Environnement Numérique de Travail et intelligence du réseau

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L’intelligence du réseau se situe aux extrémités du réseau et non au cœur. Ce principe est évoqué dans un rapport du Conseil National de la Recherche américain (NRC, « National Research Council »).

« Visant à la simplicité et à la flexibilité, le principe (du end to end) considère que le réseau doit fournir un service de base – le transport de données – et que l’intelligence, à savoir le traitement de l’information nécessaire pour proposer des applications, doit être située dans les appareils en lisière (aux « bouts ») du réseau, ou à proximité de ses extrémités. » Cité par Lawrence  Lessig (1)

Ce principe d’un réseau service peut être appliqué dans le cadre d’un environnement numérique de travail. A côté des services utiles à l’institution (éducative par exemple : cahier de textes, carnet d’appels, …) des services sont proposés aux personnes qu’elles peuvent ou non valider en fonction de leurs besoins. On peut imaginer par exemple que l’ENT propose à l’enseignant des outils auteur pour préparer et mettre en ligne ses cours, préparer des activités individuelles et collectives pour ses élèves. Et aussi des outils de communication (courriel, plate-forme synchrone, …) intégrés à l’ENT pour les besoins de communications entre enseignants, entre enseignants et élèves.

Ainsi cet outil imposé à tous peut permettre aux usagers de retrouver le end to end et laisser libre cours à l’intellignence du réseau. L’architecture (l’ENT) laisse libre cours à l’innovation.

Lawrence Lessig cite Tim Bernes-Lee :  (2)

« Conceptuellement, si le Web était destiné à devenir une ressource universelle, il devait pouvoir se développer sans entraves. Techniquement, il suffisait d’un seul point de réglementation centralisée pour que ceci devienne rapidement un goulot d’étranglement limitant le développement du Web, et le Web ne pourrait jamais se développer. Il était très important qu’il soit incontrôlable. »

Il en va certainement de même pour une plate-forme de formation ouverte et à distance. Doit-on tout régler au « millimètre » et ainsi confiner l’apprenant dans un espace ne laissant pas place à l’innovation. Ne devrait-on pas, au contraire, imaginer l’ouverture de l’environnement vers l’extérieur du réseau ?

Au formateur d’imaginer dans son projet pédagogique les « end to end » utiles !

(1) page 45 – (2) page 49

Lessig, L, (2005), L’avenir des idées, Lyon, Presses Universitaires de Lyon

 

Une réflexion au sujet de « Environnement Numérique de Travail et intelligence du réseau »

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