Du blogue au livre

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Image en CC0

Depuis de nombreuses années, j’écris de façon régulière sur mon blogue « espace-formation.org« .

C’est un endroit privilégié pour évoquer sa pratique pédagogique, la questionner, la remettre en cause.

L’idée m’est venue récemment à l’esprit de faire un ouvrage papier avec ces écrits en ligne. Quand je dis papier, j’inclus aussi les versions numériques en PDF et EPUB.

Vous vous dites alors que faire un livre, ça doit être galère, coûter cher, … Vous auriez tendance à abandonner avant d’avoir fait le premier pas.

De nombreux éditeurs en ligne vous aident à franchir le Rubicon. Vous leur soumettez votre manuscrit, une semaine ou deux se passent, puis on vous donne une réponse positive et négative.

Si elle est positive, vous entrez alors dans le vif du sujet !

Vous allez commencer par signer un contrat en bonne de due forme : lisez-le bien et soyez vigilants sur votre droit d’auteur et les conditions financières de vente de votre production. Si vous connaissez bien un libraire, demandez-lui conseil sur les contenus de ce document qui, une fois signé, va vous engager pour un certain temps.

Vous passez à la phase corrections utiles après relecture : engagez vos amis et proches dans cette activité. En effet, on laisse toujours des coquilles malgré lectures et relectures.

Vous allez trouver des phrases bancales, des redites, des mots disparus, des inversions de lettre (fromation au lieu de formation !), … Ce moment est assez long à réaliser, mais c’est un passage obligé. Attention à la tendinite à l’épaule droite car vous tenez mal votre souris !

Vous avez le droit à un ou deux envois de votre manuscrit corrigé. Après, chaque modification sera payante. Soyez vigilant, car la stratégie de l’éditeur (on peut le comprendre) est de vous proposer des options payantes nombreuses et variées :

    • une couverture stylisée
    • une publicité sur les réseaux sociaux
    • une version epub diffusée par de grands groupes (Amazon, Fnac, …)

 

Réfléchissez à ce que vous allez choisir et regardez si votre porte monnaie le permet !

Alors vient le moment du premier exemplaire papier que vous avez entre les mains ! Oui, vous êtes un peu fier de feuilleter ce livre émanation des articles de votre blogue !

Bon, d’accord, le vendre, c’est pas gagné. Comment faire votre promotion ?

Une vidéo sur les réseaux sociaux par exemple :

Et un courriel à vos amis, vos contacts professionnels annonçant la publication en version epub :

Courriel récent :

« Certes, la version papier est disponible !

Mais vous préférez peut-être la version Kindle !

C’est possible de vous la procurer sur :

Amazon : https://tinyurl.com/yad2tuqd

Fnac : https://tinyurl.com/yau54e5n

Leclerc : https://tinyurl.com/ya6ylsts

Cultura : https://tinyurl.com/ycnxz2u6

Leslibraires.fr :https://tinyurl.com/y9dyzf4v

Furet du nord : https://tinyurl.com/ybz3aape »

Vous allez démarcher les libraires de votre ville, participer à un salon du livre, …

J’en suis là, mythe de Sisyphe ou quête du Graal ?

Bien à Vous,

Jacques Cartier – www.jacques-cartier.frwww.espace-formation.euwww.espace-formation.org

Publication de mon livre

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Bonjour à Vous,

Je suis heureux de vous annoncer que mon livre Itinéraire numérique d’un formateur d’adultes ou Le Voyage d’un saltimbanque funambule est maintenant publié et mis en vente sur Edilivre.

Vous pouvez vous le procurer dès maintenant en version papier ou numérique (format .pdf) à cette adresse :

Lien : https://tinyurl.com/y85uxzdy

D’ici 60 jours, il sera mis en vente aussi en version « epub » sur les principaux libraires en ligne à savoir Fnac.com, Chapitre.com, Amazon… En parallèle son dépôt sera réalisé par l’éditeur à la BnF.

De plus, tous les libraires de France, Suisse et Belgique pourront également le commander à travers Dilicom ou directement auprès d’Edilivre.

Bien à Vous,

Jacques Cartier – www.jacques-cartier.fr – www.espace-formation.eu

Livre de chevet

Intinéraire numérique d'un formateur d'adultes

Bonjour à Vous,

Et si vous preniez mon ouvrage en ligne comme livre de chevet ?

Son titre est « Itinéraire numérique d’un formateur d’adultes ». Vous allez voyager avec moi sur une vingtaine d’années à propos du travail quotidien de consultant que je fais et d’enseignant que j’ai été.

Bienvenue dans ce périple : http://jacques-cartier.fr/itineraires/itineraire_numerique_formateur_adultes.pdf

Bien à Vous,

Jacques Cartier

www.jacques-cartier.fr – espace-formation.eu

Écrits en ligne

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Image en CC Paternité sur Pixabay

Bonjour à Vous,

Chroniqueur blogueur pour lewebpedagogique.com, je vous indique le lien vers mon dernier article concernant « La solitude du pédagogue » :

Lien : http://lewebpedagogique.com/2018/01/12/solitude-du-pedagogue/

Lien vers tous mes billets chez ce prestataire : http://lewebpedagogique.com/?s=www.jacques-cartier.fr

Et un lien vers mon ouvrage numérique  » Itinéraire numérique d’un formateur d’adultes » (en Creative Commons) revu et corrigé ces jours-ci :

Lien : http://jacques-cartier.fr/itineraires/itineraire_numerique_formateur_adultes.pdf

Bien à Vous,

Jacques Cartier – www.jacques-cartier.frwww.espace-formation.eu

Conte pour un formateur occasionnel – Scène 28

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Image en CC Paternité sur https://commons.wikimedia.org/wiki/File:L%27Hermione_toutes_voiles_dehors_(20458559311).jpg

 « Dérapé ! La grand-voile et le génois sont bordés pas à pas au winch. Le voilier quitte le mouillage bâbord amures, au près bon plein. Nous reprenons du hale-bas de bôme, choquons un peu de grand-voile et nous voilà faisant route au 180. Le vent est établi à force 3 ce qui nous donne facilement un 6 nœuds. Les écoutes sont lovées dans le cockpit, les pare-battages rangés. Nous lofons un peu pour faire route sur un amer qui va nous permettre de faire du homing. Nous pourrons alors abattre en grand, peut-être en empannant, si le vent et la mer le permettent. J’apprécie ce nouveau bateau sans bastaques, virements et empannages sont plus simples à manier. Il est ardent, le barreur est vigilant pour ne faire finir bout au vent… »

Je suis un passionné de voile. Ce paragraphe est parlant pour moi et me rappelle de nombreuses situations vécues en croisières à la voile et sur mon voilier actuel « Pen Guen ». Mais, vous n’êtes pas marin, vous avez d’autres passions. Ce paragraphe est certainement « du chinois » pour vous. Il y a un nombre important de mots que vous ne connaissez pas !

En va-t-il de même avec l’utilisation du numérique dans la pratique du formateur ? Je fais un test :

« Tu te connectes avec Firefox de préférence. Si tu es dans l’établissement de formation Untel, vérifie tes réglages car il y a un proxy et je ne suis pas sûr qu’il soit en DHCP. Leur plateforme est Moodle en version 3.1. Tu devrais avoir le statut « enseignant » dans le cours. C’est conseillé de déposer les fichiers en .ODT, .DOCX et .PDF.Si tu scénarises un peu plus avant, la plateforme accepte le format SCORM 1.2. Ce sera simple pour toi de déposer l’archive .ZIP. L’accès à tes parcours sera parfois lent car la bande passante n’est pas terrible. Les apprenants ont tous un login et un password (connexion SSL) fourni par l’ENT de la maison… »

Pour que le formateur entre dans une dynamique de l’utilisation du numérique, quelles sont les compétences de départ nécessaires ?

Doit-il être un utilisateur quotidien de son ordinateur ? Utiliser la messagerie, naviguer sur la Toile, gérer son compte en banque, acheter en ligne, communiquer en synchrone. Doit-il être compétent dans l’utilisation de logiciels, comme une suite bureautique par exemple ?

On peut parler de « Littératie numérique ». Pour fouiller cette notion complexe, je vous renvoie sur le site canadien « HabiloMédias » (Le centre canadien d’éducation aux médias et de littératie numérique) à l’adresse suivante :

Bien à Vous,

À suivre !

Jacques Cartier – www.jacques-cartier.frwww.espace-formation.eu

Conte pour un formateur occasionnel – Scène 27

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Source en CC0 sur https://pixabay.com/fr/smartphone-prise-de-vue-mobile-570511

Les usages du smartphone se développent à la vitesse grand V. Il suffit de lire le baromètre du numérique pour voir cette évolution (révolution ?) : https://www.arcep.fr/uploads/tx_gspublication/barometre_du_numerique-2017-271117.pdf

Je m’aperçois que mon utilisation quotidienne de cet outil prend de plus en plus le dessus sur l’utilisation de mon ordinateur portable. Comme Vous, je consulte mes courriels, la météo car j’habite à 900 m d’altitude et la neige arrive, la presse, … Lorsque je vais dans mon sous-sol, la fonction lampe me rend bien des services. La boussole aussi parfois lors de mes randonnées, …

Bref, la liste est longue !

J’utilise comme formateur consultant plusieurs plateformes de formation. Elles sont programmées pour un affichage smartphone. Je peux ainsi consulter facilement les contenus des cours, écrire un message dans un forum, …

Malgré tous ces usages qui traversent toute la société, on voit poindre (à nouveau) l’interdiction de ce mini-ordinateur à l’école. Mais pourquoi ?

J’ai eu, comme professeur de collège, à intervenir une fois avec un jeune élève de quatrième qui écrivait un SMS en cachant son appareil sous sa table de classe. Je lui ai demandé de finir son message et de ranger son téléphone.

Interrogeons-nous quelques instants sur les utilisations pédagogiques de cet outil que pratiquement tous les élèves ont en main :

– Prendre des photos que l’on inclut dans une présentation faite devant le groupe classe ;

– Insérer des vidéos sur la façon d’utiliser en sécurité la perceuse de l’atelier ;

– Enregistrer des commentaires réflexifs en audio suite à une recherche faite sur Internet ;

– Visualiser le contenu du cours déposé sur l’espace numérique de travail depuis son domicile (ou ailleurs) et interagir dans un forum à thème ;

–  …

J’arrête là ce listing incomplet des possibles pour dire qu’il serait dommage de se passer d’un tel moyen de parfaire ses propres apprentissages.

Quelques consignes simples suffisent à gérer les usages :

– Mettre son appareil en mode vibreur ;

– Répondre à un message durant le temps de récréation ;

–  Apprendre à respecter, avec l’aide de ses professeurs, le droit à l’image ;

– …

Ce sont des apprentissages qui font partie des référentiels nationaux du B2i (Brevet Informatique et Internet école, collège, lycée) et aussi du C2i (Certificat Informatique et Internet) au niveau de la licence à l’université.

Ne faut-il pas vivre avec son temps ?

Bien à Vous,

À suivre !

Jacques Cartier – www.jacques-cartier.frwww.espace-formation.eu

Conte pour un formateur occasionnel – Scène 26

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Source en CC0 : https://pixabay.com/fr/dactylographie-travail-690856/

Sous-titre : « Formation entièrement à distance, vue de l’esprit ? »

Bonjour à Vous,

Je souhaite vous faire part d’une réflexion à propos du montage d’une formation entièrement à distance concernant l’utilisation du traitement de texte.

Document à télécharger : traitement_texte_ce_meconnu.pdf (en Copyright)

Préambule

J’observe dans mes animations pédagogiques, en France et ailleurs, que la quasi-totalité des personnes utilise le traitement de texte comme une machine à écrire.

Presque personne n’utilise les automatismes propres à ce logiciel qui « traite de l’information ». Combien ai-je rencontré de jeunes doctorants ou docteurs qui ont tapé leur thèse « à la main » sans que, par exemple, la table des matières ne se génère automatiquement !

Au lieu que le mémoire ou la thèse soit un moment privilégié de la fin d’un cursus d’études, que la rédaction du rapport d’activité soit un moment d’expertise pour la (le) secrétaire dans une entreprise, cette époque se transforme parfois en véritable calvaire.

Principe de la modalité ouverte et à distance

Le stage en salle (15 personnes, 15 ordinateurs, un formateur volontaire mais un peu dépassé par les demandes d’aide) ne semble pas répondre aux besoins. Je pense qu’il faut individualiser, travailler sur les documents de la personne en l’accompagnant au plus près.

Le tout distance est ainsi la modalité qui semble la plus pertinente :

– Ouverture permanente au dispositif ;

– Choix d’un quota d’heures d’accompagnement modulable en fonction des besoins ;

– Individualisation du parcours, travail sur les documents gérés par la personne au quotidien ;

– Pas de déplacement ni d’hébergement ;

– Clientèle non limitée à un territoire géographique réduit. (Public francophone ou non)

On peut imaginer écrire le parcours en anglais (ou autres langues) pour augmenter le nombre possible de personnes intéressées.

Réflexion sur le rôle du formateur accompagnateur

– Il met à disposition des contenus qu’il a conçus et qui sont les éléments théoriques fondamentaux ;

Ces ressources restent sa propriété ou sont cédées à l’organisme de formation qui les place sur sa plateforme.

– Il accompagne chaque apprenant (avec ses outils de communication et/ou ceux de l’organisme de formation) sur une durée déterminée et sur la base d’un quota d’heures acheté à l’organisme de formation.

L’organisme finance uniquement l’accompagnement du formateur, s’occupe de la gestion des inscriptions et des aspects financiers.

Exemple de formation possible

J’ai produit un parcours sur Word que je vous place en lien dans lequel la vidéo prend une grande place pour aider l’apprenant à comprendre les notions essentielles.

Ce parcours est sous CopyRight.

Remarque : je suis en train de finaliser un parcours du même type « Document long et complexe avec Word » et un autre d’initiation à Excel.

Je reste à votre disposition pour évoquer la mise en place éventuelle par vos services, votre centre de formation, votre université, votre école, …, d’un parcours de ce type.

Bien à Vous,

À suivre !

Jacques Cartier – www.jacques-cartier.frwww.espace-formation.eu

Conte pour un formateur occasionnel – Scène 25

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Image en CC0 sur https://pixabay.com/fr/travail-travailleurs-les-hommes-384745/

En lisant des ouvrages, en surfant sur la toile, en rencontrant des formateurs et des responsables d’organismes de formation, je relève que la modalité hybride en formation a le vent en poupe.

Introduire ainsi du distant nécessite un peu de réflexion, une bonne dose de travail, bref un peu de formation !

Mais comment former un grand nombre de formateurs à cette modalité ? Difficile de monter des stages présentiels par groupes de 12 personnes, combien de temps cela va prendre ? Quels coûts induits ?

Et puis former les personnes à l’hybridité, ne faut-il pas le faire en hybride ? Ou en tout distance si les personnes sont très éloignées ou empêchées.

Je réfléchis ainsi à un dispositif de formation à l’hybridité qui soit souple, ouvert en permanence, dans lequel on puisse s’inscrire en choisissant un nombre d’heures de participation, un « pack » accompagnement de 5 heures ou dix heures (ou plus si affinité), une possibilité d’intégrer une communauté d’apprentissage de formateurs venant de divers horizons, …

J’ai fait une simulation en écrivant un parcours document de travail que vous trouverez à cette adresse : http://jacques-cartier.fr/parcours_hybride/ .

Si cette idée vous intéresse, n’hésitez pas à me contacter pour échanger et/ou mettre en pratique ce projet.

À suivre !

Jacques Cartier – www.jacques-cartier.frwww.espace-formation.eu

Conte pour un formateur occasionnel – Scène 24

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Paternité Certains droits réservés par mathias_poujol_rost

Mon formateur préféré (Jacques Cartier) nous a fait un exposé débat / dialogue sur la notion d’identité numérique.

J’avoue, qu’auparavant, je ne m’étais pas trop posé la question de mon identité numérique. J’avais des inquiétudes diffuses sur les traces que je laissais sur la Toile comme tout le monde. J’y pensais un moment et puis j’oubliais…

« J’y pense et puis j’oublie, c’est la vie, c’est la vie » : je pense à la chanson de Jacques Dutronc « Et moi , et moi et moi » de 1966 : https://www.youtube.com/watch?v=FIzLbXz5Au4

Cet exposé est venu me requestionner sur le fond des choses. Notre formateur nous a laissé son diaporama sous forme de vidéo sur YouTube à cette adresse : https://youtu.be/mMKS0X0YNZM.

J’aime bien cette idée d’identités multiples en fonction de ce que je pratique sur la Toile.  A des moments je suis vraiment moi-même ; à d’autres j’apparais sous la forme d’un avatar ou d’un pseudo.

Et puis cette notion d’extimité. Intéressant comme concept par rapport à l’intimité. Il faudrait peut-être former nos adolescents à cette notion. Ils sont en première ligne lorsqu’ils créent leur Facebook et commencent à publier des posts.

Savent-ils qu’ils sont des journalistes à part entière sur leur blogue ? Et qu’ils sont responsables des commentaires publiés par les internautes ?

Mais, le mieux, c’est d’écouter le Jacques ! Je vois qu’il utilise de plus en plus sa chaîne YouTube !

Motivé notre Jacques !

À suivre !

Jacques Cartier – www.jacques-cartier.frwww.espace-formation.eu

Conte pour un formateur occasionnel – Scène 23

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Source : image en CC0 sur https://pixabay.com/fr/labyrinthe-probl%C3%A8me-perplexit%C3%A9-257509/

« Si j’avais su, j’aurais pas venu ! » (1)

Vous avez en mémoire cette phrase du petit Gibus, héros de « La guerre des boutons » de Louis Pergaud publié en 1912.

Figurez-vous que j’ai animé une formation et que « si j’avais su, j’aurais pas venu ! » !

Je m’explique, rassurez-vous !

Il s’agissait de présenter à un groupe de formateurs le fait que la formation continue dans leur institution allait prochainement passer en hybride, mélange de présence et de distance.

Des réactions plus ou moins vives ont commencé à fuser :

–         « La formation, c’est en présence » ;

–         « On doit être avec les personnes dans une salle » ;

–         « Notre mission, c’est un contact direct (physique) avec les collègues » ;

–         « Tu nous la joues à Bisounours » ;

–         …

Bon, il a fallu argumenter patiemment pour que le public réticent daigne ne serait-ce que se poser des questions.

Au fil de la formation de deux jours, les difficultés ont persisté :

–         À propos du droit d’auteur : « Ils n’ont qu’à pas mettre des images sur Internet s’ils ne veulent ne pas qu’on les utilise » ;

–         Et Toi, on te voit partout sur Internet !

–         …

Bref, vous imaginez comme j’ai été sur le grill pendant quarante-huit heures !

Mais bon, ce stage s’est déroulé il y a déjà environ sept ans. Depuis, les réactions ne sont plus les mêmes.

Les personnes, aujourd’hui, évoquent le fait que « il faut vivre avec son temps », « c’est dans l’ordre des choses », « il faut faire avec », …

Le numérique a tellement envahi les sphères professionnelle et privée que personne ne rechigne maintenant à utiliser le numérique en formations initiale et continue.

J’ai encore remarqué cette semaine en animant un stage que rares sont les personnes en blocage total avec l’utilisation des technologies numériques.

J’ai noté même souvent une grande dextérité à chercher, fouiner, tester, trouver d’autres portes d’entrées. Comme si la Toile conférait à chacune et chacun une sorte de philosophie du labyrinthe.

Comme si, naufragés d’un navire à voile du dix-huitième siècle, ces marins du web étaient capables de construire un radeau, de se situer avec les étoiles, d’organiser la vie à bord de ce navire de fortune.

Et si la Toile « boostait » l’intelligence !

(1)   Mon correcteur d’orthographe / grammaire voit rouge.

À suivre !

Jacques Cartier – www.jacques-cartier.frwww.espace-formation.eu