Classe virtuelle, mythe ou réalité

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De plus en plus d’outils de l’Internet autorisent la réunion en synchrone (1) de personnes disséminées sur le territoire ou dans le monde entier. On parle de classe virtuelle.
La classe virtuelle peut, soit désigner le groupe d’individus inscrit à un cursus de formation à distance et qui vont être amenés à interagir entre eux et/ou leur formateur tout au long de leur apprentissage, soit désigner un dispositif de formation à distance synchrone répliquant dans le virtuel le concept de classe physique.

Elle est utile pour :

– gérer la distance géographique et travailler avec des personnes résidant aux antipodes ou même à quelques kilomètres lorsque les déplacements sont difficiles par exemple ;
– aider les personnes handicapées à pouvoir communiquer, se former, travailler ;
– assurer une continuité de la scolarité à des enfants hospitalisés ou en rupture ;
– se réunir en ligne pour se former, préparer un projet et ainsi réduire les transports et leurs coûts en temps et en énergie.


Pour le formateur qui introduit ce type d’outils dans sa pratique un questionnement est nécessaire : quelle place prend le
synchrone dans le déroulement d’un dispositif de formation par rapport à l’asynchrone (2) ? Nouvel outil, nouveaux questionnements, nouvelle pédagogie ?

>>> Une vidéo intéressante sur Canal-U <<<

Le pôle de compétences foad du Ministère a enregistré une classe virtuelle de démonstration : >>> fichier exécutable de 6 Mo <<<

Adresse de la plate-forme « Centra » mise à disposition des Académies par le pôle : http://centra1.ac-toulouse.fr .
Si vous désirez contacter le pôle de compétences  >>>>> contacts .

(1) Synchrone : qui se produit dans le même temps. Synonyme : concomitant, simultané, synchronique, synchronisé.
(2) Asynchrone : qui n’est pas synchrone.

La formation Inti cette année

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– Logos des différents organismes –

Cette année la formation « Inti » élargit son champ d’action en intégrant le dispositif européen « Learn-Nett » avec les Universités suivantes :

– Université catholique de Louvain, Institut de pédagogie universitaire et des multimédias
– Université de Liège, Service de technologie de l’éducation
– Université de Mons-Hainaut, Unité de technologie de l’éducation
– Université Louis Pasteur Strasbourg, Sciences de l’éducation
– Université de Fribourg, Centre de Didactique Universitaire
– Université de Genève, Service TECFA (Technologies pour la formation et l’apprentissage)
– Université de Franche-Comté, Division de la Formation du Rectorat de Besançon

Quelques étudiants de
Kinshasa devraient également se joindre à nous ainsi que l’Université de Haute Alsace.
Ces Universités préparent des étudiants à devenir enseignants et/ou forment des enseignants en postes qui suivent une formation qualifiante (licence, maîtrise, master en sciences de l’éducation par exemple.)
Une centaine d’apprenants participeront ainsi au dispositif qui débutera fin janvier 2007.

Cette formation se déroulera entièrement en ligne. Chaque groupe de 4 apprenants aura à produire une séquence pédagogique incluant les Tice. Une présentation globale des productions sera faite en visioconférence le 22 mai 2007.
Les tuteurs se réuniront en réunion virtuelle une fois par mois pour coordonner leurs travaux.
Nous souhaitons former des collègues à l’utilisation des Tice en classe avec l’objectif d’atteindre des compétences C2i niveau 2. Vingt cinq collègues enseignants en poste se sont inscrits à cette formation au PAF (Plan Académique de Formation) 2006-2007.
Parmi ces collègues certaines et certains pourront ensuite encadrer ce type de formation comme tuteurs et créer une dynamique dans leurs établissements, notamment en ce qui concerne l’animation d’activités pédagogiques de l’
Environnement Numérique de Travail et le dispositif « Enseigner pour le futur
« .

 

Enseigner pour le futur : stage à Dillingen en Bavière

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Photo Jacques Cartier

– Le hall d’entrée de l’Akademie –

Du 20 au 22 septembre a eu lieu une formation « Enseigner pour le futur » à Dillingen en Allemagne. (Bavière)

Dans cette ville bavaroise se trouve l' »Akademie für Lehrerfortbildung und Personalführung » (Centre de formation des enseignants de Bavière et de gestion des ressources humaines) : http://alp.dillingen.de .

Les responsables des ministères allemands et français du dispositif, les responsables pour l’Angleterre et la France de la société Intel, les représentants des Académies françaises participantes se sont retrouvés pour échanger sur la façon de développer ce projet en France.
Plusieurs Académies françaises ont inscrit « 
Enseigner pour le futur » dans leur programme de formation 2006-2007 dont Besançon.
Des parcours de formation ont été mis en chantier à partir d’une
carte heuristique (1). La suite pour bientôt !

Ce dispositif se situe résolument dans un contexte de pratique réflexive du métier d’enseignant :

« Pour aller vers une véritable pratique réflexive, il faut que cette posture devienne quasi permanente, s’inscrive dans un rapport analytique à l’action qui devienne relativement indépendant des obstacles rencontrés ou des déceptions. Une pratique réflexive suppose une posture, une forme d’identité, un habitus. Sa réalité se mesure non au discours ou aux intentions, mais à la place, à la nature et aux conséquences de la réflexion dans l’exercice quotidien du métier, en situation de crise ou d’échec comme en vitesse de croisière. »

Philippe Perrenoud – Développer la pratique réflexive dans le métier d’enseignant – ESF éditeur – Page 15

Le site allemand : http://aufbaukurs.intel-lehren.de .

Pour voir nos autres billets sur ce sujet, taper « futur » dans le menu « Rechercher« .

(1) : Une carte heuristique (mind map en anglais), aussi appelée carte des idées ou carte conceptuelle est un diagramme qui représente les connexions sémantiques entre différentes idées, les liens hiérarchiques entre différents concepts intellectuels. À la base, il s’agit d’une représentation principalement arborescente des données. (définition de Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Carte_heuristique )

Regards croisés sur la communication médiatisée

L’université européenne d’été de Poitiers http://web.univ-poitiers.fr/dime-u2e/ se penche cette année sur « l’étude des apports des technologies d’avant-garde aux dispositifs de formation« .

Le pôle de compétences foad bisontin a été sollicité pour animer à distance, via la plate-forme Centra, l’atelier suivant :

Lundi 19 septembre 2006 :

10 h 45 – 12 h 30 – Table ronde : Regards croisés sur la communication médiatisée
animé par Jean Malka (Formation Professionnelle Continue, CNED)

  • Communication médiatisée et environnements d’apprentissage
    Jean-François Cerisier, enseignant-chercheur, Université de Poitiers
  • La communication dans les apprentissages collaboratifs
    Nicolas Michinov, enseignant-chercheur, Université de Poitiers
  • Point de vue de formateur
    Jacques Cartier, chargé de mission foad, Académie de Besançon

Vous trouverez le diaporama de notre intervention à l’adresse :
http://www.jacquescartier.net/preao/intervention_univ_ete_poitiers_cned.htm

Nous avons bâti notre propos sur le dispositif « Soffia » que nous venons d’ouvrir aux apprenants.
Voir notre billet du 21 août dernier : « 
La formation Soffia en cours de conception« .

La taxonomie de Bloom

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Il n’est pas toujours aisé pour le formateur de bien analyser le type de connaissances qu’il souhaite faire acquérir à ses apprenants.

Sont-elles d’ordre cognitif, psychomoteur, affectif ?

Sont-elles de même niveau : connaissance, compréhension, application, analyse, synthèse, évaluation ?

La taxonomie de Bloom aide ainsi le formateur à mieux adapter les activités qu’il propose en fonction des domaines et niveaux de compétences qu’il aura identifiés.

Lucie Audet aborde ce sujet de façon claire :


Lucie Audet sur : http://archives.refad.ca/nouveau/guide_formateurs_FAD/guide_formateurs_FAD.html#3_0

Bonne réflexion !

Salon Educatice : le projet

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Notre Académie participe au projet « Enseigner pour le futur – Parcours de formation en ligne« .

Vous trouverez des informations utiles sur le site http://www.educatice.com/ à l’occasion du Salon professionnel des usages et applications des Technologies de l’Information et de la Communication pour l’Enseignement.

Du mercredi 15 au vendredi 17 novembre 2006 – Paris-Expo, Porte de Versailles

Lu sur le site :

« Des parcours de formation en ligne pour accompagner l’essor de l’usage des TICE en classe et développer avec les enseignants des habitudes de travail collaboratif.

A l’occasion d’Educatice et pour permettre au public de découvrir ce projet, deux ateliers seront proposés :

Le premier offrira la découverte « d’Enseigner pour le futur – Parcours de formation en ligne« , le second celle d’un parcours de Géographie portant sur « L’utilisation du Mind Mapping dans l’organisation d’un voyage de classe« .

Nous vous invitons à compléter votre inscription au salon Educatice en participant à l’un de ces deux ateliers d’une heure qui se dérouleront durant les trois jours entre 10h30 et 17h30.

A la suite d’une étude de faisabilité conduite par le Ministère de l’éducation nationale et les académies fin 2005, le projet « Enseigner pour le futur – Parcours de formation en ligne » est entré dans sa phase d’élaboration.

Des représentants de 10 académies* volontaires sont associés à la structure support (CNED), à des experts des TICE et de la formation d’enseignants, et de la société Intel, pour mettre en œuvre l’ingénierie pédagogique, administrative et technique.

Le projet a pour but la conception et la mise en oeuvre d’un dispositif de formation-action destinés aux enseignants en poste. Sous la responsabilité des académies, les enseignants auront accès à une offre de formation sur les thèmes de l’intégration des TICE dans leurs pratiques professionnelles en classe. Il vise aussi à développer des habitudes de travail collaboratif dans une perspective de développement professionnel en « continu ».

Ce projet, mené en partenariat avec la société Intel, s’inspire du projet existant en Allemagne depuis trois ans.

« Enseigner pour le futur – Parcours de formation » en ligne offre une approche constructiviste de développement des compétences, dont certaines relèvent du C2i2e (1), à travers des « parcours de formation » basés sur la production collaborative de séquences ou d’activités pédagogiques s’appuyant sur des ressources. Cette approche est mise en oeuvre sur une plateforme nationale de travail à distance offrant les outils et ressources nécessaires.

Dans le paysage de la formation continue des enseignants, ce dispositif est, dans sa conception, innovant à plusieurs titres : articulation d’une dimension nationale avec les dimensions académiques habituelles, intégration réciproque de la formation et de la pratique professionnelle, mise à distance articulée au travail en présentiel, travail collaboratif et en équipe, place des ressources, évaluation intégrée.

Contact :
Ministère de l’éducation nationale : Annie Le Gouriérès et Claude Bertrand
Contact Intel : François Ledoux

* Besançon, Clermont-Ferrand, Corse, Créteil, Grenoble, Lille, Martinique, Nancy-Metz, Strasbourg, et Toulouse »

1. Certificat informatique et internet : visualiser le référentiel C2i 2e

 

Les publics et les effets de la certification du B2i

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Le bureau de la formation des adultes du ministère de l’éducation nationale vient de réaliser une étude auprès des publics bénéficiaires du B2i et commanditaires de formations dans le champ des TIC.

Il est intéressant de noter dans cet article que de nombreux parents qui ont suivi cette formation mettent à profit leurs compétences en utilisant des applications TIC pour faire du soutien scolaire à leurs enfants …

>>>>> Pour lire l’article sur le site d’Algora <<<<<

Rapport sur le développement des tic dans l’Éducation nationale

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Sur le site Educnet à l’adresse
http://www2.educnet.education.fr/plan/politique/priorites-tice
un rapport sur le développement des tic dans l’Education nationale est mis à disposition.

La mesure 11 préconisée par les auteurs du document a retenu tout particulièrement notre attention :

Mesure 11

Afin de privilégier de nouvelles modalités de formation continue (alternant présence et distance) et le travail collectif des enseignants, pour valoriser les usages professionnels des TIC, la lettre de cadrage des plans de formation continue des enseignants demandera aux recteurs de :

promouvoir dans chaque académie la mise en place d’un portail de la formation à distance pour l’ensemble des actions de formation continue, afin de privilégier les nouveaux outils de communication et de travail collectif dans tous les domaines disciplinaires, transversaux et TIC,

– proposer à l’ensemble des enseignants de valider (VAE) ou d’acquérir le C2i niveau 2 enseignant avec priorité aux enseignants maîtres formateurs du 1er degré et aux candidats à ces postes, aux coordinateurs des TIC et aux conseillers pédagogiques des 1er et 2nd degré,

– favoriser l’accès aux missions de conseil, de formation et d’encadrement des enseignants ayant le C2i niveau2 enseignant (GRH valorisant les personnels ayant des compétences professionnelles TIC),

– prendre en compte le B2i chaque fois que possible, dans les stages de formation continue des enseignants du premier comme du second degré (sans oublier les stagiaires en situation).

Mais l’usage des tic ne se limite pas à la foad, lisez le rapport dans son intégralité (37 pages) !

 

Le pôle national de compétences e-learning

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Créé fin 2003, le pôle national de compétences e-learning est hébergé au SIGAT (académie de Toulouse) et conduit par le bureau STSI-A1 (Service des Technologies et des Systèmes d’Information) du Ministère de la Jeunesse, de l’Éducation, de la Recherche et de la Technologie.

Le pôle offre ses services à tous les personnels de l’Éducation Nationale, avec une triple vocation :

  • Hébergement et exploitation de plates-formes de formation
  • Conseil en ingénierie de formation
  • Création et médiatisation de contenus de formation.

Depuis plus de 2 ans, plusieurs milliers de personnes ont utilisé les dispositifs du pôle de compétences à divers titres :

En tant que formateurs :

  • Conception et animation de classes virtuelles
  • Accompagnement (tutorat) de programmes de formation hébergés sur la plate-forme e-learning LLMS
  • Création et suivi d’espaces collaboratifs
  • Participation à des sessions de formation de formateurs animées par le pôle (méthodologie foad, recommandation SCORM, etc…)

En tant qu’apprenants :

  • Consultation des contenus de formation et communication avec leur tuteur (via la plate-forme e-learning LLMS)
  • Participation à des sessions de classes virtuelles
  • Consultation de sites collaboratifs

Pour en savoir plus sur les services offerts par le pôle de compétences e-learning :

 

Intervention de Lucie Audet

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Dans un billet du mois de mai nous vous avons parlé du travail de Lucie Audet intitulé « Pour franchir la distance«  (2).

Lucie Audet nous fait parvenir le texte ci-dessous pour ajouter un commentaire à notre billet. Nous plaçons ce texte sous forme de billet pour qu’il soit plus visible par nos lecteurs et rende ainsi la publication de commentaires plus aisée :

Merci, monsieur Cartier, de votre commentaire. J’espère que le guide, que j’ai rédigé à l’intention des formateurs canadiens pour le Réseau d’enseignement francophone à distance (REFAD), pourra être utile à tous ceux qui s’intéressent à l’utilisation des technologies en enseignement.

J’ai parcouru les différentes rubriques de votre blogue et j’ai trouvé particulièrement stimulante la question posée dans le billet « Utiliser un blog_? » : « Le blog, une solution sans problème ? ». Elle situe bien ce qui me semble un des principaux problèmes de l’utilisation de la technologie en formation : éblouis par l’attrait de la technologie, on oublie trop souvent qu’elle n’est qu’un outil et que, dans le cas d’une formation, à distance ou en présence, cet outil doit être mis au service d’une intention pédagogique. En d’autres mots, les outils technologiques ne peuvent être une solution que dans la mesure où le « problème » a d’abord été défini.

À titre d’exemple, il ne viendrait probablement à l’idée de personne d’entrer dans sa classe, de s’asseoir et de dire simplement à ses étudiants : «maintenant, discutez !». Il s’ensuivrait sans doute un long silence puis de nombreuses questions comme : «oui mais, sur quoi ?» «dans quel but ?» «de quelle façon ?». Il est aussi probable que, à moins d’enseigner l’improvisation, l’apprentissage qui en résulterait serait limité. Pourtant, n’est-ce pas très semblable à ce que fait un professeur lorsqu’il ajoute simplement un blogue, un forum ou une salle de clavardage (chat) à son cours, sans avoir d’abord défini l’objectif ou les modalités d’utilisation de l’outil ? En classe, nous avons appris qu’il faut présenter le sujet d’une discussion, formuler des questions, stimuler la participation, gérer les droits de parole, réagir aux contributions, les évaluer, etc. La contribution du formateur n’est pas moins importante à distance.

Si un des écueils de la formation à distance est de sur-estimer les différences entre formation en présence et à distance au point d’oublier que cette dernière nécessite aussi l’application de principes pédagogiques reconnus, comme le développement d’activités dont les objectifs pédagogiques sont clairs et significatifs, l’autre est de sous-estimer ses différences. Par exemple, n’est-il pas courant de sous-estimer l’effort supplémentaire de planification, de rédaction ou de soutien qu’elle nécessite ou, pour revenir au billet « Utiliser un blog ? », les compléments de décharge qui devraient l’accompagner ? Le diagnostic que vous en faites est-il semblable ?

C’est la raison pour laquelle j’ai structuré le guide « Pour franchir la distance » en fonction des similitudes et différences entre les deux types de formation, qui me semblent correspondre aux deux grandes catégories de problèmes que rencontre la FAD

J’espère que vous serez nombreux à lire le guide, à l’utiliser et à me faire part de vos commentaires.

Lucie Audet
Réseau d’enseignement francophone à distance du Canada (REFAD : http://www.refad.ca).

Lucie Audet est spécialiste en communication. Elle est titulaire d’une maîtrise en technologie de l’information ainsi que d’une maîtrise en science politique. Ses recherches ont surtout porté sur l’utilisation d’Internet comme outil de collaboration et de consultation, sur l’analyse des politiques de communication et sur les mécanismes de participation des publics.
Formatrice et consultante, elle a participé au développement de plusieurs environnements d’apprentissage informatisés. Elle a aussi travaillé au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), où elle a acquis une connaissance approfondie des réseaux de télécommunication canadiens et à la Télé-université, où elle a participé à la mise en place de réseaux de travail collaboratif internationaux.