Conte pour un formateur occasionnel – Scène 22

Copie d’écran du diaporama

Notre formateur préféré (!) vient d’animer un webinaire sur le thème du tutorat à distance pour « Les rendez-vous du Carif Espace Compétences« .

>> Carif : Centre de ressources régional sur l’orientation, la formation et l’emploi en Provence-Alpes-Côte d’Azur.

2017-10-04 06_57_09-Espace Compétences

http://www.espace-competences.org/

L’enregistrement est à cette adresse : https://tinyurl.com/ya5uh8va

Bon visionnement !

À suivre !

Jacques Cartier – www.jacques-cartier.frwww.espace-formation.eu

Conte pour un formateur occasionnel – Scène 21

J’avoue que je me tourne le ciboulot pour construire les situations pédagogiques qui se feront à distance. Que vont faire les personnes en ligne sur la plateforme de formation ? Il faut que je scénarise les activités qui se dérouleront en asynchrone par exemple sur un forum.

En fait, je me prends au jeu d’imaginer tout cela. C’est comme faire un puzzle qui combine présence / distance pour arriver à finaliser les apprentissages.

Il y a un côté challenge comme lors d’un triathlon ! Je ne suis pas un fortiche en natation, mais j’arrive quand même à surnager. En course à pied je ne suis pas mauvais : j’ai de l’endurance. Il m’en faudra pour amener mes apprenants au bout du chemin. Pour le vélo, ma fois je suis un peu bricoleur pour maintenir ma bicyclette en état, je ferai de même avec les outils de la plateforme mis à ma disposition. Et puis je filerai un coup de main à mes stagiaires pour les dépanner dans la manipulation de leurs ordinateurs et des outils de communication utilisés.

Source en CC0 : https://pixabay.com/fr/amis-trust-amiti%C3%A9-ensemble-1015312/

Oui, il va falloir que je communique durant ces périodes à distance. Téléphone, forum, classe virtuelle, … Je vais ainsi jouer le rôle de tuteur. J’ai travaillé la question en lisant des billets sur le blog de T@d initié par Jacques Rodet.

J’y pense, notre formateur (Jacques) a aussi travaillé la question et m’a donné un lien vers un diaporama sonorisé qu’il a réalisé : http://jacques-cartier.fr/role_tuteur/ . Il le met à disposition en licence Creative Commons.

Je n’ai pas l’impression que mon organisme de formation considère le tutorat comme une « vraie » activité de formation. Les premiers échanges me laissent à penser que ce temps de travail n’est pas vraiment pris en considération et pas spécialement rémunéré !

Il va falloir que je défende mon « bifteck » en m’appuyant par exemple sur les textes du  Décret n° 2014-935 du 20 août 2014 relatif aux formations ouvertes ou à distance : https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000029387809&categorieLien=id

À suivre !

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Conte pour un formateur occasionnel – Scène 20

 

En fait, je suis un saltimbanque !

Définition du mot sur Wikipédia :

« Un saltimbanque est un artiste du spectacle de rue ( spectacle vivant). Il fait toutes sortes de tours et joue de l’étonnement pour amuser le public dans les foires. Les troupes d’artistes se produisaient de ville en ville sous l’Ancien Régime. Les prestations étaient diverses, du montreur d’ours aux dramaturges itinérants qui allaient donner à la littérature française ses lettres de noblesse. »

https://fr.wikipedia.org/wiki/Saltimbanque

J’ai le sentiment de jouer ce rôle dans mon quotidien de formateur occasionnel. Je fais des tours pour captiver mes apprenants, le pitre pour donner du piment à une situation pédagogique. Le clown, un peu, faut pas trop exagérer…

Je suis nomade et vais de ville en ville pour animer mes formations. Je fais un peu de spectacle de rue en faisant participer mon public, pour qu’il s’investisse dans sa propre formation. Je ne forme pas les gens, ce sont eux qui se forment.

Oui, je ne parle pas en alexandrins comme un comédien de la tragédie classique, mais je soigne mon langage en l’adaptant à mon public. Imaginez que je présente les contenus de la formation en alexandrins et que personne ne le remarque. Je pense à Gérard Depardieu dans le film « Cyrano de Bergerac » de Jean-Paul Rappeneau !

Je fais du spectacle vivant car je joue sur des registres d’expression artistiques comme le théâtre, les arts du cirque, les arts de la rue, les arts de la marionnette, …

Je vous donne un exemple : lorsque j’ai le sentiment que l’attention de mon groupe chute, je chante la chanson « Ainsi font, font, font » en bougeant mes mains au-dessus de ma tête comme si je tenais des marionnettes. Je vous assure que vous ramenez le public à sa tâche !

Certes, cela ne plaît pas à tout le monde. Une personne est restée une fois dans la salle pour s’adresser à moi en privé. Elle m’a dit avoir été choquée par ma prestation du « Ainsi font, font, font ». Je me suis dit alors que la liberté pédagogique du formateur est ténue. Peut-être du fait que des personnes ont une représentation très normée de son rôle : la personne qui sait, qui va m’enseigner.

J’ai envie d’assumer ce rôle d’artiste que le formateur peut endosser. Ne pas se prendre trop au sérieux tout en étant très vigilant pour que les apprentissages se fassent. Un peu « fou du roi », mais pas si fou car le fou du roi est souvent son conseiller.

Et la danse ? Je vous sens tendus tout d’un coup. Le voilà qui va danser au milieu de la salle de formation. Bon d’accord, peut-être pas jusque-là. Quoique, j’ai le sentiment parfois quand je présente une notion avec un diaporama de faire des pas de deux avec une cavalière imaginaire pour capter l’attention de mon auditoire. Notre formateur (Jacques) nous a dit qu’il se baladait dans l’amphithéâtre de son université avec un micro-cravate. Je le vois bien faire des sauts de cabri dans les allées de la salle devant ses étudiants un peu surpris !

C’est vrai qu’il est un peu cabotin le Jacques ! Ça me plaît bien !

À suivre !

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Conte pour un formateur occasionnel – Scène 19

J’anime ce jour une formation dont le thème est « Le numérique et la communication dans mon activité professionnelle ».

Dix personnes participent à ce stage. Une petite enquête avec des réponses à main levée donne les informations suivantes :

Tout le monde,

– dispose d’un téléphone portable de type smartphone ;

– utilise un appareil photo numérique (et celui du téléphone) ;

– possède au moins un ordinateur à la maison (plus une tablette) ;

– est connecté à Internet ;

– huit personnes sur dix ont un compte Facebook.

La moyenne d’âge du groupe est d’environ 35 ans. Ceci explique peut-être cela.

Lorsque j’évoque le courriel, personne ne connaît l’existence de la nétiquette. Néanmoins tout le monde semble avoir une bonne pratique de ce moyen de communication et évite de l’utiliser pour un usage personnel (messagerie professionnelle).

Chacune et chacun semble manier son réseau social avec dextérité, au niveau procédural mais aussi en préservant son identité.

Nous abordons alors la notion d’identité numérique.

La notion de pseudo (d’avatar) semble méconnue. Pourquoi donner toujours sa « vraie » identité. Nous avons des identités numériques !

La notion de nom de domaine est peu connue. Les personnes présentes sont salariées et cette identité numérique majeure n’est pas dans leur préoccupation. Néanmoins une participante souhaite créer sa micro-entreprise à moyen terme et perçoit vite l’importance de se doter d’une telle identité.

Certains stagiaires animent des ateliers informatiques sur le lieu de travail. Ils se posent la question d’un lieu d’écriture pour leurs usagers. Sur un réseau social, sur un blogue ? J’explique par un exemple sur mon blogue que je suis un journaliste à part entière avec ses droits et ses devoirs et que je suis responsable des commentaires.

Je prends l’exemple d’un billet que j’ai écrit en 2005 : http://carter.blogg.org/un-camp-dans-la-montagne-a115624482. Je fais réfléchir le groupe sur cet article sensible et sur le fait que je valide moi-même les commentaires.

J’invite ces animateurs (futurs ?) à peaufiner leur projet d’écriture :

– écrire des billets sur leur propre blogue pour se familiariser avec l’outil et l’écriture en ligne ;

– obtenir l’aval de leur hiérarchie et se placer dans une dynamique de projet avec les personnes dont elles ont la responsabilité dans leur atelier ;

– être au fait du droit à l’image et du droit d’auteur pour ne pas se trouver en porte à faux et mettre ainsi en cause leur employeur.

En fait, pratiquement tous les présents travaillent en réseau sur leur lieu de travail. L’activité quotidienne passe par le numérique. Tout est écrit… et les écrits restent.

Il semble ainsi important que chacun cultive son identité numérique professionnelle mais aussi publique et citoyenne.

À suivre !

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Conte pour un formateur occasionnel – Scène 18

Ma première formation en utilisant la plateforme Moodle a eu lieu.

Les apprenants sont tous venus se connecter et ont répondu au forum « Qui est qui ? » avant le début de la formation. Belle preuve de motivation qui m’a donné de l’énergie pour avancer.

Une ou deux personnes m’ont contacté pour des petits réglages de leur navigateur. Mais pas de souci majeur. Me voilà un peu spécialiste dépanneur de premier niveau !

La première activité consistait à publier un message dans un forum dédié concernant la lecture d’un court article. J’ai bien apprécié les « posts » publiés et les interactions occasionnées.

On perçoit que les personnes font attention à la façon de rédiger et de s’adresser aux collègues suivant le cursus. Le fait que tous les messages soient visibles par tout le monde inscrit pousse chacun à soigner ses propos et à respecter les autres participants.

Et puis, tout le monde sait que le formateur est là pour veiller au grain. En cas de dérapage, il peut supprimer un message et contacter son auteur de façon privée par courriel par exemple.

Notre formateur préféré (Jacques) nous avait dit qu’il était très rarement intervenu alors qu’il a géré des centaines ou milliers de personnes en ligne. Il a eu quand même une grande surprise une fois : un formateur mécontent de ne pas être reconduit à la rentrée suivante a effacé tout le cours mis à disposition de sept cents (700) personnes ! Heureusement qu’il y avait une sauvegarde !

Le fait de participer à un dispositif de formation en ligne engage chacun à peaufiner son identité numérique. Qui suis-je en ligne ? Quel niveau de langage privilégier ? Quoi mettre dans mon profil ? Est-ce que j’y dépose ma photo ? Est-ce que je donne des informations à caractère privé ou pas ?

J’ai remarqué que notre formateur (Jacques) cultive beaucoup cette identité spécifique. Il s’est acheté un nom de domaine pour son site (www.jacques-cartier.fr) , un pour sa plateforme Moodle (www.espace-formation.eu)  et un pour son blogue (www.espace-formation.org).

Il est très présent aussi sur les réseaux sociaux (LinkedIn, Facebook, Twitter). Lors d’une pause-café, il nous avait dit que ces lieux sont le passage obligé pour se faire connaître et obtenir des missions dans son domaine de compétences.

Certes, il est consultant freelance et ne peut se passer de cette présence. Mais, je me pose la question pour moi-même : n’aurais-je pas intérêt à me construire une identité numérique pour être présent sur le Toile ? Je suis dans une entreprise pour le moment, mais à mon âge, ne vais-je pas changer un jour de boulot et me mettre à mon compte ?

Ça commence à me titiller cette idée ! Ma compagne est profession libérale (professeur de danse). J’apprécie de la voir bosser à son compte. Certes, elle a des contingences (je l’ai vue aller au boulot avec 39 de fièvre), mais elle est drôlement libre de ses actes !

Parfois, je me sens un peu coincé dans ma boîte : quid de mon évolution professionnelle en interne ? Quelles sont mes perspectives à court et moyen terme ?

Ces idées trottent dans ma tête depuis un moment ! Devenir un formateur permanent à mon compte ? Pourquoi pas ?

À suivre !

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Conte pour un formateur occasionnel – Scène 17

Le gestionnaire de mon organisme de formation m’a créé un espace, fourni un identifiant mot de passe avec un statut de formateur et a inscrit les apprenants au parcours dont j’ai la charge.

Au départ, j’ai eu l’impression d’une grosse usine à gaz. De nombreux menus, une sensation de grand bazar. Peu à peu, j’ai mis de l’ordre dans mes idées et suis entré par la porte d’une « Ressource » (dénomination de la plateforme) proposée par l’outil qui s’intitule « Étiquette ».

En fait il s’agit d’un traitement de texte très « enrichi » (intégrant liens, images, vidéos, …) qui permet de réaliser des documents qui ont vite belle allure.

Puis je me suis posé la question de la production de mes apprenants et le fait qu’ils déposent des fichiers. J’ai utilisé l’outil « Forum » que le logiciel classe dans la rubrique « Activités ».

Bon d’accord, j’ai fait pas mal d’essais / erreurs avant d’arriver à mes fins. Je dois avouer que je suis assez satisfait du résultat ! 🙂

J’ai fait très attention à l’utilisation des ressources glanées sur la Toile. J’ai cité mes sources, utilisé des éléments en licence Creative Commons. Mon formateur (Jacques) va être très satisfait de voir que j’ai bien retenu la leçon ! Je vais lui faire parvenir un courriel avec un compte pour qu’il visualise le beau travail de son élève. 🙂

Maintenant, il faut que je me penche sur la question de la salle que je vais occuper avec mes stagiaires. Quid du matériel informatique, de la connexion ?

Il semble que l’organisme dispose d’une classe mobile. Ce sont des ordinateurs portables connectés en Wi-Fi que l’on peut déposer sur les tables ici et là. C’est drôlement pratique comparé à une salle informatique « à l’ancienne » dans laquelle tout est figé. Postes fixes, câblage inamovible. Je préfère la souplesse qui m’est proposée. Pour les travaux de groupes, les stagiaires peuvent se disséminer dans la salle en emportant leurs ordis sous le bras.

Il y a un grand téléviseur au mur auquel je peux connecter mon ordinateur portable. Le son est intégré à cet appareil. Super qualité d’image très lumineuse. C’est très classe !

À l ‘heure du son et de la vidéo, je ne conçois pas une salle équipée sans sonorisation. Et pourtant, j’en vois encore !

Je pense m’équiper de quelques câbles spécifiques que j’aurai en permanence dans mon sac (câble VGA, HDMI, réseau, …)

La formation a lieu dans quinze jours. Je réfléchis à contacter les apprenants pour leur préciser le programme et les inviter à venir se présenter brièvement sur la plateforme. J’ai créé un forum que j’ai appelé « Qui est qui ? ».

Les personnes auront loisir de se présenter à leur façon, pourront lire les présentations des autres protagonistes et interagir si besoin.

De mon côté, je verrai déjà mieux les différents profils des personnes. Et je serai sûr que tout le monde aura pu se connecter avec son identifiant et mot de passe. Le Jacques nous avait averti que c’est souvent « galère » en début de formation avec la connexion. Qui n’a pas eu son identifiant, qui a perdu son mot de passe, qui a perdu l’adresse de la plateforme (l’url)…

Ça en fait des choses à faire avant le jour J. Je n’imaginais pas tout ce travail en amont d’une formation. Formateur occasionnel ? Peut-être pas si occasionnel que cela au bout du compte ?

À suivre !

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Conte pour un formateur occasionnel – Scène 16

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Source en CC Paternité Partage à l’identique : https://www.flickr.com/photos/cblue98/7870958612/sizes/m/

L’organisme de formation de mon entreprise vient de publier le nouveau catalogue des formations pour l’année à venir.

Je ne suis pas très étonné de voir que plusieurs formations ont trait à l’utilisation du numérique dans l’action pédagogique du formateur. Une amie, rencontrée récemment et qui bosse dans un organisme de formation, m’a confié que les appels d’offres auxquels elle répond stipulent, pour la plupart, que la formation sera en modalité hybride. Pour les béotiens, cela signifie que cinquante pour cent (50 %) du dispositif peut se dérouler à distance.

C’est vrai que cela change la donne car, quid des activités à mener à distance ? Que fait le formateur, que font les apprenants. J’ai besoin d’y voir plus clair.

Je me suis inscrit à une formation qui vise à utiliser une plateforme de formation. Mes gamins au lycée et au collège utilisent Moodle (1). Je les vois bosser sur cet espace numérique de travail. L’enseignant dépose son cours, les élèves ont ainsi les contenus accessibles depuis la maison. Mais je m’aperçois aussi que mes gosses échangent dans cet espace avec leurs professeurs et leurs camarades de classe dans des forums à thème. Ils ont des travaux à réaliser en classe et à la maison seuls ou en groupe, qu’ils déposent sur Moodle.

Mes enfants ont même un espace disque qui leur est réservé sur lesquels ils peuvent déposer leurs fichiers personnels.

Tout cela est régi par une charte que mes enfants (et leurs parents) ont signé en début d’année. Ils font ça bien dans leurs établissements scolaires.

Je me rends compte que le rôle du prof s’en trouve profondément modifié. Je ne parle pas de l’aspect technique (certes, il faut apprendre à manipuler la bête) mais bien de la nouvelle pédagogie que l’enseignant doit mettre en place.

S’il n’y avait que du téléchargement de fichier, on ne pourrait pas parler d’innovation. C’est dans la communication enseignant/élève(s), élève/élève, que je vois la nouveauté. L’enseignant n’est pas qu’un distributeur de savoirs, il est un assistant de l’apprendre à apprendre.

J’espère que je vais être pris au stage « Utiliser une plateforme de formation ». J’ai vu sur la Toile que l’on peut télécharger le logiciel (c’est un logiciel libre) qui gère la plateforme Moodle et l’installer sur son ordinateur en mode hors ligne. Je vais faire cette installation pour découvrir l’outil.

De plus, j’ai remarqué que cette plateforme est utilisée dans le monde entier par une grande communauté d’utilisateurs qui échangent en permanence. Il suffit de taper sa question dans un moteur de recherche (par exemple : créer un compte utilisateur sur la plateforme) pour tomber directement sur un forum traitant de ce sujet.

En furetant, j’ai trouvé des vidéos super bien faites par un organisme qui s’intitule « Iut en ligne ». Je vous indique le lien : http://public.iutenligne.net/informatique/logiciels/moodle/formation-moodle/

2017-08-31 14_35_29-100 Tuto Iut en ligne

Je crois que toutes ces ressources vont me permettre de vite avancer dans l’apprentissage de l’outil mais aussi dans la création de situations pédagogiques en ligne.

Je viens de voir qu’il existe entre trois et quatre cents plateformes ! Au diable l’avarice !

À suivre !

  • Le mot « Moodle » est l’abréviation de Modular Object-Oriented Dynamic Learning Environment : « Environnement orienté objet d’apprentissage dynamique modulaire ».
    Source Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Moodle

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Conte pour un formateur occasionnel – Scène 14

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Source en CC Paternité Partage à l’identique sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Paphos_Amphitheatre.JPG#filelinks

Bon ça y est ! J’ai reçu une convocation pour animer ma première formation sur une journée.

Pour ne pas que mes stagiaires arrivent le matin en ne sachant pas trop ce qu’ils viennent faire là, j’ai décidé de leur envoyer un courriel une dizaine de jours avant la formation.

Je leur indique ainsi le programme, les horaires, et les invite à travailler sur un premier document que je leur fais parvenir en pièce-jointe.

J’espère ainsi éviter au maximum ce que j’ai souvent vécu en tant que formé, l’arrivée de personnes qui disent au formateur :

« Bonjour monsieur ! J’ai reçu dans mon casier au boulot une convocation pour venir à votre formation. Je ne sais pas quel est son contenu. »

C’est ce qu’on appelle un public désigné. La personne est tenue de participer à la formation. Ce qui explique que, parfois, elle vienne « à reculons ».

Ce public n’est pas facile à gérer. Le formateur essaye tant bien que mal de briser la glace. J’en ai vu se démener comme de beaux diables, d’autres abandonner très vite la partie devant des personnes mutiques. À de rares occasions heureusement, des personnes très limites au niveau politesse.

Et puis, quid des fiches d’évaluation rendues en fin de stage par ce public particulier ? Le mécontentement (endémique) de ces personnes peut se diriger contre le formateur !

J’espère que je n’aurai pas ce type de public ! Je monte assez vite au créneau ! Il va falloir que je me domine un maximum…

J’ai préparé des documents avec mon traitement de texte et mon logiciel de présentation. Pour éviter de rester sur de l’expositif uniquement, certains documents que je propose sont incomplets. Quelques paragraphes et quelques diapos sont à compléter, à modifier par mon public.

En fait, je me rends compte que les outils bureautiques autorisent une participation active des stagiaires. Par exemple, le formateur présente cinq diapositives, les commente avec les personnes. Puis il fournit le fichier et les personnes doivent ajouter trois à quatre diapos en suivant la consigne donnée. On projette les documents finalisés (sur la base du volontariat ?) pour réaliser une synthèse.

Pas bête comme idée (soufflée par le Jacques pour être honnête) ! Je commence à mieux percevoir la façon dont je peux varier les activités que je propose pour maintenir l’attention.

Oui, c’est plus facile de rester campé sur de l’expositif. Notre formateur (Jacques) nous disait que les cours les plus faciles qu’il ait réalisés dans sa carrière, c’était en amphithéâtre devant deux cents étudiants. Exposé à l’aide d’un diaporama, micro-cravate, et hop !

On possède bien son sujet, on est un peu au théâtre. L’acteur déclame son texte, le public écoute (ou fait semblant). Fastoche !

Mais, nous disait-il, après quelques cours, il était perplexe quant à la portée de ce type de prestation. Il a imaginé des solutions pour faire participer ses étudiants qui venaient par petits groupes sur la scène présenter le fruit d’un travail préparé entre deux cours. Beaucoup ont joué le jeu. Et le Jacques de s’asseoir dans l’amphi à côté des étudiants surpris…

Si c’était un lendemain de fête étudiante, il sortait certains de leur sommeil encore un peu alcoolisé !

À suivre !

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Conte pour un formateur occasionnel – Scène 13

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Source en CC 0 : http://www.publicdomainpictures.net/view-image.php?image=166290&picture=&jazyk=FR

Quand je parle à la pose avec mes collègues, tous (filles et garçons) utilisent le traitement de texte et le diaporama dans leur pratique de formateur occasionnel.

Quand on évoque avec notre formateur le temps que l’on passe à fabriquer nos documents (chronophage !) lors de la conception de notre formation, il nous donne une info qui nous scotche !

En quelques minutes, il nous montre que le traitement de texte et le diaporama comportent des automatismes qui améliorent considérablement la rapidité avec laquelle il est possible de réaliser un document un peu sophistiqué. Il parle des styles pour le traitement de texte Word et du masque pour le diaporama PowerPoint.

Remarque en passant : il évoque aussi le logiciel libre « LibreOffice » que peu d’entre nous connaissent.

Il nous donne un lien vers une vidéo d’explication sur la notion de style : https://youtu.be/Rndjd6sFhQU

C’est un peu déroutant tellement cela semble simple à mettre en place. Jacques nous dit que cet apprentissage s’est rarement réalisé car on est passé de la machine à écrire au traitement de texte sans faire le pas du numérique.

Il nous dit que sa mère était secrétaire. Un jour, on lui a déposé un ordinateur sur son bureau et on lui a enlevé sa machine à écrire.

Elle a tapé ses nouveaux documents directement sur son clavier sans passer par la case formation aux spécificités d’un document électronique.

Une vidéo circule sur la toile à ce propos : https://youtu.be/BNy0yQlmFtc

Pour le diaporama, tous mes collègues modifient leurs diapos une par une. Par exemple, il faut changer de police de caractères. Et de sélectionner les zones une par une à la souris, et j’en loupe et je galère !

Jacques nous montre l’utilisation du « Masque des diapositives » qui permet (comme les styles de Word) de changer instantanément le look des diapos.

Il en parle dans une vidéo dont il nous a donné le lien pour la visionner tranquillement à la maison : https://youtu.be/CJ2w6oycxTM

J’enrage un peu d’avoir passé des heures à bricoler mes documents alors que quelques clics suffisent !

Tiens, mes gosses ont souvent des diaporamas à faire pour l’école. Je vais leur en boucher un coin ! Papa, génie de la bureautique !

À suivre !

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Conte pour un formateur occasionnel – Scène 12

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Source en CC0 : https://pixabay.com/fr/personnes-groupe-enfants-2127510/

Je viens de faire mon galop d’essai avec un groupe de jeunes qui bossent pendant les vacances dans mon entreprise. J’avais à leur présenter la boîte dans les grandes lignes sur deux heures.

J’ai passé un sacré temps à la maison pour préparer mon intervention. Mon organisme de formation m’avait fourni un diaporama que j’ai vite trouvé trop lourd et compliqué. Avec plein de schémas sur les aspects organisationnels de différentes branches de l’entreprise.

J’ai pris sur moi d’opérer un tri des diapositives, d’en mettre même certaines de côté.

J’ai essayé de me mettre à la place de ce jeune public que l’on me confiait. J’ai dix ans de plus qu’eux. Je me sens un peu en décalage, Question de génération X, Y, Z ?

J’ai eu un peu à faire le « gendarme » notamment pour gérer le temps de la pause-café. Si je n’étais pas intervenu comme le gardien du temps, je crois qu’on y serait encore devant la machine à café !

Un ou deux m’ont un peu agacé avec leurs smartphones. A pianoter pour envoyer des sms, je suppose. Je vais devoir demander à mes futurs stagiaires de mettre leurs portables en vibreur et d’envoyer leurs messages pendant la pause…

Je m’aperçois vite que je dois donner la parole à telle ou telle personne, sinon il y plusieurs discussions qui s’engagent.

J’étais loin de penser que j’avais tout cela à gérer. Je m’étais focalisé sur les contenus à faire passer et je vois qu’il y a bien d’autres choses à dominer.

Heureusement que j’avais répété la projection de mon diaporama avec ma copine. Elle m’a donné des conseils précieux :

– Tu parles un peu vite ;

– Attention aux « euh » ;

– On ne t’entend pas bien ;

– Tu tournes le dos au public et lis tes diapos ;

– Tu bouges à des moments comme un zombie, c’est épuisant ;

– …

C’est bien d’être conseillé par quelqu’un qui vous observe et vous conseille avec bienveillance. Est-ce que mes stagiaires auront cette ouverture ?

Surtout que je vais former des pairs. On se connaît, on est collègues. D’ici que certains me disent « Comment t’es arrivé à jouer le rôle de formateur ? ». Comment devrai-je prendre cela ? Comme de la curiosité, de l’agressivité, …

Notre formateur a connu ce genre de remarques. Au bout d’un certain temps, face à de telles insinuations, il disait que c’était une « promotion canapé ». Un peu risqué comme attitude !

Un de mes stagiaires me demande de partir plus tôt, car il a un rendez-vous important. J’accepte ?

Ce soir, après mon intervention devant ces jeunes saisonniers, j’ai un peu mal à la tête. Ils m’ont vidé !

Demain est un autre jour !

À suivre !

Jacques Cartier – www.jacques-cartier.frwww.espace-formation.eu