation et formation – Page 137

« Il s’agit d’impliquer le bénéficiaire du dispositif dès l’amont, afin qu’il devienne réellement coproducteur du service dont il doit bénéficier »

– ingénierie de la demande ;

– conception du dispositif ;

– mise en œuvre ;

– évaluation. »

Le tableau de la page 138 intitulé “Hypothèses d’actions pour la mise en œuvre du principe de servuction sur un dispositif de Foad” est intéressant :

Étapes constitutives de l’ingénierie d’un dispositif de FOAD

Propositions d’actions pour l’application du principe de servuction

1. Ingénierie de la demande

  • paramétrer le différentiel entre les compétences réelles et les compétences attendues
  • analyser le contexte, les contraintes et les ressources
  • formaliser les objectifs et les résultats attendus


Interviews d’un échantillon des personnes ciblées par l’action

Validation par des personnes cibles du contexte, des contraintes et des ressources

2. Conception du dispositif

  • construire un plan de masse du dispositif
  • définir les modalités d’organisation de la formation, les acteurs, les outils, les supports, les modes de communication…
  • définir les critères et les modalités de suivi et d’évaluation


Participation de personnes cibles à la conception
Groupes tests pour vérifier la pertinence des choix
Identification et intégration des résultats attendus des bénéficiaires

3. Mise en œuvre

  • conduire et assurer le suivi du dispositif de formation


Individualisation des parcours
Développement de l’interactivité et du réseau des acteurs
Accompagnement des bénéficiaires en juste à temps
Évaluations et ajustements intermédiaires

4. Évaluation

  • évaluer les résultats et mesurer les éventuels écarts par rapport au cahier des charges
  • ajuster


Évaluation de la réalisation des objectifs individuels
Utilisation des résultats de l’évaluation
Traitement individuel des écarts

De la formation à distance pour les collégiens

Cette question peut paraître incongrue dans la mesure où les collégiens ont leur cours en présentiel. De plus les travaux qu’ils sont amenés à faire à la maison proviennent directement de ces mêmes cours.

Et pourtant, on trouve des ressources en ligne permettant aux élèves de travailler à leur rythme et sur des sujets choisis par eux. C’est le cas des mathématiques :

Le site « Amicollege » en est un remarquable exemple.

Son fonctionnement est simple : un enseignant inscrit son établissement et crée une (ou plusieurs) classe(s) dans laquelle il peut entrer (manuellement ou sous forme de fichier) les noms des élèves ayant besoin d’un « coup de pouce ».

Il y a possibilité de suivre les travaux déjà faits : sous forme de tableau résumant la réussite (un ou deux essais), la réussite après tentatives multiples ou l’abandon de la tâche.

C’est utile, par exemple, pour des révisions en vue du Diplôme national du Brevet (en particulier pour des mises au point en géométrie).

Un enseignant a une possibilité intéressante : il peut « ouvrir un compte » à titre individuel : pratique pour visiter la totalité du site.

Un site à tester et dont nous aurons certainement l’occasion de reparler.

Ouvrage conseillé (2)

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Nous vous conseillons la lecture de l’ouvrage de France Henri et Karin Lundgren-Cayrol « Apprentissage collaboratif à distance » – Presse de l’Université du Québec

« Dans un idéal de démocratisation de l’éducation, la formation à distance se conçoit comme un moyen d’élargir l’accès aux connaissances en surmontant les contraintes spatio-temporelles par un usage adapté des médias et des technologies. Mais les critiques sont souvent assez sévères envers ce procédé qui s’appuie sur une économie de masse pour rejoindre un large public. On lui reproche d’être impersonnel et de se limiter à des situations d’apprentissage individuel, sans réel dialogue entre formateurs et apprenants. Convaincues que la présence est un facteur important en apprentissage, les auteures montrent comment elle peut exister même dans la distance : présence du formateur à l’apprenant, présence des apprenants les uns aux autres.

L’ouvrage propose une définition de l’apprentissage collaboratif et un modèle de développement de la collaboration dans les environnements virtuels. » – 4ème de couverture

Ouvrage conseillé

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Nous vous conseillons la lecture de l’ouvrage de Brigitte Albéro « L’autoformation en contexte institutionnel » – éditions L’Harmattan

« En jouant ces rôles interfaciels, les dispositifs d’autoformation sont en mesure d’accompagner les personnes dans leur (r)évolution cognitive. Apprendre aujourd’hui n’est plus un exercice exceptionnel, privilège de quelques oisifs. Il s’agit d’une activité permanente qui participe à produire la société contemporaine et pour laquelle il est important d’avoir des outils, des méthodes, des repères. Favoriser le développement des dispositifs d’autoformation peut contribuer à développer les formations à apprendre en situation d’autonomie, savoir-faire indispensable dans le mode social tel qu’il évolue. » page 269

6èmes Assises Nationales du Net et des Tic

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Gilles de Robien, ministre de l’Éducation Nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, est intervenu longuement le 10 mai dernier au cours des 6èmes Assises nationales du Net et des TIC pour les collectivités à Nice.

Extraits du discours :

«…La formation des maîtres,
Actuellement la formation des enseignants est en cours de redéfinition ; eh bien je puis vous dire que le nouveau cahier des charges des IUFM prendra en compte les TIC.
En effet : l’utilisation des TIC doit faire partie des savoir-faire de base d’un enseignant. Elle sera donc un des éléments du cahier des charges de la formation ; elle pourra ainsi entrer dans le champ des compétences validées en fin de formation initiale des professeurs stagiaires.
Mais ce n’est pas tout ! La formation continue doit, elle aussi, s’ouvrir au TIC. Je crois que les formations proposées doivent, entre autres, conduire à l’acquisition de compétences plus poussées et que de nouvelles modalités de formation – alternant présence et distance – doivent être privilégiées. »

Pour télécharger le discours dans son intégralité : http://www.educnet.education.fr/chrgt/NICEdiscours.doc

Sites de travail collaboratif

Depuis 2002 la Difor met à disposition des équipes pédagogiques, des formateurs, des groupes de travail, des classes, un serveur QuickPlace.

Ce type de logiciel est un collecticiel qui permet à des équipes de travailler de façon collaborative sur Internet. L’utilisation est simple et permet ainsi à tout un chacun de publier des messages et de déposer des documents. Il est facile ainsi de travailler en équipe à partir de tout poste connecté à l’Internet.

Une centaine de sites de ce type sont en activité dans notre Académie, ils sont hébergés par le pôle de compétences e-learning du Ministère implanté à Toulouse.

Liste des sites : http://foad.ac-besancon.fr/sitescol.htm