De l’importance d’un espace de travail en ligne

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Photo « Sur le plateau » – Jacques Cartier

En juin 2008 le B2i (Brevet Informatique et Internet) sera obligatoire pour l’obtention du brevet des collèges.

Les compétences liées aux technologies de l’information et de la communication deviennent de plus en plus incontournables dans notre société.

Mais comment acquérir ces compétences et comment les valider ?

Dans un établissement on trouve souvent l’équipement suivant (exemple de configuration lamda, de grandes différences existent d’un lieu à un autre) :

  • une salle multimédia, un réseau interne, des ordinateurs sur chariot avec vidéo-projecteur (un par étage par exemple), des ordinateurs dédiés (arts plastiques, sciences physiques, sciences et vie de la terre, …)
  • Les salles « banalisées » ne sont souvent pas équipées.

Cette configuration pose un problème, à mon sens, quant à l’utilisation de l’ordinateur au quotidien :

  • la salle multimédia nécessite des compétences affirmées quant à sa « manipulation« . Trente élèves et quinze postes, ce n’est pas à la portée de tout le monde. La préparation et la gestion du cours sont complexes si le groupe classe est divisé en deux (15 élèves sur les machines, 15 en travail sur papier)
  • le réseau est (on le comprend) sécurisé ce qui souvent limite la souplesse de l’action de l’enseignant. J’entends par souplesse la possibilité de créer une arborescence provisoire pour un travail donné, utiliser un logiciel simplement pour tester une fonctionnalité, …
  • mais le plus gênant est l’impossibilité de travailler en ligne depuis un lieu extérieur à l’établissement : pour l’enseignant qui doit être sur place pour préparer, corriger, pour l’élève qui ne peut pas revenir depuis chez lui sur un travail particulier.

Ce que j’appelle espace de travail en ligne me semble essentiel au développement des usages. A partir d’une adresse Internet dont l’accès est sécurisé avec mot de passe :

  • toute personne de la communauté éducative peut accéder à son compte
  • ce lieu (plateforme distante) met à dispostion les outils utiles pour produire (traitement de texte, tableur, base de données, préao, dao, cfao, …) (en fonction du type d’établissement)
  • l’accès aux outils ressources développés par exemple par le Scéren est autorisé du fait de la connexion
  • un portfolio permet à l’élève de publier ses travaux, de demander la validation d’items du B2i, au professeur d’assurer un suivi, …
  • l’enseignant a accès à toutes ses classes, prépare ainsi son espace à son idée, accède de tout point relié à Internet pour travailler, notamment depuis son domicile.

On pourrait imaginer l’accès à cet espace au-travers d’une machine portable très simple, sorte de terminal « avec rien dedans » puisque c’est l’url de la plate-forme qui ouvre l’accès à l’espace personnel. Ces machines à connexion sans fil seraient ainsi légères, peu encombrantes et ne nécessiteraient qu’une maintenance très limitée.

Voilà pour l’aspect technique. Mais l’aspect pédagogique ! Là c’est certainement plus compliqué !

Attention au mythe de l’outil miraculeux ! (voir billet précédent)

« Sortez vos portables ! » phrase énoncée en début de cours aux trente élèves de la classe …

Je m’arrête là pour ce billet car le chapitre pédagogique est une autre paire de manches. En attendant que j’aille plus loin sur ce thème vous pouvez lire le billet « Introduire l’usage des Tice dans sa pratique d’enseignant » dans lequel je cite Geneviève Jacquinot :

« Chaque nouvelle technologie alimente une utopie : l’outil de référence est associé au rêve d’une certaine école ou d’une certaine société… comme toujours, les développements technologiques loin de remplacer l’enseignant (..) ne font qu’exiger de lui plus de maîtrise dans la connaissance des processus d’apprentissage et toujours plus d’imagination, … »
Jacquinot, G. (1985). L’école devant les écrans. Paris, ESF.

 

 

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