Conte pour un formateur occasionnel – Scène 28

L'Hermione_toutes_voiles_dehors_(20458559311)

Image en CC Paternité sur https://commons.wikimedia.org/wiki/File:L%27Hermione_toutes_voiles_dehors_(20458559311).jpg

 « Dérapé ! La grand-voile et le génois sont bordés pas à pas au winch. Le voilier quitte le mouillage bâbord amures, au près bon plein. Nous reprenons du hale-bas de bôme, choquons un peu de grand-voile et nous voilà faisant route au 180. Le vent est établi à force 3 ce qui nous donne facilement un 6 nœuds. Les écoutes sont lovées dans le cockpit, les pare-battages rangés. Nous lofons un peu pour faire route sur un amer qui va nous permettre de faire du homing. Nous pourrons alors abattre en grand, peut-être en empannant, si le vent et la mer le permettent. J’apprécie ce nouveau bateau sans bastaques, virements et empannages sont plus simples à manier. Il est ardent, le barreur est vigilant pour ne faire finir bout au vent… »

Je suis un passionné de voile. Ce paragraphe est parlant pour moi et me rappelle de nombreuses situations vécues en croisières à la voile et sur mon voilier actuel « Pen Guen ». Mais, vous n’êtes pas marin, vous avez d’autres passions. Ce paragraphe est certainement « du chinois » pour vous. Il y a un nombre important de mots que vous ne connaissez pas !

En va-t-il de même avec l’utilisation du numérique dans la pratique du formateur ? Je fais un test :

« Tu te connectes avec Firefox de préférence. Si tu es dans l’établissement de formation Untel, vérifie tes réglages car il y a un proxy et je ne suis pas sûr qu’il soit en DHCP. Leur plateforme est Moodle en version 3.1. Tu devrais avoir le statut « enseignant » dans le cours. C’est conseillé de déposer les fichiers en .ODT, .DOCX et .PDF.Si tu scénarises un peu plus avant, la plateforme accepte le format SCORM 1.2. Ce sera simple pour toi de déposer l’archive .ZIP. L’accès à tes parcours sera parfois lent car la bande passante n’est pas terrible. Les apprenants ont tous un login et un password (connexion SSL) fourni par l’ENT de la maison… »

Pour que le formateur entre dans une dynamique de l’utilisation du numérique, quelles sont les compétences de départ nécessaires ?

Doit-il être un utilisateur quotidien de son ordinateur ? Utiliser la messagerie, naviguer sur la Toile, gérer son compte en banque, acheter en ligne, communiquer en synchrone. Doit-il être compétent dans l’utilisation de logiciels, comme une suite bureautique par exemple ?

On peut parler de « Littératie numérique ». Pour fouiller cette notion complexe, je vous renvoie sur le site canadien « HabiloMédias » (Le centre canadien d’éducation aux médias et de littératie numérique) à l’adresse suivante :

Bien à Vous,

À suivre !

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Conte pour un formateur occasionnel – Scène 27

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Source en CC0 sur https://pixabay.com/fr/smartphone-prise-de-vue-mobile-570511

Les usages du smartphone se développent à la vitesse grand V. Il suffit de lire le baromètre du numérique pour voir cette évolution (révolution ?) : https://www.arcep.fr/uploads/tx_gspublication/barometre_du_numerique-2017-271117.pdf

Je m’aperçois que mon utilisation quotidienne de cet outil prend de plus en plus le dessus sur l’utilisation de mon ordinateur portable. Comme Vous, je consulte mes courriels, la météo car j’habite à 900 m d’altitude et la neige arrive, la presse, … Lorsque je vais dans mon sous-sol, la fonction lampe me rend bien des services. La boussole aussi parfois lors de mes randonnées, …

Bref, la liste est longue !

J’utilise comme formateur consultant plusieurs plateformes de formation. Elles sont programmées pour un affichage smartphone. Je peux ainsi consulter facilement les contenus des cours, écrire un message dans un forum, …

Malgré tous ces usages qui traversent toute la société, on voit poindre (à nouveau) l’interdiction de ce mini-ordinateur à l’école. Mais pourquoi ?

J’ai eu, comme professeur de collège, à intervenir une fois avec un jeune élève de quatrième qui écrivait un SMS en cachant son appareil sous sa table de classe. Je lui ai demandé de finir son message et de ranger son téléphone.

Interrogeons-nous quelques instants sur les utilisations pédagogiques de cet outil que pratiquement tous les élèves ont en main :

– Prendre des photos que l’on inclut dans une présentation faite devant le groupe classe ;

– Insérer des vidéos sur la façon d’utiliser en sécurité la perceuse de l’atelier ;

– Enregistrer des commentaires réflexifs en audio suite à une recherche faite sur Internet ;

– Visualiser le contenu du cours déposé sur l’espace numérique de travail depuis son domicile (ou ailleurs) et interagir dans un forum à thème ;

–  …

J’arrête là ce listing incomplet des possibles pour dire qu’il serait dommage de se passer d’un tel moyen de parfaire ses propres apprentissages.

Quelques consignes simples suffisent à gérer les usages :

– Mettre son appareil en mode vibreur ;

– Répondre à un message durant le temps de récréation ;

–  Apprendre à respecter, avec l’aide de ses professeurs, le droit à l’image ;

– …

Ce sont des apprentissages qui font partie des référentiels nationaux du B2i (Brevet Informatique et Internet école, collège, lycée) et aussi du C2i (Certificat Informatique et Internet) au niveau de la licence à l’université.

Ne faut-il pas vivre avec son temps ?

Bien à Vous,

À suivre !

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Conte pour un formateur occasionnel – Scène 26

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Source en CC0 : https://pixabay.com/fr/dactylographie-travail-690856/

Sous-titre : « Formation entièrement à distance, vue de l’esprit ? »

Bonjour à Vous,

Je souhaite vous faire part d’une réflexion à propos du montage d’une formation entièrement à distance concernant l’utilisation du traitement de texte.

Document à télécharger : traitement_texte_ce_meconnu.pdf (en Copyright)

Préambule

J’observe dans mes animations pédagogiques, en France et ailleurs, que la quasi-totalité des personnes utilise le traitement de texte comme une machine à écrire.

Presque personne n’utilise les automatismes propres à ce logiciel qui « traite de l’information ». Combien ai-je rencontré de jeunes doctorants ou docteurs qui ont tapé leur thèse « à la main » sans que, par exemple, la table des matières ne se génère automatiquement !

Au lieu que le mémoire ou la thèse soit un moment privilégié de la fin d’un cursus d’études, que la rédaction du rapport d’activité soit un moment d’expertise pour la (le) secrétaire dans une entreprise, cette époque se transforme parfois en véritable calvaire.

Principe de la modalité ouverte et à distance

Le stage en salle (15 personnes, 15 ordinateurs, un formateur volontaire mais un peu dépassé par les demandes d’aide) ne semble pas répondre aux besoins. Je pense qu’il faut individualiser, travailler sur les documents de la personne en l’accompagnant au plus près.

Le tout distance est ainsi la modalité qui semble la plus pertinente :

– Ouverture permanente au dispositif ;

– Choix d’un quota d’heures d’accompagnement modulable en fonction des besoins ;

– Individualisation du parcours, travail sur les documents gérés par la personne au quotidien ;

– Pas de déplacement ni d’hébergement ;

– Clientèle non limitée à un territoire géographique réduit. (Public francophone ou non)

On peut imaginer écrire le parcours en anglais (ou autres langues) pour augmenter le nombre possible de personnes intéressées.

Réflexion sur le rôle du formateur accompagnateur

– Il met à disposition des contenus qu’il a conçus et qui sont les éléments théoriques fondamentaux ;

Ces ressources restent sa propriété ou sont cédées à l’organisme de formation qui les place sur sa plateforme.

– Il accompagne chaque apprenant (avec ses outils de communication et/ou ceux de l’organisme de formation) sur une durée déterminée et sur la base d’un quota d’heures acheté à l’organisme de formation.

L’organisme finance uniquement l’accompagnement du formateur, s’occupe de la gestion des inscriptions et des aspects financiers.

Exemple de formation possible

J’ai produit un parcours sur Word que je vous place en lien dans lequel la vidéo prend une grande place pour aider l’apprenant à comprendre les notions essentielles.

Ce parcours est sous CopyRight.

Remarque : je suis en train de finaliser un parcours du même type « Document long et complexe avec Word » et un autre d’initiation à Excel.

Je reste à votre disposition pour évoquer la mise en place éventuelle par vos services, votre centre de formation, votre université, votre école, …, d’un parcours de ce type.

Bien à Vous,

À suivre !

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Conte pour un formateur occasionnel – Scène 25

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Image en CC0 sur https://pixabay.com/fr/travail-travailleurs-les-hommes-384745/

En lisant des ouvrages, en surfant sur la toile, en rencontrant des formateurs et des responsables d’organismes de formation, je relève que la modalité hybride en formation a le vent en poupe.

Introduire ainsi du distant nécessite un peu de réflexion, une bonne dose de travail, bref un peu de formation !

Mais comment former un grand nombre de formateurs à cette modalité ? Difficile de monter des stages présentiels par groupes de 12 personnes, combien de temps cela va prendre ? Quels coûts induits ?

Et puis former les personnes à l’hybridité, ne faut-il pas le faire en hybride ? Ou en tout distance si les personnes sont très éloignées ou empêchées.

Je réfléchis ainsi à un dispositif de formation à l’hybridité qui soit souple, ouvert en permanence, dans lequel on puisse s’inscrire en choisissant un nombre d’heures de participation, un « pack » accompagnement de 5 heures ou dix heures (ou plus si affinité), une possibilité d’intégrer une communauté d’apprentissage de formateurs venant de divers horizons, …

J’ai fait une simulation en écrivant un parcours document de travail que vous trouverez à cette adresse : http://jacques-cartier.fr/parcours_hybride/ .

Si cette idée vous intéresse, n’hésitez pas à me contacter pour échanger et/ou mettre en pratique ce projet.

À suivre !

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Conte pour un formateur occasionnel – Scène 24

mots

Paternité Certains droits réservés par mathias_poujol_rost

Mon formateur préféré (Jacques Cartier) nous a fait un exposé débat / dialogue sur la notion d’identité numérique.

J’avoue, qu’auparavant, je ne m’étais pas trop posé la question de mon identité numérique. J’avais des inquiétudes diffuses sur les traces que je laissais sur la Toile comme tout le monde. J’y pensais un moment et puis j’oubliais…

« J’y pense et puis j’oublie, c’est la vie, c’est la vie » : je pense à la chanson de Jacques Dutronc « Et moi , et moi et moi » de 1966 : https://www.youtube.com/watch?v=FIzLbXz5Au4

Cet exposé est venu me requestionner sur le fond des choses. Notre formateur nous a laissé son diaporama sous forme de vidéo sur YouTube à cette adresse : https://youtu.be/mMKS0X0YNZM.

J’aime bien cette idée d’identités multiples en fonction de ce que je pratique sur la Toile.  A des moments je suis vraiment moi-même ; à d’autres j’apparais sous la forme d’un avatar ou d’un pseudo.

Et puis cette notion d’extimité. Intéressant comme concept par rapport à l’intimité. Il faudrait peut-être former nos adolescents à cette notion. Ils sont en première ligne lorsqu’ils créent leur Facebook et commencent à publier des posts.

Savent-ils qu’ils sont des journalistes à part entière sur leur blogue ? Et qu’ils sont responsables des commentaires publiés par les internautes ?

Mais, le mieux, c’est d’écouter le Jacques ! Je vois qu’il utilise de plus en plus sa chaîne YouTube !

Motivé notre Jacques !

À suivre !

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Conte pour un formateur occasionnel – Scène 23

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Source : image en CC0 sur https://pixabay.com/fr/labyrinthe-probl%C3%A8me-perplexit%C3%A9-257509/

« Si j’avais su, j’aurais pas venu ! » (1)

Vous avez en mémoire cette phrase du petit Gibus, héros de « La guerre des boutons » de Louis Pergaud publié en 1912.

Figurez-vous que j’ai animé une formation et que « si j’avais su, j’aurais pas venu ! » !

Je m’explique, rassurez-vous !

Il s’agissait de présenter à un groupe de formateurs le fait que la formation continue dans leur institution allait prochainement passer en hybride, mélange de présence et de distance.

Des réactions plus ou moins vives ont commencé à fuser :

–         « La formation, c’est en présence » ;

–         « On doit être avec les personnes dans une salle » ;

–         « Notre mission, c’est un contact direct (physique) avec les collègues » ;

–         « Tu nous la joues à Bisounours » ;

–         …

Bon, il a fallu argumenter patiemment pour que le public réticent daigne ne serait-ce que se poser des questions.

Au fil de la formation de deux jours, les difficultés ont persisté :

–         À propos du droit d’auteur : « Ils n’ont qu’à pas mettre des images sur Internet s’ils ne veulent ne pas qu’on les utilise » ;

–         Et Toi, on te voit partout sur Internet !

–         …

Bref, vous imaginez comme j’ai été sur le grill pendant quarante-huit heures !

Mais bon, ce stage s’est déroulé il y a déjà environ sept ans. Depuis, les réactions ne sont plus les mêmes.

Les personnes, aujourd’hui, évoquent le fait que « il faut vivre avec son temps », « c’est dans l’ordre des choses », « il faut faire avec », …

Le numérique a tellement envahi les sphères professionnelle et privée que personne ne rechigne maintenant à utiliser le numérique en formations initiale et continue.

J’ai encore remarqué cette semaine en animant un stage que rares sont les personnes en blocage total avec l’utilisation des technologies numériques.

J’ai noté même souvent une grande dextérité à chercher, fouiner, tester, trouver d’autres portes d’entrées. Comme si la Toile conférait à chacune et chacun une sorte de philosophie du labyrinthe.

Comme si, naufragés d’un navire à voile du dix-huitième siècle, ces marins du web étaient capables de construire un radeau, de se situer avec les étoiles, d’organiser la vie à bord de ce navire de fortune.

Et si la Toile « boostait » l’intelligence !

(1)   Mon correcteur d’orthographe / grammaire voit rouge.

À suivre !

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Conte pour un formateur occasionnel – Scène 22

Copie d’écran du diaporama

Notre formateur préféré (!) vient d’animer un webinaire sur le thème du tutorat à distance pour « Les rendez-vous du Carif Espace Compétences« .

>> Carif : Centre de ressources régional sur l’orientation, la formation et l’emploi en Provence-Alpes-Côte d’Azur.

2017-10-04 06_57_09-Espace Compétences

http://www.espace-competences.org/

L’enregistrement est à cette adresse : https://tinyurl.com/ya5uh8va

Bon visionnement !

À suivre !

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Conte pour un formateur occasionnel – Scène 21

J’avoue que je me tourne le ciboulot pour construire les situations pédagogiques qui se feront à distance. Que vont faire les personnes en ligne sur la plateforme de formation ? Il faut que je scénarise les activités qui se dérouleront en asynchrone par exemple sur un forum.

En fait, je me prends au jeu d’imaginer tout cela. C’est comme faire un puzzle qui combine présence / distance pour arriver à finaliser les apprentissages.

Il y a un côté challenge comme lors d’un triathlon ! Je ne suis pas un fortiche en natation, mais j’arrive quand même à surnager. En course à pied je ne suis pas mauvais : j’ai de l’endurance. Il m’en faudra pour amener mes apprenants au bout du chemin. Pour le vélo, ma fois je suis un peu bricoleur pour maintenir ma bicyclette en état, je ferai de même avec les outils de la plateforme mis à ma disposition. Et puis je filerai un coup de main à mes stagiaires pour les dépanner dans la manipulation de leurs ordinateurs et des outils de communication utilisés.

Source en CC0 : https://pixabay.com/fr/amis-trust-amiti%C3%A9-ensemble-1015312/

Oui, il va falloir que je communique durant ces périodes à distance. Téléphone, forum, classe virtuelle, … Je vais ainsi jouer le rôle de tuteur. J’ai travaillé la question en lisant des billets sur le blog de T@d initié par Jacques Rodet.

J’y pense, notre formateur (Jacques) a aussi travaillé la question et m’a donné un lien vers un diaporama sonorisé qu’il a réalisé : http://jacques-cartier.fr/role_tuteur/ . Il le met à disposition en licence Creative Commons.

Je n’ai pas l’impression que mon organisme de formation considère le tutorat comme une « vraie » activité de formation. Les premiers échanges me laissent à penser que ce temps de travail n’est pas vraiment pris en considération et pas spécialement rémunéré !

Il va falloir que je défende mon « bifteck » en m’appuyant par exemple sur les textes du  Décret n° 2014-935 du 20 août 2014 relatif aux formations ouvertes ou à distance : https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000029387809&categorieLien=id

À suivre !

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Conte pour un formateur occasionnel – Scène 20

 

En fait, je suis un saltimbanque !

Définition du mot sur Wikipédia :

« Un saltimbanque est un artiste du spectacle de rue ( spectacle vivant). Il fait toutes sortes de tours et joue de l’étonnement pour amuser le public dans les foires. Les troupes d’artistes se produisaient de ville en ville sous l’Ancien Régime. Les prestations étaient diverses, du montreur d’ours aux dramaturges itinérants qui allaient donner à la littérature française ses lettres de noblesse. »

https://fr.wikipedia.org/wiki/Saltimbanque

J’ai le sentiment de jouer ce rôle dans mon quotidien de formateur occasionnel. Je fais des tours pour captiver mes apprenants, le pitre pour donner du piment à une situation pédagogique. Le clown, un peu, faut pas trop exagérer…

Je suis nomade et vais de ville en ville pour animer mes formations. Je fais un peu de spectacle de rue en faisant participer mon public, pour qu’il s’investisse dans sa propre formation. Je ne forme pas les gens, ce sont eux qui se forment.

Oui, je ne parle pas en alexandrins comme un comédien de la tragédie classique, mais je soigne mon langage en l’adaptant à mon public. Imaginez que je présente les contenus de la formation en alexandrins et que personne ne le remarque. Je pense à Gérard Depardieu dans le film « Cyrano de Bergerac » de Jean-Paul Rappeneau !

Je fais du spectacle vivant car je joue sur des registres d’expression artistiques comme le théâtre, les arts du cirque, les arts de la rue, les arts de la marionnette, …

Je vous donne un exemple : lorsque j’ai le sentiment que l’attention de mon groupe chute, je chante la chanson « Ainsi font, font, font » en bougeant mes mains au-dessus de ma tête comme si je tenais des marionnettes. Je vous assure que vous ramenez le public à sa tâche !

Certes, cela ne plaît pas à tout le monde. Une personne est restée une fois dans la salle pour s’adresser à moi en privé. Elle m’a dit avoir été choquée par ma prestation du « Ainsi font, font, font ». Je me suis dit alors que la liberté pédagogique du formateur est ténue. Peut-être du fait que des personnes ont une représentation très normée de son rôle : la personne qui sait, qui va m’enseigner.

J’ai envie d’assumer ce rôle d’artiste que le formateur peut endosser. Ne pas se prendre trop au sérieux tout en étant très vigilant pour que les apprentissages se fassent. Un peu « fou du roi », mais pas si fou car le fou du roi est souvent son conseiller.

Et la danse ? Je vous sens tendus tout d’un coup. Le voilà qui va danser au milieu de la salle de formation. Bon d’accord, peut-être pas jusque-là. Quoique, j’ai le sentiment parfois quand je présente une notion avec un diaporama de faire des pas de deux avec une cavalière imaginaire pour capter l’attention de mon auditoire. Notre formateur (Jacques) nous a dit qu’il se baladait dans l’amphithéâtre de son université avec un micro-cravate. Je le vois bien faire des sauts de cabri dans les allées de la salle devant ses étudiants un peu surpris !

C’est vrai qu’il est un peu cabotin le Jacques ! Ça me plaît bien !

À suivre !

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Conte pour un formateur occasionnel – Scène 19

J’anime ce jour une formation dont le thème est « Le numérique et la communication dans mon activité professionnelle ».

Dix personnes participent à ce stage. Une petite enquête avec des réponses à main levée donne les informations suivantes :

Tout le monde,

– dispose d’un téléphone portable de type smartphone ;

– utilise un appareil photo numérique (et celui du téléphone) ;

– possède au moins un ordinateur à la maison (plus une tablette) ;

– est connecté à Internet ;

– huit personnes sur dix ont un compte Facebook.

La moyenne d’âge du groupe est d’environ 35 ans. Ceci explique peut-être cela.

Lorsque j’évoque le courriel, personne ne connaît l’existence de la nétiquette. Néanmoins tout le monde semble avoir une bonne pratique de ce moyen de communication et évite de l’utiliser pour un usage personnel (messagerie professionnelle).

Chacune et chacun semble manier son réseau social avec dextérité, au niveau procédural mais aussi en préservant son identité.

Nous abordons alors la notion d’identité numérique.

La notion de pseudo (d’avatar) semble méconnue. Pourquoi donner toujours sa « vraie » identité. Nous avons des identités numériques !

La notion de nom de domaine est peu connue. Les personnes présentes sont salariées et cette identité numérique majeure n’est pas dans leur préoccupation. Néanmoins une participante souhaite créer sa micro-entreprise à moyen terme et perçoit vite l’importance de se doter d’une telle identité.

Certains stagiaires animent des ateliers informatiques sur le lieu de travail. Ils se posent la question d’un lieu d’écriture pour leurs usagers. Sur un réseau social, sur un blogue ? J’explique par un exemple sur mon blogue que je suis un journaliste à part entière avec ses droits et ses devoirs et que je suis responsable des commentaires.

Je prends l’exemple d’un billet que j’ai écrit en 2005 : http://carter.blogg.org/un-camp-dans-la-montagne-a115624482. Je fais réfléchir le groupe sur cet article sensible et sur le fait que je valide moi-même les commentaires.

J’invite ces animateurs (futurs ?) à peaufiner leur projet d’écriture :

– écrire des billets sur leur propre blogue pour se familiariser avec l’outil et l’écriture en ligne ;

– obtenir l’aval de leur hiérarchie et se placer dans une dynamique de projet avec les personnes dont elles ont la responsabilité dans leur atelier ;

– être au fait du droit à l’image et du droit d’auteur pour ne pas se trouver en porte à faux et mettre ainsi en cause leur employeur.

En fait, pratiquement tous les présents travaillent en réseau sur leur lieu de travail. L’activité quotidienne passe par le numérique. Tout est écrit… et les écrits restent.

Il semble ainsi important que chacun cultive son identité numérique professionnelle mais aussi publique et citoyenne.

À suivre !

Jacques Cartier – www.jacques-cartier.frwww.espace-formation.eu