Conte pour un formateur occasionnel – Scène 19

J’anime ce jour une formation dont le thème est « Le numérique et la communication dans mon activité professionnelle ».

Dix personnes participent à ce stage. Une petite enquête avec des réponses à main levée donne les informations suivantes :

Tout le monde,

– dispose d’un téléphone portable de type smartphone ;

– utilise un appareil photo numérique (et celui du téléphone) ;

– possède au moins un ordinateur à la maison (plus une tablette) ;

– est connecté à Internet ;

– huit personnes sur dix ont un compte Facebook.

La moyenne d’âge du groupe est d’environ 35 ans. Ceci explique peut-être cela.

Lorsque j’évoque le courriel, personne ne connaît l’existence de la nétiquette. Néanmoins tout le monde semble avoir une bonne pratique de ce moyen de communication et évite de l’utiliser pour un usage personnel (messagerie professionnelle).

Chacune et chacun semble manier son réseau social avec dextérité, au niveau procédural mais aussi en préservant son identité.

Nous abordons alors la notion d’identité numérique.

La notion de pseudo (d’avatar) semble méconnue. Pourquoi donner toujours sa « vraie » identité. Nous avons des identités numériques !

La notion de nom de domaine est peu connue. Les personnes présentes sont salariées et cette identité numérique majeure n’est pas dans leur préoccupation. Néanmoins une participante souhaite créer sa micro-entreprise à moyen terme et perçoit vite l’importance de se doter d’une telle identité.

Certains stagiaires animent des ateliers informatiques sur le lieu de travail. Ils se posent la question d’un lieu d’écriture pour leurs usagers. Sur un réseau social, sur un blogue ? J’explique par un exemple sur mon blogue que je suis un journaliste à part entière avec ses droits et ses devoirs et que je suis responsable des commentaires.

Je prends l’exemple d’un billet que j’ai écrit en 2005 : http://carter.blogg.org/un-camp-dans-la-montagne-a115624482. Je fais réfléchir le groupe sur cet article sensible et sur le fait que je valide moi-même les commentaires.

J’invite ces animateurs (futurs ?) à peaufiner leur projet d’écriture :

– écrire des billets sur leur propre blogue pour se familiariser avec l’outil et l’écriture en ligne ;

– obtenir l’aval de leur hiérarchie et se placer dans une dynamique de projet avec les personnes dont elles ont la responsabilité dans leur atelier ;

– être au fait du droit à l’image et du droit d’auteur pour ne pas se trouver en porte à faux et mettre ainsi en cause leur employeur.

En fait, pratiquement tous les présents travaillent en réseau sur leur lieu de travail. L’activité quotidienne passe par le numérique. Tout est écrit… et les écrits restent.

Il semble ainsi important que chacun cultive son identité numérique professionnelle mais aussi publique et citoyenne.

À suivre !

Jacques Cartier – www.jacques-cartier.frwww.espace-formation.eu

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