Conte pour un formateur occasionnel – Scène 16

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Source en CC Paternité Partage à l’identique : https://www.flickr.com/photos/cblue98/7870958612/sizes/m/

L’organisme de formation de mon entreprise vient de publier le nouveau catalogue des formations pour l’année à venir.

Je ne suis pas très étonné de voir que plusieurs formations ont trait à l’utilisation du numérique dans l’action pédagogique du formateur. Une amie, rencontrée récemment et qui bosse dans un organisme de formation, m’a confié que les appels d’offres auxquels elle répond stipulent, pour la plupart, que la formation sera en modalité hybride. Pour les béotiens, cela signifie que cinquante pour cent (50 %) du dispositif peut se dérouler à distance.

C’est vrai que cela change la donne car, quid des activités à mener à distance ? Que fait le formateur, que font les apprenants. J’ai besoin d’y voir plus clair.

Je me suis inscrit à une formation qui vise à utiliser une plateforme de formation. Mes gamins au lycée et au collège utilisent Moodle (1). Je les vois bosser sur cet espace numérique de travail. L’enseignant dépose son cours, les élèves ont ainsi les contenus accessibles depuis la maison. Mais je m’aperçois aussi que mes gosses échangent dans cet espace avec leurs professeurs et leurs camarades de classe dans des forums à thème. Ils ont des travaux à réaliser en classe et à la maison seuls ou en groupe, qu’ils déposent sur Moodle.

Mes enfants ont même un espace disque qui leur est réservé sur lesquels ils peuvent déposer leurs fichiers personnels.

Tout cela est régi par une charte que mes enfants (et leurs parents) ont signé en début d’année. Ils font ça bien dans leurs établissements scolaires.

Je me rends compte que le rôle du prof s’en trouve profondément modifié. Je ne parle pas de l’aspect technique (certes, il faut apprendre à manipuler la bête) mais bien de la nouvelle pédagogie que l’enseignant doit mettre en place.

S’il n’y avait que du téléchargement de fichier, on ne pourrait pas parler d’innovation. C’est dans la communication enseignant/élève(s), élève/élève, que je vois la nouveauté. L’enseignant n’est pas qu’un distributeur de savoirs, il est un assistant de l’apprendre à apprendre.

J’espère que je vais être pris au stage « Utiliser une plateforme de formation ». J’ai vu sur la Toile que l’on peut télécharger le logiciel (c’est un logiciel libre) qui gère la plateforme Moodle et l’installer sur son ordinateur en mode hors ligne. Je vais faire cette installation pour découvrir l’outil.

De plus, j’ai remarqué que cette plateforme est utilisée dans le monde entier par une grande communauté d’utilisateurs qui échangent en permanence. Il suffit de taper sa question dans un moteur de recherche (par exemple : créer un compte utilisateur sur la plateforme) pour tomber directement sur un forum traitant de ce sujet.

En furetant, j’ai trouvé des vidéos super bien faites par un organisme qui s’intitule « Iut en ligne ». Je vous indique le lien : http://public.iutenligne.net/informatique/logiciels/moodle/formation-moodle/

2017-08-31 14_35_29-100 Tuto Iut en ligne

Je crois que toutes ces ressources vont me permettre de vite avancer dans l’apprentissage de l’outil mais aussi dans la création de situations pédagogiques en ligne.

Je viens de voir qu’il existe entre trois et quatre cents plateformes ! Au diable l’avarice !

À suivre !

  • Le mot « Moodle » est l’abréviation de Modular Object-Oriented Dynamic Learning Environment : « Environnement orienté objet d’apprentissage dynamique modulaire ».
    Source Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Moodle

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Conte pour un formateur occasionnel – Scène 14

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Source en CC Paternité Partage à l’identique sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Paphos_Amphitheatre.JPG#filelinks

Bon ça y est ! J’ai reçu une convocation pour animer ma première formation sur une journée.

Pour ne pas que mes stagiaires arrivent le matin en ne sachant pas trop ce qu’ils viennent faire là, j’ai décidé de leur envoyer un courriel une dizaine de jours avant la formation.

Je leur indique ainsi le programme, les horaires, et les invite à travailler sur un premier document que je leur fais parvenir en pièce-jointe.

J’espère ainsi éviter au maximum ce que j’ai souvent vécu en tant que formé, l’arrivée de personnes qui disent au formateur :

« Bonjour monsieur ! J’ai reçu dans mon casier au boulot une convocation pour venir à votre formation. Je ne sais pas quel est son contenu. »

C’est ce qu’on appelle un public désigné. La personne est tenue de participer à la formation. Ce qui explique que, parfois, elle vienne « à reculons ».

Ce public n’est pas facile à gérer. Le formateur essaye tant bien que mal de briser la glace. J’en ai vu se démener comme de beaux diables, d’autres abandonner très vite la partie devant des personnes mutiques. À de rares occasions heureusement, des personnes très limites au niveau politesse.

Et puis, quid des fiches d’évaluation rendues en fin de stage par ce public particulier ? Le mécontentement (endémique) de ces personnes peut se diriger contre le formateur !

J’espère que je n’aurai pas ce type de public ! Je monte assez vite au créneau ! Il va falloir que je me domine un maximum…

J’ai préparé des documents avec mon traitement de texte et mon logiciel de présentation. Pour éviter de rester sur de l’expositif uniquement, certains documents que je propose sont incomplets. Quelques paragraphes et quelques diapos sont à compléter, à modifier par mon public.

En fait, je me rends compte que les outils bureautiques autorisent une participation active des stagiaires. Par exemple, le formateur présente cinq diapositives, les commente avec les personnes. Puis il fournit le fichier et les personnes doivent ajouter trois à quatre diapos en suivant la consigne donnée. On projette les documents finalisés (sur la base du volontariat ?) pour réaliser une synthèse.

Pas bête comme idée (soufflée par le Jacques pour être honnête) ! Je commence à mieux percevoir la façon dont je peux varier les activités que je propose pour maintenir l’attention.

Oui, c’est plus facile de rester campé sur de l’expositif. Notre formateur (Jacques) nous disait que les cours les plus faciles qu’il ait réalisés dans sa carrière, c’était en amphithéâtre devant deux cents étudiants. Exposé à l’aide d’un diaporama, micro-cravate, et hop !

On possède bien son sujet, on est un peu au théâtre. L’acteur déclame son texte, le public écoute (ou fait semblant). Fastoche !

Mais, nous disait-il, après quelques cours, il était perplexe quant à la portée de ce type de prestation. Il a imaginé des solutions pour faire participer ses étudiants qui venaient par petits groupes sur la scène présenter le fruit d’un travail préparé entre deux cours. Beaucoup ont joué le jeu. Et le Jacques de s’asseoir dans l’amphi à côté des étudiants surpris…

Si c’était un lendemain de fête étudiante, il sortait certains de leur sommeil encore un peu alcoolisé !

À suivre !

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Conte pour un formateur occasionnel – Scène 13

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Source en CC 0 : http://www.publicdomainpictures.net/view-image.php?image=166290&picture=&jazyk=FR

Quand je parle à la pose avec mes collègues, tous (filles et garçons) utilisent le traitement de texte et le diaporama dans leur pratique de formateur occasionnel.

Quand on évoque avec notre formateur le temps que l’on passe à fabriquer nos documents (chronophage !) lors de la conception de notre formation, il nous donne une info qui nous scotche !

En quelques minutes, il nous montre que le traitement de texte et le diaporama comportent des automatismes qui améliorent considérablement la rapidité avec laquelle il est possible de réaliser un document un peu sophistiqué. Il parle des styles pour le traitement de texte Word et du masque pour le diaporama PowerPoint.

Remarque en passant : il évoque aussi le logiciel libre « LibreOffice » que peu d’entre nous connaissent.

Il nous donne un lien vers une vidéo d’explication sur la notion de style : https://youtu.be/Rndjd6sFhQU

C’est un peu déroutant tellement cela semble simple à mettre en place. Jacques nous dit que cet apprentissage s’est rarement réalisé car on est passé de la machine à écrire au traitement de texte sans faire le pas du numérique.

Il nous dit que sa mère était secrétaire. Un jour, on lui a déposé un ordinateur sur son bureau et on lui a enlevé sa machine à écrire.

Elle a tapé ses nouveaux documents directement sur son clavier sans passer par la case formation aux spécificités d’un document électronique.

Une vidéo circule sur la toile à ce propos : https://youtu.be/BNy0yQlmFtc

Pour le diaporama, tous mes collègues modifient leurs diapos une par une. Par exemple, il faut changer de police de caractères. Et de sélectionner les zones une par une à la souris, et j’en loupe et je galère !

Jacques nous montre l’utilisation du « Masque des diapositives » qui permet (comme les styles de Word) de changer instantanément le look des diapos.

Il en parle dans une vidéo dont il nous a donné le lien pour la visionner tranquillement à la maison : https://youtu.be/CJ2w6oycxTM

J’enrage un peu d’avoir passé des heures à bricoler mes documents alors que quelques clics suffisent !

Tiens, mes gosses ont souvent des diaporamas à faire pour l’école. Je vais leur en boucher un coin ! Papa, génie de la bureautique !

À suivre !

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Conte pour un formateur occasionnel – Scène 12

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Source en CC0 : https://pixabay.com/fr/personnes-groupe-enfants-2127510/

Je viens de faire mon galop d’essai avec un groupe de jeunes qui bossent pendant les vacances dans mon entreprise. J’avais à leur présenter la boîte dans les grandes lignes sur deux heures.

J’ai passé un sacré temps à la maison pour préparer mon intervention. Mon organisme de formation m’avait fourni un diaporama que j’ai vite trouvé trop lourd et compliqué. Avec plein de schémas sur les aspects organisationnels de différentes branches de l’entreprise.

J’ai pris sur moi d’opérer un tri des diapositives, d’en mettre même certaines de côté.

J’ai essayé de me mettre à la place de ce jeune public que l’on me confiait. J’ai dix ans de plus qu’eux. Je me sens un peu en décalage, Question de génération X, Y, Z ?

J’ai eu un peu à faire le « gendarme » notamment pour gérer le temps de la pause-café. Si je n’étais pas intervenu comme le gardien du temps, je crois qu’on y serait encore devant la machine à café !

Un ou deux m’ont un peu agacé avec leurs smartphones. A pianoter pour envoyer des sms, je suppose. Je vais devoir demander à mes futurs stagiaires de mettre leurs portables en vibreur et d’envoyer leurs messages pendant la pause…

Je m’aperçois vite que je dois donner la parole à telle ou telle personne, sinon il y plusieurs discussions qui s’engagent.

J’étais loin de penser que j’avais tout cela à gérer. Je m’étais focalisé sur les contenus à faire passer et je vois qu’il y a bien d’autres choses à dominer.

Heureusement que j’avais répété la projection de mon diaporama avec ma copine. Elle m’a donné des conseils précieux :

– Tu parles un peu vite ;

– Attention aux « euh » ;

– On ne t’entend pas bien ;

– Tu tournes le dos au public et lis tes diapos ;

– Tu bouges à des moments comme un zombie, c’est épuisant ;

– …

C’est bien d’être conseillé par quelqu’un qui vous observe et vous conseille avec bienveillance. Est-ce que mes stagiaires auront cette ouverture ?

Surtout que je vais former des pairs. On se connaît, on est collègues. D’ici que certains me disent « Comment t’es arrivé à jouer le rôle de formateur ? ». Comment devrai-je prendre cela ? Comme de la curiosité, de l’agressivité, …

Notre formateur a connu ce genre de remarques. Au bout d’un certain temps, face à de telles insinuations, il disait que c’était une « promotion canapé ». Un peu risqué comme attitude !

Un de mes stagiaires me demande de partir plus tôt, car il a un rendez-vous important. J’accepte ?

Ce soir, après mon intervention devant ces jeunes saisonniers, j’ai un peu mal à la tête. Ils m’ont vidé !

Demain est un autre jour !

À suivre !

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Conte pour un formateur occasionnel – Scène 11

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Source : https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Fichier:BloomsCognitiveDomainFR.svg

Suite à notre classe virtuelle, je m’interroge sur la modalité de formation à distance.

Dans notre groupe en présence, des personnes viennent de villes éloignées. Elles voyagent, prennent une chambre d’hôtel, doivent prendre leurs repas dans des restaurants. Tout cela prend du temps et coûte une somme non négligeable.

Et si une partie de la formation se faisait à distance ? En fonction des contenus, on pourrait imaginer par exemple cinquante pour cent en présence et autant à distance. Il y a des contenus qui doivent bien se prêter à la distance : des documents à lire par exemple, des « savoirs savants » à acquérir. Mais pourquoi pas aussi, des activités collaboratives avec production de documents à présenter lors du prochain présentiel.

Je commence à percevoir que l’on peut « jouer » sur cette modalité hybride et inventer un curriculum de formation spécifique. Pour le formateur, cela doit être un challenge intéressant d’imaginer un tel montage pédagogique.

Peut-être que pour un formateur aguerri à la présence, le distant est un moment particulier de questionnement sur sa pratique. Ça doit lui donner un nouveau souffle, un regain d’intérêt pour son métier. Comme pour tout métier, la routine peut s’installer.

J’ai eu récemment à présenter mon entreprise devant un public de jeunes impétrants. On m’avait fourni un diaporama un peu lourd et compliqué. J’ai présenté les diapos imposées et ai eu le sentiment que le groupe s’endormait. Et si j’avais eu l’occasion de faire parvenir à ces personnes un diaporama (ou autre support) en amont par courriel avec un petit questionnement, une demande de synthèse simple à réaliser. Le public ne serait pas arrivé le matin de la formation blanc comme neige sans rien savoir de ce que nous allions traiter. Voilà un apport du distant qui me semble très accessible à mettre en place.

Je me rends compte qu’il est important que j’améliore mes connaissances en pédagogie. Je suis tombé en fouinant sur la toile sur cette vidéo publiée par Sophie Turpaud sur le thème des méthodes pédagogiques : https://www.youtube.com/watch?v=TVR83yX01_w . (Voir son blogue : http://sophieturpaud.com/)

Je ne peux pas rester sur mes intuitions. J’ai besoin d’affiner ce qu’est un objectif pédagogique par exemple. Sophie évoque la taxonomie de Bloom. Au départ j’ai trouvé cela un peu pompeux. Mais, plus j’ai avancé dans le visionnement de la vidéo et plus je me suis dit que je ne pourrais pas faire l’économie de ces apprentissages théoriques. En plus Sophie explique cela très clairement.

La partie de la vidéo concernant les méthodes pédagogiques m’a super intéressé. Sophie évoque :

– La méthode affirmative ou expositive

– La méthode interrogative

– La méthode démonstrative

– La méthode active

Je commence à intégrer l’idée que mon rôle de formateur occasionnel va bousculer un peu ma vie. Et si je reprenais des études ? …

À suivre !

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Conte pour un formateur occasionnel – Scène 10

Via eCollaboration - Salle privée de Jacques Cartier
Source : copie d’écran par Jacques Cartier

Avant le prochain regroupement en présence, la formation se continue à distance. C’est une modalité que je vais découvrir. Nous avons une consigne de travail à réaliser durant cette période. Notre production individuelle sera déposée sur le plateforme une semaine avant le regroupement en salle. Durant cette période distante, notre formateur est à notre disposition pour nous accompagner par téléphone et/ou en classe virtuelle à cette adresse : http://espaceformation.classilio.com/jacques_cartier .

Nous avons fait un test de cet outil en salle. Ça a l’air assez facile à utiliser. Un peu comme Skype. Il me tarde de voir comment le formateur s’y prend pour animer une réunion en ligne !

Mon employeur me donne deux heures par semaine sur mon temps de travail pour participer à cette tâche. J’apprécie ce geste car, si faire de la formation à distance c’est prendre en totalité sur son temps libre, ça va rechigner dans les rangs.

J’ai quand même perçu que certains collègues pensent dur comme fer que la formation ça se fait en présence. Ces outils en ligne vont tuer la communication…

Je ne partage pas cet avis aussi tranché. Je suis en attente de voir comment tout cela va s’organiser. J’ai un apriori favorable. Suis-je addict au numérique sans le savoir ?

Avec les autres participants, on se téléphone, on se fait un Skype pour s’épauler. On ne le dit pas à notre formateur ! J’ai l’impression qu’il n’est pas dupe et que ces relations font partie de ses objectifs cachés. Il ne dit pas tout le bougre !

Je bosse au boulot et à la maison. C’est sympa de se mettre sur ma terrasse en Wi-Fi et de chercher des documents sur la Toile. Je collationne un ensemble de textes, de liens pour préparer ma synthèse que je déposerai en fin de semaine sur la plateforme.

J’ai envoyé un courriel à Jacques pour éclaircir un point particulier de la consigne. Il a été très réactif et super clair dans sa réponse. Je me dis qu’il faut qu’il soit super dispo pour assurer un tel suivi. Est-il rétribué pour faire ce job ?

Notre formateur prévoit une réunion en ligne pour que nous affinions nos productions avant dépôt. Il nous a fait parvenir un sondage en ligne pour que nous donnions nos disponibilités.

Quinze minutes avant l’heure, je me connecte pour vérifier que tout fonctionne. Un menu à cliquer lance une analyse de votre réseau et de votre matériel micro et webcam. Tout fonctionne !

Me voilà dans la classe virtuelle. Jérémie, Lucie et Jacques sont déjà là. Nous nous saluons en affichant nos webcams. Les autres arrivent cahin-caha et nous commençons pile à l’heure.

Nous évoquons les travaux en cours et Jacques nous donne des conseils sur la méthode, sur les aspects techniques pour le dépôt. Il encourage celles et ceux qui peinent un peu avec des mots positifs. Je me dis que le formateur en ligne doit faire preuve de diplomatie, de psychologie, … Ce n’est pas trop mon fort au quotidien. Il va falloir que je prenne sur moi.

La classe virtuelle se termine. Tout a bien fonctionné au niveau technique à part le micro de Lucien qui avait tendance à faire des crachouillis. Jacques nous indique qu’elle est enregistrée. Nous pourrons la réécouter à souhait ainsi que les personnes absentes car indisponibles.

Mes gamins m’ont entendu bosser en ligne. Ils semblent se dire que leur papa prend du galon !

À suivre !

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Conte pour un formateur occasionnel – Scène 9

stunning lifestyle imagery for modern creatives... check out another scenery / perspective

Source : http://freeforcommercialuse.net/portfolio/blank-paper-notebook-desk/

Je vois bien que notre formateur est branché par le numérique. Il a un ordinateur portable sur le bureau, un smartphone qui lui sert de connexion à Internet. Tous ses contenus sont sur sa machine et en ligne.

Mais il ne semble pas être un inconditionnel. Vous voyez ce que je veux dire, la personne qui pense qu’il n’y a pas de salut sans le numérique dans l’acte d’enseigner et d’apprendre. Comme si l’ordi était un outil magique qui diffuse le savoir dans votre cerveau. La théorie des vases communicants !

Certes le Jacques (notre formateur) est très présent sur la Toile. Mais vu le boulot qu’il fait, je ne vois pas comment il pourrait en être autrement.

Lors d’une pose, je l’ai interrogé sur sa présence sur le réseau professionnel LinkedIn. (Il a 5200 contacts !). Il m’a simplement répondu que c’est un lieu privilégié de contacts professionnels et une façon efficace de trouver des missions pédagogiques à assurer. N’oublions pas qu’il est consultant et vis de ses prestations.

Un collègue l’a questionné sur « la classe inversée ». J’ai bien aimé sa réponse tout en nuance. Commodité de ressources mises en ligne, travail en amont des participants, retravailler les choses en présence, …

Mais Jacques relativise. C’est une technique pédagogique, à utiliser en fonction des apprenants, du type de formation. Elle ne date pas d’aujourd’hui alors qu’en ce moment on fait passer la classe inversée pour une révolution pédagogique.

J’ai appris que notre formateur avait été instituteur à vingt ans dans une classe à tous les cours. Il a été membre d’un mouvement pédagogique « L’école moderne » qui militait en faveur de la pédagogie Freinet.

C’est peut-être pour cela qu’il n’est pas sectaire et utilise des méthodes pédagogiques diversifiées sans médire de la pédagogie traditionnelle que certains caricaturent. Il nous dit que la méthode expositive garde toute sa pertinence. C’est le formateur qui choisit ce qui, selon lui, marchera le mieux à l’instant T.

Quand même, tout cette panoplie numérique qu’il utilise me séduit. Il a tout sous la main pour lui et ses apprenants. Il peut se dissocier des contenus car tout est en place et s’attacher ainsi à l’animation de la formation. Et puis, cette souplesse de modifications d’une ressource : changement de lien, modification apportée à une carte conceptuelle, à un parcours publié en ligne, …

J’ai remarqué que, lorsque notre formateur a fourni un ordinateur portable à chaque personne du groupe, personne n’a semblé perturbé. Comme si cet outil était un appendice ordinaire du travail du quotidien. D’ailleurs, des stagiaires avaient déposé une tablette devant eux dès le début de la formation. C’est un outil professionnel sur lequel sont stockées toutes les documentations techniques concernant leur métier. Avant, ils traînaient un petit chariot avec les documentations papier !

À suivre !

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Conte pour un formateur occasionnel – Scène 8

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Source en CC0 : https://pixabay.com/fr/pr%C3%A9sentation-entra%C3%AEneur-tuteur-407291/

Notre formateur suit une trame qui lui est imposée par l’organisme qui l’emploie. On lui demande notamment d’évoquer les situations délicates que l’on est susceptible, en tant que formateur, de rencontrer un jour ou l’autre.

Certains d’entre nous sont déjà des formateurs occasionnels, certains permanents. Ils évoquent chacun à leur tour quelques moments difficiles qu’ils ont traversés.

–  La présence d’une personne envahissante qui monopolise la parole en racontant un peu sa vie ;

–  Le stagiaire qui conteste tout, remet continuellement son entreprise en cause ;

– La personne qui manipule son smartphone ostensiblement et à intervalles réguliers ;

– Le groupe difficile à dynamiser : longs silences malgré les relances du formateur, peu d’entrain pour réaliser les activités ;

– Les pauses qui s’allongent, les personnes qui arrivent en retard après la pause, …

–  …

Nous réfléchissons ensemble pour trouver des parades à ces difficultés. Notre formateur nous propose de visualiser une vidéo qui met en scène un jeune enseignant débutant et sa classe de troisième : http://www.dailymotion.com/video/x142q9d .

La vidéo déclenche un débat intéressant dans la salle. Que se passe-t-il dans cette salle de cours, pourquoi ce chahut qui dure ? Et six mois plus tard, quels sont les changements intervenus ?

Mes collègues avancent des raisons, proposent des solutions. Chacun prend conscience que beaucoup de choses se jouent dès la préparation de la séquence pédagogique : l’organisation de la salle, la disposition des tables et chaises, le soin apporté au contenu et à la façon de le pédagogiser.

Les participants font preuve de beaucoup de bons sens. Les échanges sont nombreux. On perçoit des représentations différentes quant à l’acte d’enseigner et d’apprendre. Notre formateur pilote le débat, distribue la prise de parole, reformule si besoin, …

Il introduit comme cela pas à pas des notions théoriques. Par exemple les différentes méthodes pédagogiques. Ces apports passent bien car nous sommes toutes et tous dans le vif du sujet.

Remarque : bravo à ce jeune enseignant qui a accepté d’être filmé dans sa salle. Un groupe de professeurs l’accompagnait et lui prodiguait des conseils lors de la visualisation des vidéos. Il n’empêche, il faut oser se prêter au jeu !

Si on vous sollicitait pour être filmé dans votre salle, vous seriez d’accord ?

Le métier est un peu solitaire. Il serait intéressant de travailler parfois en doublette avec une collègue ou un collègue de confiance pour avoir un retour constructif de sa propre action.

À suivre !

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Conte pour un formateur occasionnel – Scène 7

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Source en CC Paternité, partage à l’identique : https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Magic_Lantern.jpg

J’ai travaillé à la maison sur le parcours mis à disposition par notre formateur concernant le droit d’utilisation de ressources : http://jacques-cartier.fr/utiliser_ressources_legalite/parcours/

Je suis étonné de voir que le moteur de recherche Google permet la recherche de documents en licences CC (Creative Commons). Lien du parcours de Jacques qui explique cela : http://jacques-cartier.fr/utiliser_ressources_legalite/parcours/des_cc_sur_google.html

C’est drôlement pratique pour obtenir rapidement des résultats filtrés par types de licences.

Et puis, il existe un moteur de recherches initié par l’association Creative Commons : https://search.creativecommons.org/?lang=fr

Testez ces deux solutions, vous serez surpris de la simplicité de la démarche.

Cette thématique m’a piqué au vif. J’ai eu envie d’aller plus loin et j’ai trouvé un document traitant du droit d’auteur mis à disposition des enseignants et des formateurs : http://www.sup-numerique.gouv.fr/cid117483/guide-du-droit-d-auteur.html

La première lecture pourra vous sembler un peu ardue. A la seconde, vous serez déjà plus à l’aise pour intégrer les notions principales concernant, le droit moral, le droit patrimonial, … Vous prendrez connaissance de « l’exception pédagogique » qui facilite un peu le travail.

Je me sens plus à l’aise maintenant pour mieux utiliser les ressources que je trouve en ligne. Je cite systématiquement ma source, indique le type de licence d’utilisation, … Un vrai pro !

Et puis, je me dis que moi aussi je me mets à produire des documents. Quid de la licence à appliquer à ceux-ci ? En Copyright, en licence Creative Commons et laquelle ?

J’aime la photographie numérique et ai envie de publier mes photos sur flickr.com. J’ai vu que notre formateur publie les siennes sur ce site www.flickr.com/photos/jacques_cartier/ sous licence Creative Commons.

Aujourd’hui, je me sens moins « tarte » dans l’utilisation de la Toile. Une formation, une rencontre d’un formateur « branché », des échanges avec des collègues futurs formateurs et hop !

À suivre !

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Conte pour un formateur occasionnel – Scène 6

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Source en CC0 : https://pixabay.com/fr/droit-d-auteur-loupe-livre-389901/

Nous avons terminé notre activité concernant la notion d’objectif pédagogique. Les groupes ont présenté des productions de qualité. Les ressources présentées venaient la plupart de la Toile : des textes, des images, des sons, des vidéos. Quelle richesse ce réseau mondial !

Notre formateur a alors pris la parole en nous questionnant sur le droit d’utilisation des éléments trouvés en ligne. Tout de suite, certains ont dit : « C’est en ligne, alors on peut utiliser ! ».

Et le Jacques de nous monter par des exemples que cela n’est pas si simple. Il nous a fait alors un petit topo sur la question en évoquant les licences Creative Commons. Il a écrit un parcours de formation sur ce thème qu’il met à disposition en licence Creative Commons Paternité, Pas d’utilisation commerciale, Partage à l’identique.

Cela vous semble un jargon de professionnel du droit ! Non, vous allez comprendre en vous connectant : http://jacques-cartier.fr/utiliser_ressources_legalite/parcours/

Pas besoin d’avoir fait un master 2 de droit pour comprendre les choses. Un petit effort de réflexion suffit, un peu de bon sens et de respect.

Mon entreprise me fournit les contenus de formation certes (j’espère qu’elle tient compte du droit d’auteur !). De mon côté, je dois utiliser des ressources « additionnelles », ne serait-ce que dans un exercice que j’ai imaginé. Si les images par exemple que j’utilise ne sont pas libres de droit, je risque de mettre ma boîte en difficulté.

Notre formateur nous indique que la plupart des formateurs et des enseignants qu’il forme ne se soucient pas du tout de ce problème. Certains produisent des super cours en scannant un ouvrage, en capturant un fichier vidéo sur YouTube, en enregistrant des images trouvées sur des sites (clic droit, enregistrer l’image !), …en copiant collant du texte sans indiquer la source, …

Ils disent qu’ils font cela pour le bien de leurs stagiaires, de leurs élèves. Pour les vidéos en ligne, ils capturent le fichier car la connexion à Internet laisse à désirer dans leurs établissements.

Oui, mais ce bon sentiment ne suffit pas pour être dans les clous !

À suivre !

Jacques Cartier – www.jacques-cartier.frwww.espace-formation.eu