Le master foad prend ses distances

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Nouveauté : en 2006-07 le master foad de l’université de Franche-Comté passe entièrement à distance !

 

Les modules de formation sont dispensés de septembre à fin mars .

 

A compter de cette année, tous les cours auront lieu entièrement à distance, à l’exception de deux regroupements en présentiel : 2 semaines et demi en septembre 2006 et 2 semaines en février 2007.

 

Les cours à distance sont en permanence encadrés par notre équipe enseignante, aussi bien pour les travaux de type individuel que collectif. Le stage débute début avril.

 

Pour en savoir plus : http://masterfoad.univ-fcomte.fr/masterfoad/fens.htm

 

Une apprenante témoigne

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Nous avons été contactés par des collègues d’un lycée français en Afrique pour tutorer une secrétaire qui souhaitait préparer le concours de Secrétaire d’Administration Scolaire et Universitaire (SASU). Une de nos formatrices a accepté bénévolement ce tutorat tout en ligne.

L’apprenante nous a fait parvenir le message suivant :

« Bonjour,

Les résultats du concours SASU sur Paris viennent de tomber et je suis admise. Je tenais à partager avec vous mes impressions.

1. Déroulement de la formation :

Je réside au Sénégal donc je ne pouvais pas assister aux séances en présentiel. Vers le mois de mai/juin 2005 en surfant sur le net j’avais écrit à Monsieur Cartier pour une demande de formation à distance sur la préparation des concours administratifs. Il m’a par la suite demandé de contacter une formatrice qui acceptait de m’encadrer (Mme R.).

La formatrice m’envoyait par mél les documents à étudier et les devoirs à faire puis je lui rendais les devoirs scannés.

Quand le devoir était corrigé,un mél avec un lien vers le site de FODAD où ses observations étaient consignées dans un espace réservé.

Si je n’avais pas eu le temps de faire un devoir, je m’obligeais à passer au moins une heure sur chaque devoir pour faire une ébauche de réponse avec les grandes lignes de ce que je pensais qu’il fallait répondre, pour ensuite comparer ce que j’avais noté avec le corrigé une fois qu’il avait été mis en ligne. Cette façon de faire m’a permis de « copier » plus au moins la méthode de rédaction des corrigés lors du concours.

Pour l’épreuve de conversation avec le jury, la formatrice a bien voulu fixer un rendez-vous MSN avec moi et nous avons pu ainsi faire un exercice pratique de conversation. Ce rendez-vous m’ a également permis de lui poser toutes les questions que j’avais sur l’épreuve.

2. Quelques constats

La préparation était très bien conçue, car dans chaque série de devoirs, il y avait au moins une question sur laquelle nous avons été interrogé(e)s le jour du concours.

Les remarques de la formatrice (Mme R.) sur le fond, la forme des devoirs rendus m’ont été extrêmement utiles, car grâce à ce regard extérieur, neutre, j’ai intégré ces conseils, remarques dans ma façon de traiter les sujets ce qui a, je pense, amélioré ma méthode de travail.

3. Difficultés

– Le deuxième formateur, qui devait corriger une note administrative sur le bizutage, n’a pas corrigé ou accusé réception de l’envoi. C’était peut être un très mauvais devoir et il n’a pas voulu me décourager à quelques semaines de l’épreuve. Cependant il aurait été intéressant pour l’apprenant que j’étais, d’avoir un avis quel qu’il soit, pour selon le cas, apprendre à faire une note/corriger les erreurs grossières/ fignoler les détails….

– Il faut être bien équipé en NTIC quand on est si loin et prévoir un budget cartouches d’imprimantes assez conséquent.

– Pour l’oral à part quelques conseils basiques, pas grand chose n’était proposé.

En résumé cette formation m’a apporté de la rigueur dans l’analyse des questions posées, le souci d’exhaustivité dans le traitement des réponses.

Bonne chance à ceux qui passent des concours cette année, je reste persuadée que l’assiduité dans le travail et la prise en compte des remarques et conseils des formateurs assure la réussite aux concours.

Cordialement.

S. D. »

 

Un changement de paradigme

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Une publication de 2001 du Centre de l’OCDE pour la recherche et l’innovation dans l’enseignement (CERI) « Les nouvelles technologies à l’école – Apprendre à changer » pose clairement la question de l’utilisation des Tice à l’école.

L’installation des « tuyaux » est une phase nécessaire mais un changement profond doit se faire dans les pratiques quotidiennes de tout l’environnement scolaire.

« Les TIC devraient donner accès à des activités de formation et d’enseignement d’excellence, armant par-là même les jeunes pour la société du savoir. Cela étant, il faut répondre à certaines exigences pratiques pour profiter de ces avantages. Dans Les nouvelles technologies à l’école – Apprendre à changer, nouvelle publication du Centre de l’OCDE pour la recherche et l’innovation dans l’enseignement (CERI), ces exigences sont examinées dans le détail.

« L’installation des technologies n’est qu’une première étape. Non seulement les établissements scolaires doivent changer pour s’adapter aux TIC, mais le processus même d’acquisition de connaissances doit se transformer pour que la “maîtrise du numérique” devienne une réalité pour tous. Les TIC, à condition d’être bien utilisées, peuvent offrir un environnement pédagogique mieux adapté aux besoins et aux centres d’intérêt des différents apprenants du monde moderne. Cela nécessite cependant un examen en profondeur des politiques et méthodes d’enseignement. Au lieu de simplement recourir aux TIC pour accomplir différemment des tâches traditionnelles, il faut introduire des innovations et des changements à tous les niveaux de l’environnement scolaire… »

Pour se procurer cette publication :

http://www.oecd.org/document/12/0,2340,fr_2649_34519_2466636_1_1_1_37455,00.html

Nous pouvons citer Monique Linard :

« L’opération technique pose d’abord des questions de moyens et de “comment faire”. L’activité humaine pose d’abord des questions de fins, de sens et de “pourquoi faire”. Jusqu’ici, la raison des fins encadrait et guidait plus ou moins la raison des moyens. Mais que se passe-t-il quand la puissance des moyens débordant tout contrôle, elle se développe pour son propre compte et tend à devenir elle-même sa propre fin ? »

Contribution publiée dans : Albéro B (sous la dir. De) « Autoformation et enseignement supérieur » Hermès/Lavoisier.

Journée d’échanges et de débats sur les ENT avec les contributeurs du blog – 7 juillet – Cité des Sciences et de L’industrie

Depuis le mois d’octobre, 19 acteurs de terrain engagés dans des projets d' »Espaces numériques de travail » (ENT) en éducation, rendent compte de leur expérience sur le blog www.ent-leblog.net.

Afin de conclure cette initiative, une journée publique d’échanges et de débats se tiendra le 7 juillet (de 10h à 17h) dans la salle Agora du Carrefour Numérique de la Cité des Sciences et de l’industrie à Paris.

L’inscription est gratuite mais obligatoire : en ligne sur le blog

http://www.fing.org/jsp/fiche_actualite.jsp?CODE=1150102399151

Le programme Fodad

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Bienvenue sur le site de présentation du programme FODAD conduit par la Mission de la Formation (DPMA) et par l’École Supérieure de l’Éducation Nationale (DE) du Ministère de la Jeunesse, de l’Éducation, de la Recherche et de la technologie.

Adresse : http://fodad.org

FODAD est un programme qui vise à développer l’utilisation des technologies pour animer, accompagner, former, apprendre.

Des équipes nationales préparent des scénarii pédagogiques et mettent en ligne des ressources à disposition des 28 académies présentes dans le programme. Pour des formations à des préparations concours, pour des dispositifs d’adaptation à l’emploi (secrétaires de chef d’établissement, entrée dans le métier de gestionnaire et de chef d’établissement).

Une structure de sites Quickplace en réseau (voir image) constitue l’architecture technique de FODAD.

  • FODAD.ORG est le portail qui référence l’ensemble des académies
  • FODAD-AGORA est le lieu de travail des équipes
  • FODAD-DOCUMENTS est le site de stockage des ressources
  • FODAD-ACADEMIQUE est le portail d’une académie : selon les dispositifs dans lesquels elle est investie elle dispose d’un site pour la concours SASU par exemple denommé « FODAD-SASU-nom de l’académie ». Exemple pour Besançon : http://els6.ac-toulouse.fr/fodad-sasu-besancon.

Le pôle de compétence e-learning du Ministère basé à Toulouse héberge les sites FODAD.

e-portfolio en classe de troisième découverte professionnelle

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L’usage du portfolio pour ces classes est préconisé dans le document d’accompagnement (texte national disponible ici http://artic.ac-besancon.fr/sbssa/5Pluridisc/Accueil3DP6.htm) émanant de la direction de l’enseignement scolaire.

Les objectifs sont multiples :

  • Organiser le suivi des élèves, de leur projet;
  • Permettre l’évaluation des compétences liées à la découverte des métiers;
  • Offrir un espace de dialogue entre élèves, parents, profs et partenaires divers.

Compte tenu de ces contraintes, notre équipe s’oriente assez vite vers le portfolio électronique ou e-portfolio qui présente en outre l’avantage de se libérer de contraintes matérielles (tout est déposé sur le serveur de l’académie), de revaloriser l’élève (le portfolio constitue une sorte de vitrine), et finalement de fédérer les enseignements autour d’un outil de formation et d’évaluation commun. Quatre professeurs pilotent le projet mais tous ont un rôle à jouer.

Ne trouvant pas de plate forme en langue francophone susceptible d’accueillir les travaux de nos élèves, nous optons pour QuickPlace, un conseiller de la formation ouverte et à distance (foad) nous ouvre en un clin d’œil, un espace parmi les sites de travail collaboratif de l’académie de Besançon. Nous tâtonnons, nous expérimentons, nous ne comprenons pas tout, mais l’outil semble pouvoir répondre à nos attentes.

A la rentrée 2005, nous présentons une simulation à l’équipe pédagogique, puis aux élèves, tout le monde adhère. Le projet est adopté et notre administration a réglé les inévitables problèmes matériels et budgétaires.

En quelques séances, les règles de fonctionnement sont fixées en collaboration avec les élèves.

Durant le premier trimestre, nous travaillons à quatre, passons chacun des dizaines d’heures pour maîtriser le logiciel, nous organisons une formation pour l’équipe pédagogique, chaque prof et chaque élève a son adresse e-mail, les parents nous confient la leur et, pour ceux qui n’ont pas accès à la toile, nous ouvrons un cybercafé pour que personne ne se sente à l’écart.

Les élèves créent leurs premières pages, chacun se présente, parle de ses passions, quelques échanges ont eu lieu entre eux par messagerie, ce qui éveille rapidement en nous des fonctions de modérateur. Bref, une fois les bases jetées, il faut passer à l’essentiel : les élèves doivent déposer leurs productions.

Il est alors temps de relancer la dynamique au sein de l’équipe et nous voici tous les quatre rédacteurs de la revue Portfolio Echos , petite publication de quatre pages avec en message caché, un appel à la participation de tous. L’impact n’est pas à la hauteur de nos espérances, est-il déjà trop tard ? La routine est-elle déjà installée ? Quelques productions arrivent néanmoins et les portfolios se remplissent petit à petit.

Une deuxième relance semble nécessaire, c’est alors la grande opération intitulée les semaines portfolio. Quatre semaines qui apportent un peu d’animation sur la toile, la semaine des profs, la semaine du personnel non enseignant puis celle des élèves et celle des parents… mais là, c’était compter sans les manifestations anti CPE.

Juin 2006 :

En parcourant les e-portfolios de nos 48 élèves, cela ne correspond pas à l’idée qu’on s’en faisait à la rentrée, mais … si l’on pose un regard global, si on ne s’arrête pas sur les détails, que de chemin parcouru.

Les élèves ont déposé des écrits, des tableaux, des graphiques, des photos, des vidéos, des e-drawings, des enregistrements sonores et autres diaporamas. Ils ont crée des fiches métiers, pour la plupart, il y a vraiment matière à évaluer les compétences acquises au long de l’année scolaire.

D’agréables surprises ont eu lieu : nous ne pensions pas pouvoir faire travailler les élèves de façon aussi autonome et nous ne pensions pas que grâce à ce portfolio, la plupart d’entre eux validerait le B2i de niveau 2.

C’est sûr, l’année prochaine sera beaucoup plus dynamique et nous ne pourrons que progresser.

Les 5 scénarii de Compétice

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Introduire du distant dans la formation est souvent progressif. Il est difficile pour un formateur de passer du tout présentiel au tout distant.

Compétice (sur Educnet) propose 5 scénarii qui sont bien équilibrés :

·                    Présentiel enrichi par l’usage de supports multimédias

Les salles de cours étant équipées d’un ordinateur, d’un outil de projection et de sonorisation, les enseignants enrichissent leurs cours par la projection :

– de ressources textuelles, graphiques, audio et vidéo extraites de CD, DVD ou sites Internet ;

– d’expérimentations en direct (par exemple une expérience de chimie) ou de télé-expérimentations ;

– de simulation ou de micro-mondes ;

 

·                    Présentiel « amélioré » en amont et en aval

Tous les enseignants et les étudiants ont une boîte à lettre électronique. Avant et après le cours, l’enseignant met à la disposition des étudiants un certain nombre de ressources qu’ils peuvent atteindre à distance :

Avant :

– Syllabus du cours

– Préparation des TP et des TD : exercices, fiches méthodologiques, conseils…

– Planning de la formation

Après :

– Accès aux supports pédagogiques utilisés pendant le cours

– Accès à des dispositifs d’autoévaluation ou d’autoformation

– Echanges possibles à distance avec les enseignants et les étudiants.

 

·                    Présentiel allégé

L’essentiel de la formation se réalise en présence des enseignants. Quelques heures de cours ou de TD sont remplacées par des activités d’autoformation multimédia (ou non) qui sont planifiées par l’enseignant mais peuvent être tutorées par d’autres personnes (tuteurs, accompagnateurs d’entreprises, anciens…).

 

·                    Présentiel réduit

L’essentiel de la formation se fait en dehors de la présence de l’enseignant. Celui-ci :

– contractualise les objectifs en début de formation avec l’étudiant ;

– intervient de façon synchrone ou asynchrone, en présence ou à distance, essentiellement pour préciser ou ré-expliquer différemment des notions, animer des temps de partage et d’échanges… ;

– intervient de façon synchrone et en présence pour évaluer l’étudiant ;

– suit les étudiants en entretenant leur motivation grâce à des outils de pilotage.

 

·                    Présentiel « quasi inexistant »

C’est la formation ouverte et à distance ou à longue distance. L’essentiel de la formation se fait en dehors de la présence de l’enseignant. Celui-ci se déplace à longue distance pour aller rencontrer les étudiants sur leur terrain. Les étudiants ne se déplacent que pour l’évaluation finale. Une plate-forme permet le suivi des étudiants et offre à distance les potentialités habituelles d’un campus.

Tout est bien indiqué sur le site :

http://www.educnet.education.fr/bd/competice/superieur/competice/libre/index.php#

Blog-notes

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Conseils aux jeunes blogueurs pour s’exprimer sur les nouveaux supports de communication

En septembre 2005, le Clemi a réalisé, avec le CRDP de Versailles, un très intéressant dépliant destiné aux élèves de cycle 3 et de collège, pour les aider à s’exprimer sur les nouveaux supports de communication, notamment les blogs.

Ce document est également téléchargeable à l’adresse suivante : http://www.clemi.org/medias_scolaires/blogs/blog-notes4c.pdf.

Travailler à distance, travailler ensemble de collège à collège avec l’aide d’un formateur.

 

 

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Voici quelques éléments descriptifs d’un travail conduit dans le cadre de la formation continue de l’académie de Besançon au cours de l’année 2003/2004.

Je n’ai pas reconduit ce type de travail par la suite, attendant que les enseignants engagés dans des formations pédagogiques acquièrent plus d’aisance dans l’utilisation des outils de travail numériques.

J’ai utilisé un site commun à trois établissements scolaires distants engagés dans des formations sur une année : http://els6.ac-toulouse.fr/aider-eleve

Dans chaque site, j’ai animé trois séances de travail en présentiel et proposé un d’accompagnement à distance grâce au site de formation

La proposition d’accompagnement a été faite collectivement puis relayée par un mèl individuel.

Dans chaque collège, chaque projet était différent :

– améliorer le conseil de classe

– aider les élèves individuellement,

A l’origine j’ai imaginé de proposer un accompagnement à distance car j’avais identifié les besoins suivants :

– pour les participants : un intérêt pour les projets des autres équipes et un besoin de pouvoir faire appel au formateur entre deux séances en présentiel.

– pour le formateur : la possibilité donnée de proposer des ressources à consulter en intersession et de répondre à des questions.

Les aspects positifs en fin de parcours de formation :


– pour les participants assez à l’aise avec l’utilisation des outils numériques utilisés, un intérêt pour l’utilisation du site de formation pour questionner le formateur, déposer un document et consulter les ressources proposées par le formateur.
– pour le formateur : une motivation accrue par les sollicitations des participants en intersession, signe d’intérêt pour la formation proposée.

Les difficultés rencontrées au cours de cette formation mixte en présentiel et à distance :

– pour les participants peu à l’aise avec l’outil informatique… un sentiment de culpabilité et de frustration lié à la difficulté à utiliser les supports numériques

– pour le formateur : le sentiment de risquer de marginaliser de ce fait là certains participants.

En conclusion j’ai envie de dire que l’accompagnement des projets d’équipes d’établissement à distance est potentiellement d’une grande richesse, les échanges inter-établissements deviennent plus faciles et permettent de valoriser le travail fait sur chaque site en le rendant accessible à d’autres.

Il reste à réduire la fracture numérique au sein du monde enseignant pour que ces pratiques puissent devenir accessibles à chacun.

Une formatrice